Alerte canicule : une vague de chaleur intense s'abat sur la France [EN DIRECT]

Publié le 25 Juin 2019 à 10h56 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé | Mis à jour le 17 Juillet 2019 à 10h56 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
Une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de juin a ébranlé la France. Plus de 53 départements ont été en alerte orange, et les pouvoirs publics ont multiplié les recommandations pour se protéger de la canicule : astuce pour garder sa maison fraîche, conseils pour reconnaître les signes de coup de chaleur ou identifier les personnes les plus à risques... Retrouvez également ici toutes les dernières informations concernant la canicule et les prévisions météo. La canicule terminée, l'heure est au bilan. Plusieurs records de chaleur ont été battus, notamment dans le Gard. Des victimes sont également à déplorer dans le Sud et dans l’Est de la France.

Une nouvelle vague de chaleur risque de frapper la France, dès la semaine du 22 juillet. Si les l'on n'atteindra sûrement pas les pics de température du mois de juin, la chaleur sera tout de même bien présente, en particulier dans le sud.

En milieu de semaine, le thermostat pourrait grimper jusqu’à 41°C en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et 39°C en Nouvelle-Aquitaine. En Auvergne-Rhône-Alpes, les températures devraient avoisiner les 39 - 40°C.

Toutefois, il est encore trop tôt pour parler de canicule avec certitude. Pour l'instant, ces prévisions de Météo France ont un indice de fiabilité de 3 sur 5, mais devraient se préciser dans les jours à venir. Le service de météorologie parle plutôt d'un "épisode de forte chaleur à surveiller". Affaire à suivre...

Canicule de juin 2019 : quel bilan ?

Alors que les Français respirent de nouveau après cette vague de chaleur d’une rare intensité, les autorités, elles, font le bilan. Entre records de chaleur battus, incendies, décès ou exploitations agricoles brûlées, les conséquences sont multiples.

Un pic de chaleur dans le Gard

Pour la première fois en France depuis le début des relevés de températures, la barre des 45 °C a été franchie vendredi 28 juin. A Gallargues-le-Montueux, à l'ouest du Gard, à 16 h 20, la température a avoisiné les 45,9 °C. A titre de comparaison, cette température est normalement atteinte en Californie au mois d’août dans la Vallée de la Mort. Le précédent record remonte à août 2003 lorsque Conqueyrac affichait les 44,1°C .

D'autres villes ont également battu leur propre record de chaleur. C'est le cas, par exemple, de Strasbourg avec près de 38,8°C dimanche 30 juin. 88 départements français ont fait l'objet d'une vigilance canicule. Quatre départements, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et le Vaucluse, ont été placés en "niveau rouge", du jamais-vu. Ce niveau correspond à la vigilance maximale et est déclenché en cas d'épisode caniculaire d'intensité "exceptionnelle".

Seuls les départements bordant la Manche (du Finistère au Pas-de-Calais) ont évité les fortes températures durables. Près de la Manche, les habitants ont été plutôt épargnés puisque la température n'a dépassé la barre des 30°C qu'une seule journée. Samedi 29 juin, Cherbourg enregistrait 31°C contre 34°C pour Dunkerque et 35°C pour Dieppe.

Des victimes à déplorer

Si selon William Dab, professeur de prévention des risques de santé au Conservatoire national des arts et métiers, le plan canicule a “bien fonctionné” pendant l’épisode, des morts sont, néanmoins, à déplorer. Quatre personnes sont ainsi décédés. Selon le Figaro, entre le lundi 24 juin et le samedi 29 juin, un cycliste, deux ouvriers et une personne âgée sont mortes des conséquences de la chaleur. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a également évoqué “une augmentation sensible du nombre de noyades”.

Pour Willian Dab, la catastrophe de 2003 a été évitée. Sur Franceinfo, le 1er juillet, le professeur s'est ainsi exprimé : "La situation qu'on a connue n'est même pas comparable à celle de 2003. Elle était beaucoup plus précoce, les organismes n'étaient pas préparés à un tel traumatisme calorique, elle était beaucoup plus étendue, il y a des régions qui n'avaient jamais connu de canicule et qui en ont connu, elle était beaucoup plus intense". La vigilance est cependant de mise puisqu'il poursuit : Cette "canicule peut avoir des effets retardés pendant quelques jours, mais en aucun cas, le bilan ne pourra se compter en milliers."

