Sommaire

Étape 1 : comprendre les maladies qui se développent à cause du sucre

Ce qu’il faut savoir : après avoir consommé du sucre, son niveau dans le sang appelé "glycémie" augmente : c’est le pic glycémique. Cela permet à l’organisme de transformer tous les types de sucre en glucose. C’est à ce moment-là que le pancréas fabrique de l’insuline pour que le glucose pénètre dans les cellules. Cette hormone l’oriente vers les muscles, le foie, mais aussi vers les cellules graisseuses.

C’est là que tout se joue : avec une consommation excessive de sucre, le niveau d’insuline est plus élevé que prévu et cet excédent active le processus de stockage du corps quand le glucose est envoyé dans les cellules graisseuses. Sachant que le sucre est impliqué dans des maladies comme le diabète ou l’hypertension artérielle, il est important de savoir freiner sa consommation.

Que faire : Il faut déterminer le "seuil où nous mangeons trop de sucre", explique le Dr Pierre Nys. "Les glucides naturellement contenus dans les fruits, les légumes, les céréales complètes, les légumineuses, suffisent amplement à couvrir nos besoins", selon lui.

Étape 2 : arrêter de compenser son angoisse avec le sucre

Ce qu’il faut savoir : Pourquoi ne peut-on pas se passer de sucre ? Parce que c’est un aliment qui nous procure une sensation anti stress en raison de la sérotonine qu’il aide à produire et qui stimule directement le système de récompense de notre cerveau. C’est pour cette raison que nous nous tournons vers lui lors de périodes de crise et de contrariété que l’on vit souvent. Le sucre peut s’apparenter à une drogue, que l’on consomme chaque jour, parfois sans le savoir, dans des aliments industriels.

Que faire ? : "L’environnement sucré est le même pour tous, pourtant tout le monde n’est pas accro, pourquoi ?" questionne le médecin. Tout simplement "parce que faire attention au sucre sur un plan alimentaire est une chose, modifier son terrain, par exemple en pratiquant une activité physique ou n’importe quelle passion faisant oublier de manger en est une autre aussi importante".

Concrètement, apprenez à restreindre vos pulsions en commençant par un travail sur vous-même. "Gérer le stress, forcer sur le magnésium, adopter une activité physique très régulière, s’offrir des séances de massage, voire se faire suivre par un thérapeute sera plus efficace que d’aller faire ses courses en fermant les yeux au passage de chaque rayon sucré", conseille le médecin.

Étape 3 : on modifie sa liste de course

Étape 3 : on modifie sa liste de course

Ce qu’il faut savoir : même si l’on souhaite diminuer son apport en sucre en limitant les aliments qui possèdent et affichent clairement ce goût, on peut se faire avoir. "Sachez qu’un aliment notifié sans sucre, ne l’est pas forcément puisque "cette mention indique seulement qu’on n’a pas rajouté de « sucre blanc, précise Pierre Nys dans son livre, on a pu ajouter au produit des édulcorants, souvent des polyols". Outre les aliments sucrés (sucre blanc) de base, sachez repérer ceux qui en contiennent sous un nom différent.

Que faire : en lisant attentivement les étiquettes, vous remarquerez que beaucoup d'ingrédients comportent le terme "ose" (saccharose, dextrose, maltose, lactose) : c’est une mine de sucre.

"À partir de 15 grammes aux 100 grammes, c’est un produit trop sucré. (…) La règle est plutôt de suggérer 3 légumes et 2 fruits par jour. Et nous parlons ici de produits simples, frais, non travaillés, que l’on achète nature, au marché par exemple, ou encore surgelés non préparés", souligne le médecin qui a dressé une liste d’aliments "alliés" comme les poissons, céréales, légumineuses ...

Etape 4 :les alternatives du sucre

Etape 4 :les alternatives du sucre

Ce qu’il faut savoir : hormis la consommation de sucre, c’est l’ensemble du repas qui est important. Cela ne sert à rien d’entamer une détox si c’est pour manger trop de graisses ou de protéines à côté. Il ne s’agit pas d’une vie sans sucre, mais d’une vie sans sucre ajouté en excès.

