Assiette "anti-graisse hormonale" après 45 ans : 5 aliments à bannir

Publié par La Rédaction Médisite
le 13/01/2026
graisse abdominale
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Le ralentissement métabolique et les fluctuations hormonales après 45 ans favorisent l'accumulation de graisses, notamment abdominales, chez les hommes comme chez les femmes. Pour contrer ce phénomène, découvrez les catégories d'aliments à limiter impérativement (et celles à intégrer chaque jour).

Passé le cap de la quarantaine, l'organisme entame une transition complexe qui redéfinit les règles de la gestion du poids. Chez les femmes, la chute progressive des œstrogènes liée à la périménopause ne ralentit pas seulement le métabolisme de base ; elle modifie radicalement la répartition des lipides vers l'abdomen. Cette graisse viscérale n'est pas qu'un souci esthétique, elle accroît les risques cardiovasculaires et diabétiques. Parallèlement, les hommes font face à une baisse de la testostérone et à une fonte musculaire naturelle, la sarcopénie, réduisant leur capacité à brûler des calories au repos.

Maîtriser l'insuline : la clé du déstockage des graisses

L'un des leviers les plus puissants pour inverser cette tendance réside dans la gestion de la glycémie. Avec l'âge, les cellules deviennent souvent moins sensibles à l'insuline, l'hormone chargée de stocker l'énergie. Une alimentation riche en sucres rapides et en glucides raffinés provoque des pics glycémiques violents qui forcent le corps à stocker immédiatement l'excédent sous forme de tissu adipeux abdominal. Il est donc judicieux de réguler l'insuline par l'alimentation en limitant drastiquement les produits à index glycémique élevé. Les experts recommandent de se tourner vers des aliments bruts qui maintiennent une courbe de sucre stable, empêchant ainsi le signal de stockage hormonal de s'activer en permanence.

Protéines et muscles : le moteur de la dépense énergétique

Pour compenser la perte naturelle de masse musculaire, l'apport protéique doit aussi être réévalué à la hausse. Le muscle est un tissu métaboliquement coûteux : plus vous en avez, plus vous brûlez de calories, même en dormant. Une stratégie alimentaire anti-graisse hormonale efficace repose sur l'intégration de protéines maigres à chaque repas. Non seulement elles nourrissent la fibre musculaire, mais elles exigent aussi plus d'énergie pour être digérées que les graisses ou les glucides, un phénomène appelé thermogenèse alimentaire. Cet effort digestif supplémentaire contribue modestement mais sûrement à augmenter la dépense calorique quotidienne totale.

Le petit déjeuner : moment stratégique de la journée

Autre point important, le timing des repas qui joue un rôle prépondérant. Le premier repas de la journée ne doit en effet pas être négligé. Des recherches, notamment une étude publiée dans l'International Journal of Obesity, soulignent l'importance du petit-déjeuner riche en protéines pour la satiété et la gestion du poids. Les participants consommant des œufs le matin ont montré une perte de poids supérieure de 65 % par rapport à ceux consommant un petit déjeuner riche en glucides (bagels), malgré un apport calorique identique. Ce type de repas permet de caler l'appétit durablement et de limiter les fringales de fin de matinée, souvent responsables des écarts sucrés.

Inflammation et hormones : les alliés de l'assiette

Enfin, l'alimentation doit agir comme un bouclier contre l'inflammation chronique, qui s'accentue avec l'âge et perturbe le fonctionnement hormonal. Certains nutriments jouent un rôle de régulateur essentiel. Les oméga-3, par exemple, aident à contrôler le cortisol, l'hormone du stress favorisant le gras abdominal. De même, les légumes crucifères contiennent des composés aidant le foie à éliminer les excès d'œstrogènes.

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A limiter : les sucres raffinés et des aliments à fort indice glycémique

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Une pile de cubes de sucre blanc ou de bonbons colorés sur un fond neutre
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Les sucres rapides présents dans les sodas, bonbons et pâtisseries provoquent une élévation brutale de la glycémie. Ce pic déclenche une sécrétion massive d'insuline, l'hormone responsable du stockage de l'excès de sucre sous forme de graisse, ciblant prioritairement la zone abdominale. Il est impératif de limiter les sodas, les jus de fruits industriels (dépourvus de fibres) et les confiseries.

A limiter : les graisses saturées et trans

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Une photo simple d'aliments courants riches en graisses saturées et trans, comme des viennoiseries,
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Les acides gras trans, trouvés dans certaines margarines et produits frits industriels, ainsi que l'excès de graisses saturées, sont pro-inflammatoires et favorisent le stockage adipeux. Ils augmentent le risque cardiovasculaire, un danger déjà accentué par la baisse des œstrogènes post-ménopause. La consommation de margarine hydrogénée est particulièrement déconseillée en raison de son impact négatif sur les lipides sanguins.

A limiter : l'excès de sel (sodium) et l'alcool

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Une photo en gros plan d'une petite cuillère contenant des cristaux de sel de mer
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Les aliments ultra-transformés, souvent saturés en sel, favorisent la rétention d'eau et l'inflammation. Une consommation excessive de sodium est également associée à une augmentation de l'excrétion de calcium, ce qui nuit à la densité minérale osseuse, un point critique face au risque d'ostéoporose. L'alcool, quant à lui, apporte des "calories vides" et entrave la capacité du foie à brûler les graisses et à réguler les hormones.

A privilégier : les protéines maigres

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Un gros plan d'un assortiment de protéines maigres, comme de la poitrine de poulet, du poisson et de
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Les protéines (œufs, volaille, poisson, légumineuses) nécessitent une dépense énergétique importante pour être digérées, stimulant ainsi la thermogenèse. Elles sont surtout essentielles au maintien de la masse musculaire, tissu qui brûle plus de calories au repos que la graisse. L'objectif est d'intégrer une source de protéines de qualité à chaque repas pour optimiser la satiété et le métabolisme.

A privilégier : les fibres et glucides complexes

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Une photo d'un assortiment d'aliments riches en fibres et en glucides complexes, comme des lentilles
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Les fibres présentes dans les légumes, les fruits entiers et les légumineuses ralentissent l'absorption des glucides, permettant ainsi de réguler la sécrétion d'insuline. Elles procurent une satiété durable, évitant les fringales et l'apport calorique excessif. Misez sur le pain complet au levain, le quinoa, les lentilles ou encore les graines de chia et de lin moulues.

A privilégier : les oméga-3 (poissons gras)

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Une photo d'un assortiment de poissons gras (saumon, maquereau, sardines) frais
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Les oméga-3 (DHA et EPA), présents dans le saumon, le maquereau ou l'huile de lin, sont des acides gras essentiels. Ils aident à réguler le cortisol (hormone du stress favorisant le stockage) et combattent l'inflammation chronique, souvent en hausse après 45 ans. Ils soutiennent également la santé cardiovasculaire et cérébrale, particulièrement vulnérables après la ménopause.

A privilégier : les crucifères et bons gras

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Une photo en plan rapproché d'une composition de légumes crucifères (brocolis, chou) et de sources d
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Les crucifères comme le brocoli et le chou-fleur contiennent des composés, tels que le sulforaphane, qui aident le foie à métaboliser et éliminer l'excès d'œstrogènes. Parallèlement, les graisses insaturées (avocat, amandes, noix) sont indispensables à la synthèse hormonale. Consommés avec modération, ces aliments augmentent la satiété et réduisent les envies de grignotage.

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