Des dégâts matériels

Les agriculteurs ont été particulièrement touchés par la canicule. Une partie des domaines viticoles ont littéralement brûlé, a ainsi rapporté l’AFP. Dans les Bouches-du-Rhône, des milliers de poissons, notamment des anguilles, ont été retrouvés morts, en raison d'un manque d'oxygène. Quant aux apiculteurs, ils estiment que leur récolte de miel sera "catastrophique" cette année. Enfin, la chaleur a provoqué plusieurs dizaines d’incendies, notamment dans le Gard et dans le Vaucluse.

Le mois de juin 2019, le mois des records

Le mois de juin 2019 est désormais historique. C’est en tout cas ce que révèlent les données du service européen Copernicus sur le changement climatique pour qui le mois dernier a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde ! Selon ce service, le mercure est monté le mois dernier 0,1 degrés plus haut que le précédent record pour un mois de juin.

Avec une température d'environ 2°C supérieure à la normale, l’Europe a suffoqué ! Plusieurs pays européens ont, par exemple, vu leurs températures dépasser leurs normales de saison. En Allemagne, elles ont ainsi été supérieures de 10°C.

En France, la canicule version 2019 a été plus difficilement supportable que celle de 2003, et ce pour une raison : un taux d’humidité plus élevé cette année. L’anticyclone étant centré sur l'Europe Centrale, la France s’est, en effet, retrouvée à l’extrémité ouest de celui-ci. Ce positionnement a eu pour conséquence une advection d'air (déplacement horizontal d’une masse d’air) plus humide en provenance de l'Atlantique.

La canicule, vraiment finie ?

Si les températures ont globalement baissé ces derniers jours, elles devraient repartir à la hausse dès ce jeudi 4 juillet 2019, dans la moitié sud de la France. Le sud-ouest et le sud-est atteindront des seuils quasi-caniculaires avec près de 37 degrés. Pas de panique pour autant ! La chaleur ne s’installera pas dans la durée et on ne pourra donc parler de canicule. L’air se refroidira dès dimanche dans le centre du pays et en début de semaine prochaine dans le sud de l’hexagone.

EN DIRECT : les prévisions météo jour par jour pendant la canicule

Les Français auront chaud, cette semaine. Une vague de chaleur en provenance du Maghreb et de l’Espagne vient de s’abattre sur l’hexagone. Dans certains départements, les températures pourraient dépasser les 40°C dans les jours à venir.

La chaleur s’accentue peu à peu cette semaine, avec un pic prévu entre jeudi et vendredi. Les températures élevées persisteront au moins jusqu’à samedi, en particulier sur la moitié Est du pays. Les agglomérations seront particulièrement vulnérables face à ces fortes chaleurs, notamment la nuit, où le mercure descendra moins qu’ailleurs - un phénomène appelé “îlot de chaleur urbain”.

Mardi 25 juin : Météo-France prévoit 35 à 40°C sur la grande majorité des régions françaises. Les températures pourront atteindre 38°C dans la capitale, et 40°C à Lyon, tandis que la côte Atlantique et celle de la Manche seront un peu plus épargnées par les fortes chaleurs.

Mercredi 26 juin : Les mêmes températures que la veille sont à prévoir dans la plupart des régions, et la côte Atlantique se réchauffe. En Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, on pourra atteindre 37 à 38°C. Les grandes villes sont, une fois de plus, les plus touchées. En journée, les maximales seront de 36°C à Paris, et le mercure ne descendra pas en-dessous de 21°C la nuit.

Jeudi 27 juin : Les maximales seront comprises entre 35 et 40°C dans de nombreuses régions, avec 40°C en Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire et dans les grandes agglomérations. Les températures montent jusqu'à 42°C à Montélimar, Toulouse et Bordeaux. Le mercure passera difficilement sous la barre des 20°C la nuit.

Vendredi 28 juin : La chaleur sera toujours très intense, avec des maximales de 39°C en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et 37°C en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie. Le mercure aura tendance à redescendre très légèrement dans le Grand-Est.

Samedi 29 juin : La canicule se maintient avec 37°C en Ile-de-France ainsi qu'en Auvergne-Rhône-Alpes. En revanche, les températures sont moins rudes en Provence-Alpes-Côtes-d'Azur puisqu'elles redescendent à 30°C.

