“Nous avons connu une première bataille pour obtenir le bon diagnostic pour Eydo. Les premiers signes "anormaux" dans son comportement ont été rapportés, notamment, par l’équipe éducative de la crèche. Il s’allongeait sur ses camarades, il avait un retard de langage et ne répondait pas toujours à son prénom.

A l’âge de trois ans, les médecins spécialistes nous ont parlé de déficience intellectuelle. Il a fallu encaisser la nouvelle. Etant novice dans le domaine de la santé mentale, nous avons tout de même souhaité avoir plusieurs avis. C’est finalement à l’âge de 6 ans que le bon diagnostic a été posé : TSA (Troubles du Spectre de l’Autisme).”

Diagnostic de l’autisme : essentiel pour une prise en charge globale

“Dès le diagnostic de la déficience intellectuelle, nous avons mis en place des séances chez le psychomotricien et l’orthophoniste. Nous avons poursuivi nos recherches et deux diagnostics (en trois ans) plus tard, nous avions enfin une réponse plus claire sur les différents troubles de notre fils. Il faut dire aussi qu’en quelques années, certains signes sont devenus plus manifestes. C’est toute la difficulté de l’autisme, on parle de spectre, si vous êtes dans la limite, le diagnostic est plus compliqué.

Dès que le mot autisme est posé, certaines portes s’ouvrent plus facilement, notamment pour obtenir une AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) publique ou privée à l’école. Eydo a pu en bénéficier dès l’école maternelle, puis, par la suite à l’école primaire où il a été accueilli dans une classe ULIS (Unités Localisées d’Inclusion Scolaires pour les élèves en situation de handicap).”

Autisme : une forte envie de sensibiliser le grand public

"Évidemment quand on a un enfant autiste, en tant que parents nous sommes obligés d’avoir plusieurs casquettes, notamment celle de militant. On prône une école plus inclusive ! D’ailleurs, dans l'établissement de mon fils qui possède une classe ULIS, certains élèves n’ont même pas connaissance de cette classe à dispositif spécifique. Ce dispositif n’est pas présenté à la rentrée scolaire ni aux enfants ni aux parents. C’est le regard de l'adulte qui doit être éduqué via des actions de communication et de sensibilisation. Il faut s’informer, accepter avec bienveillance la différence de l’autre, car l’autisme qui touche 700 000 personnes en France est déjà un sujet de société. C’est pour cette raison que nous avons accepté de participer à l’exposition ‘100 portraits pour changer le regard sur l’autisme’.”

Le 2 avril 2022 a lieu la journée mondiale de l’autisme. A cette occasion, du 2 au 22 avril 2022, plus de 100 portraits de personnes touchées par l’autisme – enfants et adultes autistes, parents, encadrants, fratries – seront exposés aux yeux des Franciliens à travers 3 lieux d’exposition : la Canopée des Halles, France Télévisions et la ville de Versailles.

L’exposition gratuite organisée en partenariat avec le projet Inside Out Project créé par l’artiste JR a pour but de sensibiliser le grand public à ce qu’est véritablement l’autisme au quotidien.

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Sources

Pour en savoir plus sur les associations à l’initiative de l'exposition :

https://www.unpasverslavie.fr/

https://m.facebook.com/Association-Jo-Team-Un-Pas-vers-les-R%C3%AAves-106725971024223/

https://www.unpasenavant93.com/

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