Tabagisme : la région Île-de-France est la meilleure élève

Une étude de Santé publique France publiée le 29 janvier 2019 s'est penchée sur la consommation de tabac dans l'Hexagone et ses disparités régionales. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'Île-de-France fait partie des bons élèves.

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On estime à 26,9% la proportion de fumeurs quotidiens chez les 18-75 ans en France. Si ce chiffre est globalement en baisse, certaines régions sont de plus grandes consommatrices de tabac que d'autres, révèle une étude de Santé publique France publiée le 29 janvier 2019.

32,1% de fumeurs dans la région PACA

Ces travaux, menés entre janvier et juillet 2017 auprès de plus de 25 000 inividus, "proposent un état des lieux de la consommation de tabac en France métropolitaine" en pointant du doigt les disparités régionales. Et celles-ci sont surprenantes : si l'on pourrait penser que la consommation de tabac est la plus forte en Île-de-France, notamment car la capitale est réputée festive, c'est en réalité dans cette région que l'on fume le moins, avec 21,3% de fumeurs quotidiens. Elle est suivie de près par les Pays de la Loire (23%). Quatre autres régions se distinguent également, mais pas pour les bonnes raisons : c'est en effet dans le Grand Est (30,1%), en Occitanie (30,3%), dans les Hauts-de-France (30,5%) et en Provence-Alpes-Côtes d'Azur (32,1%) que l'on fume le plus.

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Tabagisme et situation socio-économique liés

Comment expliquer ces différences ? Selon Viêt Nguyen-Thanh, responsable de l'unité addictions à Santé publique France interviewé par l'Agence France-Presse (AFP), elles "sont liées à plusieurs facteurs. D'abord, le tabagisme est socialement marqué, on fume davantage quand on est dans une situation socio-économique défavorable", celle de l'Ile-de-France étant, au contraire, meilleure que d'autres régions. Par ailleurs, les régions où l'on fume le plus sont frontalières, et donc "proches de pays où le tabac est moins cher".

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Baisse de la consommation de tabac en France : une prévention efficace

Mais outre ces disparités régionales, les chiffres sont encourageants, puisque Santé publique France souligne au niveau national "la diminution de la prévalence du tabagisme parmi les adultes". Une tendance "inédite depuis une dizaine d'années", conséquente à "plusieurs mesures d'envergure de lutte antitabac", telles que le remboursement des traitements de substitution nicotinique, le paquet de cigarettes neutre ou encore la mise en place de nouveaux dispositifs d'accompagnement au sevrage des fumeurs comme le "Mois sans tabac".

3 méthodes pour arrêter de fumer

Les méthodes pour arrêter de fumer sont nombreuses : à vous donc de choisir celle(s) qui vous conviennent le mieux. Parmi elles, on retrouve la méthode Allen Carr, une aproche psychologique et comportementale visant à trouver les raisons pour lesquelles vous n'arrivez pas à arrêter de fumer. Autre astuce : la phytothérapie, qui faciliterait le sevrage tabagique. "Je donne des plantes, comme la valériane, qui dégoûtent du tabac et des variétés anxiolytiques (aubépine, mélisse…) ou détoxifiantes…", explique à Medisite Bérengère Arnal, médecin phytothérapeute. Enfin, il existe des solutions médicamenteuses, comme le Champix®, qui bloque les récepteurs nicotiniques au niveau du cerveau.

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