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Il existe différentes manières d’accoucher par voie basse. Selon l’hôpital que vous allez choisir, il est possible de privilégier une position plutôt qu’une autre. C’est un point que la future maman peut aborder avec les équipes médicales qu’elle va rencontrer. Cependant, le choix de la maternité est très important. Si dans la plupart des maternités, le personnel décide de mettre la maman dans la position classique, d’autres proposent des alternatives.

Accouchement : tout dépend des installations des maternités

Certaines sont en effet équipées d’accessoires pour permettre aux femmes d’accoucher assises ou en position suspendue. Vous pouvez vous renseigner afin de connaître le projet et les installations de la maternité durant votre grossesse. Une position dite classique peut connaître certains aménagements. Il est par exemple possible d’installer la table de manière à ce que le bassin soit plus haut que le thorax : cela évite de mettre trop de pression sur le périnée.

Il est à noter cependant que selon les circonstances de l’accouchement, le choix de la maman ne peut pas toujours être respecté. En effet, pour réaliser certaines manœuvres complexes, les gynécologues et les sages-femmes préfèrent mettre la patiente en position gynécologique.

Pas de position idéale, mais celle qui apaise

Il est également possible d’utiliser plusieurs positions durant un accouchement. Cela permet généralement de faciliter l’arrivée du bébé.

Peu importe le choix que vous ferez : il n’existe pas une seule position idéale pour accoucher. La meilleure position sera celle dans laquelle vous vous sentirez à l’aise. Le but est de trouver la posture qui va apaiser. Caroline Brochet, sage-femme, précise que " les positions d’accouchement ne concernent pas que les femmes qui n’ont pas de péridurale, car le choix de la position n’a pas pour vocation de diminuer la douleur. En effet, il n’existe pas de position antalgique : accoucher fait très mal quelle que soit la position".

Accouchement : tester les positions en amont

Chaque femme a ses particularités (petit bassin, position du bébé…) et ainsi certaines positions seront plus adéquates que d’autres. L’idéal est de les connaître, de les étudier pendant le suivi de la grossesse.

"Nous proposons aux femmes de tester des positions, car dans une situation d’intense douleur (si la femme n’a pas de péridurale), d’inconfort et de stress, il est important que la femme adopte la position dans laquelle elle est le plus à l’aise avec son corps. Cela nécessite qu’elle se recentre sur son ressenti, qu’elle soit à l’écoute de son corps", explique la sage-femme.

L’idée n’est pas de prévoir à l’avance la position dans laquelle vous allez accoucher, mais de connaître vos options pour les envisager sereinement le jour J.

Enfin, "rien ne sert que les femmes se préparent à un accouchement idéalisé, sous peine d’être déçues. Mieux vaut se préparer à accueillir une expérience inédite avec ses aléas, afin de gagner en confiance et de n’être jamais déçues".

Accouchement : 4 positions pour accoucher

1 - La position "classique" est celle que l’on appelle gynécologique. C’est la posture la plus pratiquée dans les maternités durant l’accouchement. La future maman a les jambes écartées, les pieds dans l’étrier. La patiente est allongée et légèrement surélevée. C’est cette position qui est également utilisée durant les examens gynécologiques (d’où son nom). Elle est très pratique pour les surveillances médicales : pour capter le rythme cardiaque du bébé ou dans l’efficacité de la péridurale dans les zones douloureuses.

Son avantage est de devenir plus confortable lorsque le bébé est passé au-delà du bassin pour être enfin expulsé. Cette position n’est pas forcément très agréable pour toutes les femmes et elle est de plus en plus critiquée. En effet, sur le dos, le poids de l’utérus repose sur les lombaires et le coccyx : cela peut engendrer des maux de dos plus intenses.

2 - Selon certaines études, accoucher debout permettrait de gagner du temps. La gravité fait en effet son travail : le poids de la poche des eaux appuie sur le col de l’utérus ce qui a pour conséquence d’accélérer la dilatation. Être debout aide le bébé à descendre et à mieux s’orienter dans le bassin de la maman. Cette position renforce les contractions sans accroître la douleur. Cependant, une fois que le bébé sera très bas, la position demande une grande force musculaire pour être soutenue. Il est possible alors de s’allonger pour terminer le travail.

3 - Dans la même idée, il est possible d’accoucher assise. Dans cette position, vous serez à califourchon sur une chaise. Les jambes sont écartées et les pieds sont posés sur un tabouret. L’idée est de limiter le mal de dos et de profiter de la gravité. Il est possible de se pencher en avant pour se détendre. La position assise permet d’ouvrir le bassin et de laisser plus de place pour que le bébé puisse descendre. Les poussées sont également plus naturelles.

Enfin, vous pouvez également accoucher allongée sur le côté gauche. Dans cette position la jambe droite de la maman est surélevée et pliée vers la poitrine. Elle est en appui pour pouvoir pousser en temps voulu. Cette position permet d’avoir moins mal au dos pendant l’accouchement. De plus le périnée est relâché.

Positions d'accouchement : l’important est d’en discuter

Il est également possible d’accoucher à quatre pattes, suspendue, dans de l’eau… Le plus important est d’en discuter avec l’équipe médicale qui va vous accompagner. Au moment de l’accouchement, vous pourrez juger plus facilement de la position qui vous convient le mieux, celle dans laquelle vous êtes le plus à l’aise. Écoutez votre corps et n’hésitez pas à changer en cours d’accouchement si cela est possible.

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Sources

Merci à Caroline Brochet, sage-femme à l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

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