Dimanche 30 juin : On retrouve, dans l'ensemble, des températures moins rudes, notamment 28°C en Ile-de-France, 21°C en Nouvelle-Aquitaine, et 29°C en Corse. Certaines zones du Grand-Est maintiennent néanmoins le mercure à 34°C.

EN DIRECT : Alerte canicule : suivez les dernières informations

Samedi 29 juin

Météo France vient de prolonger son bulletin d'alerte rouge canicule jusqu'à samedi 29 juin 16h. Les départements concernés : Bouches-du-Rhône, Hérault, Gard et Vaucluse. La canicule devrait se poursuivre tout le weekend avec 36 à 39°C attendus.

Vendredi 28 juin

Canicule : jusqu'à "50°C en ressenti" dans 4 départements placé en alerte rouge. Dans le sud de l'Hexagone, les températures records ont été battues. Du jamais vu en France. À Nîmes, dans le Gard, et à Carpentras dans le Vaucluse notamment le thermomètre a atteint jusqu'à 45°C.

Jeudi 27 juin

Quatre départements ont été placés en alerte rouge - une première en France pour une canicule. Il s'agit de l'Hérault, du Gard, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Les températures pourraient y dépasser les 40°C, et même atteindre 45°C.Par ailleurs, 76 départements sont en alerte orange. Les températures y seront souvent comprises entre 34 et 39°C.

Mercredi 26 juin

Depuis le début de la canicule, trois personnes sont décédées sur les plages de l'Hérault : deux hommes de 70 et 75 ans, et une femme de 62 ans. Elles auraient été victimes d'hydrocution en se baignant.

La circulation différenciée a été reconduite pour jeudi à Paris et dans son agglomération. De 5h30 à 00h, seuls les véhicules de la classe 0 à 2 Crit’Air peuvent y circuler. A midi, 1108 contrôles avaient déjà été effectués dans la capitale. 334 infractions ont été relevées dont 212 pour non-respect des vignettes. La circulation différenciée a aussi été instaurée à Lyon et Villeurbanne.

Mardi 25 juin

Plusieurs départements sont en alerte pollution de niveau 1, à cause de la canicule. AirParif prévoit un épisode de pollution atmosphérique à l’ozone particulièrement élevé pour demain, en Ile-de-France.

Dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, ainsi qu’à Paris, Lyon et Grenoble, des mesures ont été prises pour réduire la pollution atmosphérique. Entre autres, une réduction de la vitesse des automobilistes de 20km/h sur certains axes. La circulation différenciée est prévue dans la capitale, ainsi que la gratuité du stationnement résidentiel.

Lundi 24 juin

Cinquante-trois départements ont été placés en alerte orange par Météo-France. Ce lundi, les températures maximales y ont bien souvent dépassé les 30°C. Voici les départements concernés par cette alerte :

Ain (01), Allier (03), Ardennes (08), Aube (10), Cantal (15), Charente (16), Cher (18), Corrèze (19), Côte-d'Or (21), Creuse (23), Dordogne (24), Doubs (25), Drôme (26), Eure-et-Loir (28), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Isère (38), Jura (39), Loir-et-Cher (41), Loire (42), Haute-Loire (43), Loiret (45), Lot (46), Marne (51), Haute-Marne (52), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Nièvre (58), Puy-de-Dôme (63), Bas-Rhin (67), Haut-Rhin (68), Rhône (69), Haute-Saône (70), Saône-et-Loire (71), Savoie (73), Haute-Savoie (74), Paris (75), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Deux-Sèvres (79), Tarn (81), Tarn-et-Garonne (82), Vienne (86), Haute-Vienne (87), Vosges (88), Yonne (89), Territoire-de-Belfort (90), Essonne (91), Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94) et Val-d'Oise (95).

Un ventilateur a pris feu dans une maison de retraite de Maubeuge (Hauts-de-France). Six personnes ont été hospitalisées après avoir respiré des fumées toxiques, et doivent rester en observation.

Vague de chaleur et canicule, quelle différence ?

La définition de la canicule repose sur les températures prévues le jour et la nuit, et sur la durée du phénomène. Des seuils minimaux et maximaux sont fixés pour chaque département. S’ils sont susceptibles d’être atteints ou dépassés pendant trois jours et trois nuits consécutifs, l’alerte canicule peut être déclenchée.

