L’abstinence sexuelle après 50 ans augmente le risque de cancer de 63 %

Le sexe, c’est bon pour la santé ! C’est en tout cas ce que suggère une récente étude, selon laquelle l’abstinence augmenterait le risque de maladies graves, ou pourrait en être un symptôme précoce.

Au fil des ans, il n’est pas rare que le désir faiblisse dans un couple. Mais l’abstinence sexuelle peut avoir des conséquences plus sérieuses que vous ne le pensez. Elle pourrait notamment accroître le risque de cancer et d’autres maladies graves. Continuer à faire quelques galipettes semble donc une bonne façon d’entretenir votre santé.

L’abstinence sexuelle augmente le risque de maladies graves

Une étude de l’Anglia Ruskin University, réalisée sur plus de 5 700 britanniques âgés de 50 ans et plus, révèle que les hommes qui ont moins de rapports sexuels après cet âge voient leur risque de maladies graves augmenter de plus de deux tiers. Ils ont aussi 63 % plus de chances d’avoir un cancer et sont 41 % plus susceptibles de développer une pathologie chronique.

Les femmes, quant à elles, ont 64 % plus de risques d’être en mauvaise santé, mais pas forcément d’avoir une maladie grave.

Les experts recommandent aux personnes d’âge moyen de se rappeler tous les bienfaits d’une nuit torride sur la santé. Cela permet, en effet, de brûler 85 calories, et de libérer des endorphines - hormones du bien-être - réputées renforcer le système immunitaire.

La baisse du désir peut être le signe précoce d’une maladie

D’après les chercheurs, la baisse progressive de la libido peut également être le signe avant-coureur d’une maladie. Si les individus sont trop fatigués pour faire l’amour, ce peut être un signal d’alarme, de même qu’un homme souffrant d’impuissance peut avoir des problèmes vasculaires qui les exposent à un risque de maladie cardiaque.

“Il est important de se rappeler que le sexe est une forme d’activité physique, bien que souvent pratiquée à une intensité modérée, qui brûle environ 3,6 kcal par minute. Tout exercice est bénéfique pour la santé, et le sexe ne fait pas exception”, souligne le Dr Lee Smith, auteur principal de l’étude.

Le risque de maladies chroniques est accru chez les hommes qui font peu l’amour

Cette étude, publiée dans la revue Archives of Sexual Behavior, a utilisé les données d’hommes et de femmes de plus de 50 ans, participant à l’English Longitudinal Study of Ageing - des travaux de longue durée sur le vieillissement de la population britannique, incluant de multiples aspects (soins de santé, politiques de retraite, participation sociale et civique…).

Parmi les hommes dont la libido est restée stable, ou s’est même accrue, un peu plus de 15 % ont développé une maladie ou un handicap chronique, comme le diabète ou l’arthrite, dans les quatre ans qui ont suivi leur réponse au questionnaire. Leur taux de cancer était de 4,3 %.

Mais ce taux s’est avéré bien plus élevé chez les hommes dont la libido a diminuée. Un sur cinq - soit 20 % - a été diagnostiqué d’une maladie qui, selon eux, les a affecté sur une longue période, ou bien est susceptible de durer. Leur taux de cancer était de 6,7 %.

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