Cœur : la carence en fer augmente les risques de maladies cardiaques

Le fer est un élément vital pour notre organisme. Il participe en autres au transport de l'oxygène et à la formation des globules rouges. Pour rester en bonne santé, l'ANSES recommande aux hommes, aux femmes ménopausées ou ayant des menstruelles normales d’absorber 11mg de fer par jour. Les femmes qui ont des pertes menstruelles importantes, doivent veiller à avoir 16 mg de fer par jour.

Une carence en fer peut entraîner des maux de tête, de la léthargie, de l’insomnie, une fatigue chronique ou encore une perte des cheveux et des ongles cassants. L’organisme ne peut synthétiser le fer et doit donc le puiser dans l’alimentation. Découvrez la liste des aliments permettant d’avoir un apport nécessaire dans notre diaporama.

La carence en fer à l’âge mûr augmente les risques de maladie cardiaque

Une récente étude publiée dans la revue ESC Heart Failure, environ 10% des nouveaux cas de maladies coronariennes survenant à la cinquantaine pourraient être évités en prévenant les carences en fer.

L’équipe scientifique est parvenue à cette conclusion après avoir étudié les dossiers de 12 164 personnes issues de trois cohortes européennes. L'âge médian était de 59 ans et 55 % étaient des femmes. Ils ont étudié les taux de fer des participants ainsi que les maladies qu’ils rencontraient pendant cette période.

La carence fonctionnelle en fer (prise en compte du fer stocké) était associée à un risque accru de 24 % de maladie coronarienne en comparaison aux personnes ayant un taux convenable. Le trouble augmente également les risques de mortalité cardiovasculaire de 26% et de décès toutes causes confondues de 12%. 

L’article précise “la carence en fer absolue (sans prendre en compte le fer stock) était associée à un risque accru de 20 % de maladie coronarienne par rapport à l'absence de carence en fer absolue, mais n'était pas liée à la mortalité. Il n'y avait pas d'association entre le statut en fer et les accidents vasculaires cérébraux”.

Manque de fer : 12% des décès cardiovasculaires évitables

Les chercheurs ont également évalué par la suite la proportion d'événements en 10 ans qui auraient été évités si les patients n’avaient pas manqué de fer.  "Si la carence en fer avait été absente au départ, environ 5% des décès, 12% des décès cardiovasculaires et 11% des nouveaux diagnostics de maladie coronarienne ne se seraient pas produits lors de la décennie suivante", a déclaré le Dr Benedikt Schrage, de l’University Heart and Vasculature Centre Hamburg (Allemagne) et  auteur principal de l’étude.

"L'étude a montré que la carence en fer était très répandue chez les cinquantenaires, près des deux tiers ayant une carence en fer fonctionnelle", a précisé l’expert. "Ces personnes étaient plus susceptibles de développer une maladie cardiaque et étaient également plus susceptibles de mourir durant les 13 prochaines années."

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Sources

https://medicalxpress.com/news/2021-10-iron-deficiency-middle-age-linked.html

https://www.anses.fr/fr/content/le-fer

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