Une vague de chaleur est un épisode prolongé de températures anormalement élevées, pendant plus de 48h et sur une zone géographique étendue, nous explique la Chaîne Météo. Le pic de chaleur, quant à lui, est un épisode de températures au-dessus des normales saisonnières, pendant 24 à 48 heures.

Bilan du Plan national canicule

Le Plan national canicule (PNC), créé après l’été 2003 par le gouvernement, a été réactivé en prévision des fortes chaleurs. Lundi 24 juin, 53 départements ont ainsi été placés en alerte orange par Météo-France. Cette couleur indique que des phénomènes météorologiques dangereux sont prévus et invite à la vigilance.

Le Plan national canicule comporte quatre niveaux.

  • Niveau 1 - veille saisonnière.
  • Niveau 2 - avertissement chaleur.
  • Niveau 3 - alerte canicule.
  • Niveau 4 - mobilisation maximale

Alerte canicule : une vague de chaleur intense s'abat sur la France [EN DIRECT]

© Ministère de la Santé - Les 4 niveaux du Plan Canicule.

En cas de vigilance orange déclarée par Météo-France, les préfets peuvent déclencher le niveau 3 - alerte canicule, et prendre toutes les mesures adaptées. Ces dernières, prévues par le Plan de Gestion d’une Canicule Départemental (PGCD), consistent à informer la population et protéger les personnes les plus à risque.

Ce niveau d’alerte a d’abord été déclenché par le préfet de la région Ile de France dimanche 23 juin, pour Paris, sa petite couronne et la Seine-et-Marne. Une série de mesures de prévention et de gestion ont alors été déployées dans ces zones.

Celles-ci prévoient la sensibilisation des établissements de santé, en particulier ceux qui accueillent des personnes âgées ou en situation de handicap. Mais aussi l’information des structures accueillant des mineurs, des organisateurs de manifestations sportives, et des entreprises. Enfin, les centres d’hébergement seront mobilisés, et les maraudes associatives renforcées.

Anne Hidalgo a également déclaré que 13 parcs et 123 jardins seront ouverts 24h/24 dans la capitale. Des “lieux frais” et des brumisateurs urbains seront mis à disposition des habitants, et certains piscines municipales seront ouvertes jusqu’à 22h30. Les personnes vulnérables peuvent s’inscrire sur le fichier “Chalex” : des personnes les contacteront régulièrement pour prendre de leurs nouvelles. Toutes les informations relatives à ces mesures sont accessibles sur le site de la ville de Paris.

Canicule 2019 : des points communs avec la canicule de 2003 ?

La canicule version 2019 n’est pas sans rappeler celle de 2003, qui avait fait 15 000 victimes. Les records de chaleur pourraient même dépasser ceux enregistrés il y a seize ans. Emmanuel Demaël, prévisionniste Météo-France, déclare à l’AFP que “c’est une canicule sans précédent, de par sa précocité pour un mois de juin, et ce depuis 1947. Il précise que le jour le plus chaud se situera entre jeudi et vendredi, où les températures vont “atteindre les 40°C ou les dépasser localement”.

Comment gérer la canicule au travail ?

En cas de canicule, le Code du travail ne prévoit pas une quelconque autorisation de cesser son activité. En revanche, l’article L412-1 stipule que l’employeur doit prendre “les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs”.

Plusieurs organismes ont aussi émis des recommandations. Si celles-ci ne constituent pas une obligation pour les employeurs, elles peuvent tout de même les orienter dans le respect de l’article L412-1. Ainsi, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) préconise une température inférieure à 33°C sur le lieu de travail.

Au micro de RTL, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a rappelé que “les employeurs ont des obligations”. Ces derniers doivent notamment “adapter les horaires en fonction de la chaleur”. Selon elle, une entreprise qui n’a pas prévu d’équipement de climatisation “n’a pas fait son travail de prévention”. Et si un employé fait un malaise, l’employeur peut donc être mis en cause. La ministre a également souligné que “les principes étaient clairs et que la tolérance serait de zéro”.

L’éducation nationale, de son côté, a aussi émis plusieurs recommandations, à destination des directeurs d’école et chefs d’établissement. Entre autres, “garder les enfants dans une ambiance fraîche”, “fermer les volets et les rideaux des façades les plus exposées au soleil”, “limiter les dépenses physiques et activités sportives”, “veiller aux conditions de stockage des aliments”, etc.

