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Un certain nombre de préjugés entourent la sexualité des hommes, mais ne font qu’induire en erreur pour la plupart et poussent ainsi à transformer les pratiques intimes ou les approches, à tort. C’est la raison pour laquelle la clinique digitale Charles.co s’est décidée à mener une enquête bien ciblée : quelles sont véritablement les idées reçues sur la sexualité masculine ?

Plus de 1000 hommes à travers la France ont été interrogés pour les besoins de ce sondage, réalisé en partenariat avec l’institut de sondages et d'études de marché anglais YouGov, l’idée étant de « mieux comprendre leurs habitudes et leurs inquiétudes en ce qui concerne leur sexualité », selon les auteurs de l’étude.

Mieux comprendre pour mieux appréhender la situation et mieux vivre sa sexualité : si les idées préconçues tombaient enfin à l’eau, la façon d’envisager l’acte sexuel serait peut-être différente et les difficultés qui l’entourent seraient peut-être moins courantes. Car oui, il a déjà été prouvé par d’autres spécialistes auparavant, que les idées reçues pouvaient être à l’origine de certaines difficultés sexuelles, qu’elles les causent ou qu’elles se contentent de les entretenir.

Les hommes ne ressentent pas de stress au lit

Faux. Selon l’étude, 68% des hommes ont avoué ressentir une véritable pression durant le rapport intime. Alors oui, bon nombre d’hommes ressentent bel et bien une certaine forme de stress durant l’acte et pour la majorité d’entre eux, l’explication se trouve dans la peur de décevoir le/la partenaire avec qui ils partagent ce moment d’intimité. En effet, 54% des sondés ont déclaré qu’il était « très important de faire atteindre l’orgasme à son partenaire pour un rapport sexuel réussi », selon les auteurs du sondage.

La faute à la pornographie ? « Beaucoup d'hommes pensent que le rapport sexuel est une sorte de performance à accomplir et non un moment de plaisir à partager. De plus, ils pensent que cette performance est basée sur la pénétration comme dans la plupart du porno. Ils oublient ou ne savent pas que ce n'est pas cette performance-là qui est le socle du plaisir de leur partenaire», n’a pas manqué d’expliquer le Dr Gilbert Bou Jaoudé, médecin sexologue et andrologue du comité scientifique de la clinique digital Charles.co.

Les hommes ont constamment envie de faire l’amour

Faux. Les hommes ne représentent pas l’image de ces « machines » à la libido inépuisable qu’aime alimenter la pensée populaire. Pourtant, différents facteurs influencent le désir et les rapports intimes des hommes, à l’image de ce que ressentent également les femmes.

En effet, selon l’étude, 62% des personnes interrogées ont indiqué que leur vie sexuelle se voyait influencée par leur santé mentale. En seconde position des facteurs affectant l’intimité sexuelle de la gent masculine, se trouvent le travail et les études. Pour finir, les écrans se placent en troisième position, perturbant « la vie sexuelle de pratiquement 1 homme sur 2 ».

Pour le spécialiste du comité scientifique, « bien évidemment, beaucoup d’hommes sont sensibles aux circonstances et ne sont pas nécessairement excités par la simple vue d’un corps nu ou par une stimulation sexuelle. Ils ont besoin d’être mentalement disponibles et c’est normal ! ».

Les hommes n’apprécient pas de prendre leur temps

Faux. Selon 97% des hommes sondés, une majorité presque écrasante donc, les préliminaires sont considérés comme étant un acte important, et surtout nécessaire pour espérer la réussite du rapport sexuel. 51% des interrogés vont même plus loin et ont estimé les préliminaires très importants.

Les préliminaires nécessitant une certaine patience, afin de laisser le désir monter petit à petit du côté de son partenaire, il est donc évident que les critères de temps jouent un rôle majeur dans ces moments-là et les hommes n’y sont visiblement pas réticents, bien au contraire.

