Stress médical : la technique “Jacobson” est à adopter chez le médecin ou à l’hôpital
Pour près d'un quart des patients diagnostiqués hypertendus, le simple fait d'entrer dans un cabinet médical déclenche un pic de stress ! Ce phénomène, loin d'être anodin, se traduit par une hausse de la pression artérielle et une accélération du rythme cardiaque causées par l'environnement médical. Le diagnostic est généralement posé lorsque la tension mesurée en cabinet dépasse de plus de 10 mmHg celle relevée à domicile. Le coupable ? Notre système nerveux orthosympathique qui, en réponse au stress, s’affole et inonde l'organisme d'hormones et contracte les vaisseaux sanguins. Les hypertendus ne sont pas les seuls, bien évidemment, à souffrir de ce syndrome de la blouse blanche, l’inquiétude ressentie quand notre santé est en jeu peut durablement impacter notre organisme et notre santé à la fois physique et mentale. Une personne sur cinq serait touchée.
Stress médical : le rpole du système parasympathique
Pour contrer cette réaction en chaîne, l'objectif est d'activer le frein naturel de l'organisme. Comprendre le rôle du système nerveux parasympathique dans l'apaisement du corps permet de saisir comment nous pouvons reprendre le contrôle. La bonne nouvelle ? Des exercices simples, pratiqués même sur une courte durée de cinq minutes, entraînent des modifications biologiques concrètes, telles que la baisse du taux de cortisol et de la tension. Il ne s'agit pas de magie, mais de savoir comment neutraliser le pic de tension lié à la blouse blanche par une modulation nerveuse volontaire.
La cohérence cardiaque : comment synchroniser pour apaiser ?
La première méthode, d'une efficacité redoutable, repose sur la règle du 5-5-5. En respirant à un rythme précis de six cycles par minute, vous synchronisez vos rythmes cardiaque et respiratoire. L'impact de la cohérence cardiaque sur la variabilité de la fréquence cardiaque est immédiat, favorisant une régulation rapide de la pression artérielle. Une pratique régulière de dix minutes par jour peut réduire significativement la pression systolique.
Pour l'appliquer discrètement sur votre chaise dans la salle d’attente, asseyez-vous le dos droit, pieds au sol. Inspirez lentement par le nez pendant cinq secondes en gonflant le ventre, puis expirez par la bouche comme dans une paille sur la même durée. Répétez ce cycle trente fois. Fait intéressant : cette pratique stimulerait également la production de DHEA, surnommée hormone de jouvence, tout en réduisant le cortisol.
L'ancrage immédiat, une technique très efficace pour faire redescendre la tension
Si la cohérence cardiaque demande un comptage précis, la respiration abdominale offre un recentrage profond. Contrairement à la respiration thoracique, courte et liée au stress, l'inspiration par le diaphragme envoie un signal de calme au cerveau. Parmi les stratégies de relaxation validées pour faire baisser la pression artérielle, celle-ci est la plus simple à mettre en œuvre en salle d'attente. Placez simplement une main sur votre abdomen, inspirez en poussant le ventre vers l'avant sans bouger le thorax, puis expirez totalement. Une dizaine de cycles suffisent pour moduler la réponse nerveuse.
Enfin, la tension psychologique se traduisant toujours par une crispation physique, la méthode de Jacobson en version « flash » est idéale. Elle consiste à contracter puis relâcher brusquement certains groupes musculaires. La pratique discrète de la relaxation musculaire progressive sur sa chaise cible les zones de stress comme les mains ou la mâchoire. Serrez fortement les poings pendant cinq secondes, puis relâchez totalement en vous concentrant sur la sensation de détente qui envahit vos bras. Répétez l'opération avec les épaules ou le visage juste avant votre tour.
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