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L’attachement entre deux partenaires joue un rôle essentiel dans la relation de couple et son maintien dans le temps. Cette théorie, si elle peut paraitre évidente, fait pourtant l’objet de nombreuses recherches et, ce, depuis plusieurs décennies.

Couples : des comportements et pensées similaires au fil du temps

Ce que les chercheurs aimeraient comprendre, c’est le lien de causalité qui pourrait s’établir entre la compatibilité amoureuse et le fait de se sentir heureux et épanoui, ou pas, au sein d’une relation de couple.

Que disait la science, jusqu’ici ? Les recherches ont déjà permis d’établir que l’un des facteurs contribuant grandement au bonheur du couple, se trouvait du côté du comportement. Il a été démontré qu’au fil du temps, les couples commençaient à agir et même penser de la même manière, ce qui n’a pas manqué de renforcer leurs sentiments réciproques.

La satisfaction conjugale mesurée de près

Si les chercheurs avaient pu constater ces faits à l’occasion d’une étude menée en 2021, ils n’étaient pourtant pas parvenus à en comprendre réellement le fond : dans quelle mesure cette connexion entre les partenaires démontre une plus grande satisfaction relationnelle ? C’est justement le sujet sur lequel s’est penchée une nouvelle étude, menée par des scientifiques de l’Université de Stanford aux Etats-Unis, en collaboration avec une équipe de chercheurs chinois.

« Les humaines établissent des relations sociales et personnelles intimes avec leurs partenaires, ce qui leur permet de survivre, de s’accoupler avec succès et d’élever une progéniture. Ici, nous examinons la base neurobiologique de la satisfaction conjugale chez les humaines, en utilisant des signaux de communication interpersonnels», selon les auteurs de l’étude.

Mais qu’ont-ils pu découvrir ? Ces nouveaux travaux ont permis de constater que les partenaires mariés et hétérosexuels démontrant une plus grande satisfaction de leur couple, présentaient également une activité cérébrale plutôt… synchronisée. Publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), cette étude a analysé l’activité neuronale et les réponses à des questionnaires de 35 couples hétérosexuels chinois, mariés depuis au moins un an. Des paires d’hommes et de femmes sélectionnées au hasard ont également pris part à l’étude.

L’amour, cette science !

Ce que les chercheurs ont surtout découvert, c’est que l’activité cérébrale se trouvait moins connectée chez les paires ayant été constituées au hasard, en comparaison avec les couples mariés se disant heureux en relation. « Les couples mariés dans l'ensemble, par rapport aux couples aléatoires, avaient une activité cérébrale plus similaire, indépendamment des niveaux de satisfaction. En plus de cela, vous obtenez une synchronisation supplémentaire chez ceux qui se déclarent plus satisfaits de leur mariage», a expliqué le docteur Vinod Menon, professeur de psychiatrie et de science du comportement à l’Université de Stanford.

Une théorie qui ne semble pas illogique, selon le docteur Jared Heathman, psychiatre à Houston, au Texas : « Les couples mariés pensent souvent la même chose, ce qu'on appelle la pensée synchronisée. Ce type de pensée peut être quelque chose qui rapproche les couples. Les gens choisissent souvent des partenaires qui leur ressemblent».

Le couple et la théorie de l’équilibre

Pour le docteur Monica Vermani, psychologue clinicienne, « les couples avec des styles de pensée et des personnalités similaires se rencontrent souvent facilement, cohabitent bien et vivent facilement en harmonie. D'un autre côté, certaines personnes se réunissent parce que, […] elles manquent de certains traits en elles-mêmes, et recherchent des partenaires qui possèdent les traits qui leur manquent afin d'atteindre un sentiment d’équilibre ».

Un sentiment d’équilibre qui se trouverait donc la ressemblance, cette ressemblance ou ce mimétisme qui semble rassurer. Ne dit-on pas « qui se ressemble s’assemble » ? Fondé scientifiquement, ce dicton fait appel à plusieurs théories existantes :

  • La théorie du renforcement, c’est-à-dire l’idée selon laquelle une personne est attirée par ce qui lui ressemble, simplement parce que cela renvoie à un renforcement positif. Le fait de rencontrer quelqu’un qui présente, par exemple, des traits de personnalité similaires, permet d’améliorer l’estime de soi en appuyant et légitimant ses propres pensées, ses actes et même son identité.
  • La théorie des niches de développement, qui consiste à justifier le dicton par les chances que deux personnes avaient de se rencontrer. Qui se ressemble, s’assemble, justement parce que les ressemblances attirent et incitent à s’inviter dans les mêmes cercles et environnements. En clair ? En présentant des similitudes avec votre partenaire, vous aviez plus de chance de le/la rencontrer plutôt que de croiser quelqu’un avec qui vous n’avez rien à voir.
  • La théorie de l’équilibre, qui explique que si les avis et intérêts diffèrent sur des sujets majeurs, qui présentent des « dimensions essentielles » dans la vie de l’un ou de l’autre, la relation sera soumise à de grosses difficultés. Mais, au contraire, les chances de poursuivre la relation de couple sont plus grandes si vous avez en commun des intérêts et goûts qui vous sont primordiaux, parce qu’il n’y aura pas besoin de rééquilibrer grandement la relation, l’équilibre sera déjà quasiment en place.

A la suite de ces découvertes, les auteurs de l'étude ont émis l'hypothèse qu’il serait donc possible de mesurer le bonheurdans le couple en examinant simplement la réponse du cerveau à certains signaux.

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Sources

https://www.pnas.org/doi/abs/10.1073/pnas.2202515119

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