40% des cancers pourraient être évités... voici comment !

Selon le dernier rapport publié par l’Institut national du cancer, 40 % des cancers pourraient être prévenus en changeant nos habitudes de vie. L’Institut évoque notamment le cancer du poumon, du sein et du col de l’utérus.

Chaque année, 160 000 cancers pourraient être empêchés, selon l’Institut national du cancer qui vient de publier son rapport annuel. Ce qui revient à 40 % des cancers détectés chaque année. En changeant nos habitudes de vie, nous pourrions éviter de nombreux décès. En effet, en 2018, 400 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués et ont été à l’origine de 150 000 décès.

https://twitter.com/Institut_cancer/status/1153227782559883264

"Pour autant, 40 % des cancers pourraient être évités par des modifications des comportements, explique l’Institut. L’incidence et la mortalité de quelques cancers ont augmenté au cours des 30 dernières années : mélanome cutané, cancer du poumon, cancer du pancréas ; tandis que la survie à 5 ans demeure très faible".

C’est pourquoi, le dernier rapport de l’Institut national du cancer s’inscrit dans un ton davantage préventif en signant ses campagnes "Savoir, c’est pouvoir agir".

Selon leurs experts, en modifiants nos comportements et modes de vie, nous pouvons réduire considérablement les risque de développer certains cancers et sauver des milliers de vies. Parmi les cancers les plus évitables, l’Institut insiste notamment sur le cancer du poumon, du sein et du col de l’utérus.

Le tabac, responsable de 45 000 décès chaque année

Si 1 600 000 fumeurs quotidiens sont parvenus à décrocher du tabac entre 2016 et 2018 (grâce au Mois sans tabac), le combat est loin d’être gagné. "Le tabac est encore responsable de 45 000 décès chaque année et constitue toujours le premier facteur de risque de cancer", précise l’Institut.

"En effet, en 2018, on estime le nombre de nouveaux cas de cancers du poumon à 31 231 chez l’homme et à 15 132 chez la femme, troisième cancer le plus fréquent", détaille le rapport.

Face à un tel contexte, le nouveau programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 poursuit leurs actions afin de réduire le nombre de fumeurs. L’objectif du paquet de cigarettes à 10 euros d’ici 2020 est d’ailleurs une des mesures du programme.

En outre, l’Institut national du cancer, rappelle que l’alcool est aussi responsable de 15 000 cancers par an. Il augmente le risque de cancer du sein, du côlon, de la bouche, de l’œsophage et du foie.

Le cancer du sein, le plus fréquent et le plus mortel chez la femme

"Avec plus de 54 000 nouveaux cas détectés et près de 12 000 décès chaque année en France, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes", alerte l’Institut national du cancer.

Le dépistage constitue l’un des principaux leviers de prévention et il est essentiel que les femmes en prennent conscience. Se faire dépister une fois par an, permet de détecter le cancer précocement, avant l’apparition des symptômes. Cela augmente les chances de guérison. Les programmes de dépistage du cancer du sein permettent de réduire de 15 et 21 % la mortalité, ajoute l’Assurance Maladie.

90 % des cas de cancers du col de l’utérus sont évitables

Chaque année en France, 35 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses sont détectées et 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués. Selon l’Institut national du cancer, 90 % de ces infections pourraient être évitées dans la mesure ou la vaccination les prévient dans la plupart des cas.

"L’augmentation du taux de couverture vaccinale observée en France est encourageante mais encore très insuffisante, ajoute le rapport. Fin 2017, seules 21,4 % des jeunes filles âgées de 16 ans avaient reçu un schéma vaccinal complet. L’effort d’information et de communication doit donc être poursuivi".

Il est aussi rappelé qu’un frottis est recommandé entre 25 et 65 ans. Ce dépistage consiste à prélever des cellules au niveau du col, afin de détecter les éventuelles lésions précancéreuses. Indolore, ce dispositif permet de traiter la pathologie avant qu'elle ne se transforme en cancer. Cet examen est préconisé tous les trois ans. Ainsi, chaque année en France, ce dépistage décèle 31 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses, et permet d'éviter le pire dans 90 % des cas.

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Source : Rapport d'activité 2018, Institut national du cancer, 23 juillet 2019
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