Les épreuves écrites du brevet des collèges ont été reportées aux 1er et 2 juillet en métropole, dates auxquelles les températures étaient redescendues. Les chefs des centres d’examen ont également pour consigne de mettre de l’eau à disposition des candidats pendant les épreuves.

A Paris, un kit canicule est diffusé auprès des crèches et des écoles, peut-on lire sur le site de la ville. Celui-ci rappelle les bons réflexes à adopter en cas de fortes chaleurs, et s’adresse aux parents et aux enfants. Des ventilateurs sont en cours d’installation dans ces établissements et des gourdes y sont distribuées.

Comment gérer la canicule à la maison ?

62 % des Français souffrent de la chaleur estivale, révèle un sondage réalisé par OpinionWay pour Climson. Et on peut facilement imaginer que ces désagréments se font plus forts en période de canicule. Ainsi, 69 % des répondants se plaignent de transpiration excessive, 60 % évoquent des troubles du sommeil et 59 % une fatigue plus importante lorsqu’il fait chaud.

Plus encore, les hautes températures pourraient nuire aux couples et à leur vie sexuelle. En effet, près d’un Français sur deux avoue ressentir une baisse de désir, et la même proportion dit se sentir gêné par la proximité de son conjoint la nuit.

Heureusement,quelques astuces peuvent vous aider à garder votre maison au frais, et moins souffrir de ces désagréments.

  • Fermez les volets et rideaux des façades exposées au soleil ;
  • N’ouvrez pas les fenêtres tant qu’il fait plus chaud dehors que dedans ;
  • Aérez tôt le matin et tard dans la soirée, en faisant des courants d’air ;
  • Eteignez les appareils électriques susceptibles de dégager de la chaleur (four, ordinateur, lave-vaisselle…) ;
  • Si vous utilisez un ventilateur, recouvrez-le d’un linge humide pour maximiser ses effets. Vous pouvez aussi passer une serpillère humide sur le sol, si le revêtement le permet.
  • Installez des plantes vertes dans votre habitation, et arrosez-les avant d’aller vous coucher.
  • Pensez à vous hydrater régulièrement, et à manger suffisamment.

Alerte canicule : une vague de chaleur intense s'abat sur la France [EN DIRECT]

© Santé Publique France - Les bons réflexes en cas de canicule.

En revanche, certaines erreurs sont à éviter, pour ne pas souffrir d’un coup de chaud. Il est notamment déconseillé de :

  • Boire en trop grande quantité, ou de l’eau trop froide ;
  • Prendre une douche glacée ;
  • Rester trop longtemps à proximité d’un ventilateur, surtout la nuit ;
  • Abuser de la climatisation ;
  • Faire du sport en pleine journée ;
  • Sortir aux heures les plus chaudes.

Qui sont les plus à risque face à la canicule ?

Certaines personnes sont plus à risque face aux pics de chaleur :

  • Les personnes âgées
  • Les personnes atteintes d’un handicap ou d’une maladie chronique
  • Les femmes enceintes et les nourrissons
  • Les sportifs et travailleurs manuels en extérieur
  • Les sans domicile fixe
  • Les animaux

Par temps de canicule, le risque le plus fréquent est la déshydratation. Les personnes atteintes d’une maladie chronique peuvent voir cette dernière s’aggraver. Les individus sous traitements sont particulièrement fragiles. Certains médicaments comme les antagonistes et les sulfamides peuvent abîmer les reins. Les neuroleptiques et les antidépresseurs peuvent entraîner une hyperthermie (augmentation de la température du corps). Diurétiques, antidiabétiques, anticholestérolémiants et ou anti-inflammatoires aggravent le risque de déshydratation. Ce qu'il faut savoir.Autre risque particulièrement grave : celui d’attraper un coup de chaleur. Le corps n’arrive plus à contrôler sa température, et celle-ci augmente alors très rapidement. Lorsque ce trouble n’est pas pris à temps, le pronostic vital de la victime peut être engagé.

Santé Publique France précise qu’on repère un coup de chaleur par :

  • Une agressivité inhabituelle,
  • Une peau chaude, rouge et sèche,
  • Des maux de tête, des nausées, des somnolences et une soif intense,
  • Une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.

Si vous voyez une personne qui en est victime, appelez immédiatement le 15.

Pour toute autre information quant à la canicule et les conduites à tenir, vous pouvez joindre la plateforme d’information “Canicule info service” au 0800 06 66 66 (numéro vert).

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