COVID-19 : voici le profil des Francais hospitalises pour forme grave

Alors que la plupart des restrictions sanitaires ont été levées le 14 mars 2022, l’épidémie de la covid-19 n’est pas totalement étouffée. Dans son point épidémiologique du 17 mars, Santé Publique France prévient : "au niveau national, le taux d’incidence a augmenté en semaine 10 (du 7 au 13 mars 2022, ndlr) après six semaines consécutives de baisse, s’élevant à 686 cas pour 100 000 habitants (+25%), soit plus de 65 000 nouveaux cas en moyenne par jour. Cette augmentation était observée dans toutes les classes d’âge".

Le rebond de la covid-19, porté entre autres par la propagation rapide du sous-lignage d’Omicron BA.2, est observé sur l’ensemble de l’Hexagone. "Le taux d’incidence a augmenté dans toutes les régions, allant de +4% en Occitanie à +40% dans les Hauts-de-France. Il était le plus élevé en Bretagne (1 002,+27%) et dans le Grand Est (998, +31%). Le taux de dépistage était également en augmentation sur l’ensemble du territoire et était le plus élevé dans le Grand Est (3 657,+15%), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (3 428,+5%) et en Corse (3 326,+5%)", précise le rapport. 

Hospitalisation pour COVID : l’âge n’est pas le seul facteur de risque 

Santé Publique France remarque une stabilisation des nouvelles hospitalisations entre les 7 et 13 mars 2022. Si la tendance est aussi à la baisse pour les admissions en soins critiques, on en sait désormais plus sur les patients atteints d'une forme sévère de la covid-19 qui ont nécessité une prise en charge par des professionnels de santé. 

En effet, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ont établi les profils des malades hospitalisés pour la covid-19 ces dernières années. Ils ont pour cela étudié les dossiers des patients soignés pendant les quatre premières vagues de l’épidémie, soit entre mars 2020 et novembre 2021. Cela représente 382 000 personnes. Leurs travaux confirment que si l’âge est un facteur de risque important de développer une forme grave de la maladie, il n’est pas le seul.

Medisite détaille en images les profils des Français hospitalisés pour une forme sévère de la covid-19.

Les patients hospitalisés habitent souvent dans des logements sociaux

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21% des patients hospitalisés pour une forme grave résident dans des logements sociaux. 

Le rapport précise "le risque d’hospitalisation augmente à mesure que diminue la surface disponible par habitant et il est plus élevé pour les occupants du parc social, indépendamment de la surface disponible. Les conditions de logement n’affectent cependant pas le risque de complication à l’hôpital, ce qui suggère qu’elles captent essentiellement un risque accru d’exposition au virus dans des espaces confinés où les contacts sont plus fréquents et les gestes barrières plus difficiles à mettre en place".

Ils ont un niveau de vie inférieur

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"Les individus hospitalisés ont en moyenne un niveau de vie inférieur de 6 % au niveau de vie moyen de l’ensemble de la population et 57 % des individus hospitalisés ont un niveau de vie inférieur à la médiane", expliquent la Drees et l'Insee.

Les personnes nées à l'étranger ont plus de risque

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"Les individus hospitalisés sont plus fréquemment nés à l’étranger : c’est le cas de 26 % de ceux âgés de plus de 35 ans, contre 17 % de l’ensemble de la population de plus de 35 ans. Cette part plus importante des personnes nées à l’étranger se retrouve au sein de toutes les tranches d’âge. Toutefois, cette surreprésentation ne concerne que les individus nés hors d’Europe, en particulier les personnes nées en Afrique (Maghreb et Afrique subsaharienne) : 17 % des individus hospitalisés de plus de 35 ans sont nés en Afrique, contre 9 % des résidents de France métropolitaine du même groupe d’âge", explique le rapport.

"Cet effet du pays de naissance, déjà mis en évidence par de nombreuses études internationales ayant identifié l’origine ethnique comme facteur de risque, pourrait refléter une inégale répartition des facteurs d’exposition (profession, respect des gestes barrière) ou de vulnérabilité (présence de comorbidités)" avancent les experts.

Les patients sont moins vaccinés

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Plusieurs études ont montré que le recours à la vaccination croît avec le niveau de vie, "ce qui pourrait expliquer que les formes sévères de la quatrième vague aient davantage affecté les plus modestes, moins fréquemment vaccinés" estime la DRESS et l'Insee.

L'âge, facteur de risque prépondérant d’hospitalisation

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Les personnes âgées de 60 ans ou plus sont particulièrement nombreuses parmi les patients hospitalisés (72 %, contre 27 % de l’ensemble de la population).

"Les modélisations mises en œuvre afin d’isoler le rôle propre à chaque facteur de risque confirment la forte croissance du risque d’hospitalisation avec l’âge. Le fait d’être de sexe masculin constitue également un facteur de risque, bien que d’une façon plus limitée : 52 % des individus hospitalisés de plus de 60 ans sont des hommes, alors qu’ils ne représentent que 45 % de la population des 60 ans et plus".

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Sources

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/bulletin-national/covid-19-point-epidemiologique-du-17-mars-2022

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/les-dossiers-de-la-drees/caracteristiques-socio-economiques-des

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