Que faire : dans un premier temps, il ne s’agit pas de se passer totalement de sucre, mais de le rendre moins agressif pour l’organisme en ne le mangeant plus seul, pour un impact glycémique atténué. "Manger le sucré en fin de repas car il sera mélangé aux autres aliments dans le tube digestif", explique le médecin. Puis comblez progressivement votre envie de sucre autrement : commencez par le remplacer par du miel, du sirop d’érable ou du sucre de coco.

Puis : "habituez-vous à utiliser des subterfuges malins et agréables, comme des morceaux de fruits frais, de l’extrait de vanille, des épices douces (fève tonka, alma mater, cannelle), de l’eau de fleur d’oranger ou de lavande", précise le médecin.

Étape 5 : les erreurs à ne plus commettre

Étape 5 : les erreurs à ne plus commettre© Fotolia

Ce qu’il faut savoir : on a beau vouloir se débarrasser des mauvaises habitudes, les idées reçues ne nous aident pas. Résultat ? on finit la journée en ayant avalé beaucoup de sucre en étant persuadé d’avoir mangé sain. Il existe beaucoup de moments types de la vie quotidienne ou encore de mauvais réflexes où l’on augmente sans s’en rendre compte notre stock de sucre.

Que faire : connaître les bons gestes à appliquer à la place. Par exemple, l’une des idées reçues les plus répandues est que les édulcorants sont une bonne solution pour remplacer le sucre. C’est faux, s'ils n’élèvent pas la glycémie, mentir à son cerveau en lui faisant croire qu’il va avoir un apport de sucre n’est pas une bonne tactique.

Le piège des aliments light : "Leur intérêt est avant tout commercial. Ils ne sont utiles ni à la santé, ni pour perdre du poids", précise Pierre Nys qui conseille également de laisser tomber les jus de fruits (ils ne doivent pas remplacer les sodas).

Étape 6 : on s’y met doucement

Étape 6 : on s’y met doucement© jupiterimages

Ce qu’il faut savoir : Quand on se lance dans un régime il y a toujours le risque de perdre sa motivation. Plutôt que de vouloir tout réussir d’un coup, mieux vaut s’y atteler par étapes. "Tout dépend de vous, de votre cas personnel", précise le Dr Pierre Nys.

Ce qu’il faut faire : démarrer doucement avec une journée, pendant laquelle vous ne jetez aucun aliment sucré mais vous apprenez à les ignorer. Puis la semaine suivante, prévoyez un week-end entier qui vous permettra de ressentir les premiers changements. Il est impératif de jeter tout ce qui ressemble à du sucre et de changer ses habitudes de courses. Après une pause de quelques jours, passez à une semaine complète. A cette étape, il faut "réorganiser votre cuisine, vos courses, vos habitudes culinaires" pour tenir sur le long terme.

Étape 7 : on s’autorise des plaisirs simples

Étape 7 : on s’autorise des plaisirs simples© Fotolia

Ce qu’il faut savoir : une fois les mauvaises habitudes perdues il faut tenir la route. Il est primordial de ne pas en faire trop, de laisser le sucre faire partie de l’alimentation, de manière équilibrée, car nous en avons absolument besoin. Il faut savoir quel type de sucre et en quelle quantité. "Notre organisme est heureusement bien conçu et tolère des extras. Ce qui pose problème, c’est la surdose permanente et quotidienne", explique le Pr Nys.

Ce qu'il faut faire : le médecin écrit que sur un plan strictement physiologique, le sucre des fruits, des légumes et des fruits secs suffit amplement. Mais une fois que l’on a pris conscience de l’importance du sucre absorbé, et que l’on y remédie en privilégiant une alimentation quotidienne équilibrée, il est possible de s’octroyer de temps des petits plaisirs comme un gâteau. Sinon la frustration se fait sentir et le risque de "craquage" aussi. "Disons une fois par semaine très grand maximum quand votre poids et vos hormones seront stabilisés. Une fois par mois, c’est encore mieux", conseille le Dr Nys.

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Sources

"Programme sucre détox en 7 jours", du Dr Pierre Nys, Leduc.s Éditions, 18 euros.

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