Sclérose en plaques (SEP) : cette actrice annonce ne peut plus pouvoir quitter son lit

Publié par Céline Willefrand
le 26/02/2026
Christina Applegate
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Crédit photo : Goodman Saul/ABACA
Dans un témoignage bouleversant, Christina Applegate révèle être désormais obligée de rester au lit une grande partie de la journée, à cause de la sclérose en plaques.

Celle qui fut révélée par la sitcom “Mariés, deux enfants” et que l’on a vu ensuite dans de très nombreuses productions aussi bien sur petit que sur grand écran (Mars Attacks, Les Visiteurs, Bad Moms…) vient de livrer une triste mise à jour de son état de santé. Dans une interview exclusive au magazine People diffusée ce 26 février 2026, Christina Applegate, actrice et productrice américaine aujourd’hui âgée de 54 ans, a avoué être de plus en plus handicapée par la sclérose en plaques (SEP), maladie qui lui a été diagnostiquée en 2021. 

Ces symptômes réduisent drastiquement le périmètre de marche et peuvent contraindre au fauteuil ou au lit. Ce qui n’est pas sans conséquences.

Je vois ma fille (Sadie, âgée de 15 ans, ndlr) me regarder quand je suis au lit et que je ne peux pas vraiment bouger. Maman ne peut plus faire tout ce qu’elle faisait avant, et je le vois dans ses yeux”, regrette-t-elle dans l’interview avant d’ajouter : “Ma vie n’est pas un conte de fées. La vie des gens est parfois vraiment pourrie. Alors j’essaie d’être aussi honnête et authentique que possible.” 

Cette prise de parole met en lumière la réalité complexe de la SEP, une pathologie imprévisible qui peut lourdement impacter l'autonomie de celles et ceux qui en souffrent. Dans ses mémoires You With the Sad Eyes dont la sortie est prévue en mars, Christina Applegate aborde cette vie “sans artifices” pour sensibiliser le public à la rudesse du handicap invisible.

SEP : une évolution difficile à prévoir

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque la gaine de myéline, la structure qui protège les nerfs, interrompant ainsi les signaux entre le cerveau et les membres. Si 85 % des patients débutent par une forme rémittente (avec des poussées suivies de rémissions), une aggravation continue du handicap peut s'installer après plusieurs années, menant à une forme progressive.

Selon l'Inserm, la maladie touche environ 120 000 personnes en France. L'immobilité résulte souvent d'une combinaison de facteurs moteurs : la spasticité musculaire (raideur), les troubles de l'équilibre et une faiblesse accrue des membres inférieurs. Ces symptômes réduisent drastiquement le périmètre de marche et peuvent contraindre au fauteuil ou au lit. Ce qui n’est pas sans conséquences.

Le confinement au lit entraîne une atrophie musculaire et une faiblesse fonctionnelle dès les premiers jours d'immobilité complète. Le système osseux est aussi impacté par une déminéralisation progressive, fragilisant le squelette. À cela s'ajoute la « fatigue primaire », un symptôme spécifique à la SEP ressenti par 75 à 95 % des malades. Cette fatigue pathologique diffère de la lassitude ordinaire et rend l'effort de se lever parfois physiquement insurmontable. A cela s'ajoute un isolement social qui augmente le risque de dépression. Enfin, la prise en charge médicale repose sur des antalgiques neurologiques pour gérer la douleur et des traitements de fond visant à ralentir la progression des lésions nerveuses.

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