“Andréa est né prématurément, on a donc mis initialement son retard sur le compte de la prématurité. Vers l’âge de 2 ans, il faisait beaucoup de colère, il ne parlait pas comme les autres, il mangeait différemment et il avait une grosse tête. D’ailleurs, nous avions peur qu’il ait une tumeur à cette époque. Le pédiatre s’est voulu rassurant en nous disant qu’il prenait simplement son temps. À côté de cela, il était futé, très curieux et aimait résoudre des casse-têtes. Il savait très bien se faire comprendre. Mon mari me rassurait en me disant ‘tu verras, notre fils est un génie'. Nous avons finalement souhaité avoir un second avis car je voulais être rassurée même si je pensais qu’en allant à l’école, Andréa irait mieux... Finalement, le pédiatre a assisté à une colère et a donné l’alerte pour réaliser un bilan. Ça été la douche froide quand il nous a recommandé d’aller consulter un neuropédiatre. C’est toujours triste quand on apprend que son enfant ne va pas bien.”

Diagnostic de l’autisme : un moment souvent compliqué

“Le diagnostic a été posé dans un Centre Ressources Autisme. Honnêtement, je l’ai très mal vécu. A ce moment-là, on s’est effondrés en entendant « autisme » et « handicap ». Les médecins étaient incapables de savoir si notre fils aurait un déficit intellectuel car il était trop jeune pour statuer. C’est dur à entendre. Tous les spécialistes nous disaient qu’Andréa avait un problème et qu’il ‘cochait toutes les cases’ de l’autisme. C’était très brutal…”

Prise en charge de l’autisme : un emploi du temps impressionnant

“Quand on nous a expliqué comment allait se dérouler la prise en charge, j’ai ressenti une forme de soulagement car on avait enfin une marche à suivre. Nous allions voir les bons spécialistes au bon moment. L’emploi du temps d’Andréa était impressionnant : six rendez-vous par semaine où chaque professionnel prêche pour sa paroisse… Nous avions parfois des avis contradictoires et des décisions importantes à prendre rapidement car ne pas perdre de temps est précieux pour la progression. Malheureusement, tous les enfants n'ont pas de place dans des centres spécialisés. Nous nous sommes beaucoup appuyés sur les éducateurs afin de mettre en place leurs conseils à la maison, puis par la suite à l’école.”

Accepter le handicap de son enfant : une grande étape

“Aujourd’hui, je peux dire que j’ai accepté l’autisme d’Andréa mais cela été long. Je ne suis plus triste, je sais gérer ses comportements. Avec mon mari, nous sommes très fiers de lui car il a réussi à sortir de sa coquille. Cette épreuve nous a permis de nous rendre compte que nous serons toujours capables de trouver des solutions pour lui et pour l’équilibre de notre famille car l’essentiel c’est que tout le monde soit heureux.”

Sources

Livre "Maman, je t’aime grand ! Chroniques d’un enfant autiste" aux éditions Panthéon

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