Le Covid long se caractérise par le prolongement de certains symptômes évocateurs de l’infection, comme une fatigue chronique, un essoufflement ou encore des troubles neurologiques. Alors qu’une récente étude a mis au jour que le risque de subir les effets d’un Covid long était 30 à 50 % plus élevé chez les personnes présentant un trouble psychologique avant l’infection, il semblerait que d’autres facteurs soient tout aussi déterminants.

Des symptômes persistants après 12 semaines

Alors que certaines personnes parviennent à passer entre les mailles du filet de l’infection, d’autres comptabilisent plusieurs résultats positifs au Covid-19. Parmi ces derniers, un certain nombre continue de subir les désagréments liés aux symptômes, de nombreuses semaines après le diagnostic. Si le nombre de décès liés à l’épidémie de coronavirus a considérablement baissé grâce aux traitements par vaccin, le Covid-19 n’en reste pas moins préoccupant.

Alors que le taux d’incidence n’en finit plus de varier au fil des vagues épidémiques, bon nombre d’études continuent de se pencher sur le sujet afin d’en comprendre toute la teneur. D’ailleurs, l’une des grandes préoccupations des spécialistes concerne les conséquences de l’infection, et particulièrement le Covid long. Est considéré comme étant un Covid long, un syndrome post-infection dont les symptômes persistent au-delà de douze semaines après le diagnostic.

L’anxiété et la douleur parmi les symptômes les plus courants

Des chercheurs de l’Université de l’East Anglia, au Royaume-Uni, se sont justement intéressés aux facteurs prédicteurs du Covid long. Les travaux ont été menés en Angleterre, auprès de 1 487 participants qui avaient été testés positifs au Covid-19 au moins douze semaines avant le début de l’étude. Parmi les personnes interrogées, 52 % ont affirmé éprouver au moins un des symptômes du Covid long. Les maux les plus fréquemment recensés ont été l’anxiété, pour 32 % d’entre eux, la douleur ou bien un sentiment d’inconfort général pour 28 %, la fatigue pour 25 % des participants, l’insomnie pour 22 % et les troubles cognitifs divers pour 20 % des sondés.

Mais les chercheurs de l’Université britannique ne se sont pas arrêtés ici : ils se sont particulièrement intéressés à l’association entre le Covid long et les personnes qui en ont signalé les désagréments, en comparaison avec ceux qui ne l’ont pas subi. Après examen attentif des différents dossiers médicaux, les experts sont parvenus à déterminer que des facteurs comme un indice de masse corporelle(IMC), le sexe des participants, leurs problèmes de santé antérieurs et leur consommation de médicaments pouvaient exercer une véritable influence sur leur risque de développer le Covid long.

Covid long : l’IMC et le sexe seraient déterminants

Finalement, l’étude a révélé que les femmes dont l’indice de masse corporelle (IMC) élevé présentaient un risque accru de subir les symptômes d’un Covid long, en comparaison avec des participants masculins et féminins à l’IMC normal ou faible.

"Il a été constaté que le sexe féminin et un IMC élevé sont associés à une probabilité plus élevée de développer un syndrome post-COVID-19. Ces deux facteurs ont une valeur prédictive significative dans l'utilisation d'autres services de santé chez les personnes diagnostiquées avec le syndrome post-COVID-19", ont conclu les auteurs de l’étude.

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Sources

https://journals.plos.org/globalpublichealth/article?id=10.1371/journal.pgph.0001188

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