Il est à noter qu’au plus l’âge avance, au mieux les préliminaires sont considérés puisque 98% des plus de 55 ans affirment prendre le temps pour faire monter le plaisir, contre « seulement » 90% des 18-24 ans.

Les hommes multiplient les conquêtes

Faux. Cette étude semble être la preuve qu’il n’est pas bon de faire d’un cas une généralité. Si certains hommes se laissent aller à une vie de « coureurs de jupons », il en est de même pour bon nombre de femmes. Par ailleurs, il existe de nombreuses personnes qui, à l’inverse, se plaisent à vivre une vie de couple épanouie et stable avec la même personne que celle que l’on retrouve dans son lit le soir.

Selon l’étude de Charles.Co, 9 hommes sur 10 ont indiqué considérer comme « important le fait d’être en couple avec leur partenaire sexuel et 48% considèrent que c’est très important. Le fait d’être en couple avec son partenaire arrive même en 4ème position des critères pour rapport sexuel réussi selon les répondants ».

En suivant une certaine logique, ce chiffre a été quelque peu revu à la baisse du côté des célibataires, qui estiment à 82% important le fait d’être en couple avec sa partenaire sexuelle, ce qui ne représente alors que 8 hommes sur 10.

Faire des rêves érotiques entre hommes, c’est lié à l’homosexualité

Faux. D'autres études ont mis en évidence d'autres idées préconçues entourant la sexualité masculine, à commencer par ce sujet presque tabou dont bon nombre d’hommes n’osent certainement pas parler. Si l’homosexualité n’a rien de dérangeant, certains hommes ne souhaitent toutefois pas y être associés lorsqu’il s’agit de leur orientation sexuelle.

Preuve en est qu’ils se trouvent beaucoup plus préoccupés lorsqu’ils font un rêve érotique comprenant des hommes, que lorsqu’ils font un rêve à tendance hétérosexuelle, avec des partenaires du sexe opposé, donc des femmes.

Mais qu’ils se rassurent, le fait de faire ce type de rêve ne fait en rien d’eux des homosexuels « refoulés », comme l’opinion populaire aime à décrire une certaine catégorie d’indécis. Pourtant, les rêves de ce genre ne traduisent pas une réorientation sexuelle inconsciente.

L’orgasme s’accompagne forcément d’une éjaculation

Faux. Plusieurs sondages ont prouvé que l’orgasme n’allait pas systématiquement de pair avec l’éjaculation. En effet, il est possible pour un homme de ressentir un véritable shot de plaisir, un orgasme tout ce qu’il y a de plus normal, sans pour expulser le fameux liquide biologique ! On parle alors ici d’un « orgasme sec ». Dans certains cas, il ne s’agit pas d’un plaisir tout à fait sec à proprement parler, puisque l’éjaculation à bien lieu mais… en direction de l’intérieur, vers la vessie.

De même qu’il est possible d’éjaculer sans toutefois ressentir d’orgasme. Cela peut se produire pour différentes raisons, mais la plus courante se trouve du côté des variations de rythme et d’intensité d’excitation durant les ébats sexuels.

Les hommes n’ont que le pénis en zone érogène

Faux. Lorsque l’on évoque la sexualité féminine dans l’esprit commun, de nombreuses zones érogènes y sont associées. La bouche et les lèvres, la nuque, le bas du dos, les oreilles, les parties génitales, l’intérieur des cuisses… La liste est longue lorsqu’il s’agit de la femme, mais qu’en est-il de l’homme ?

Les idées préconçues existantes voudraient que l’homme n’ait qu’une seule zone érogène, à savoir… son pénis. Pourtant, se refuser à stimuler d’autres zones, pensant que l’effet n’y sera pas trouvé, est une véritable erreur, selon plusieurs études réalisées sur le sujet. Les hommes pourraient être agréablement surpris par une stimulation du « Point P », qui mènerait tout droit aux orgasmes de la prostate.

Bien que tabou pour ce qu’il représente dans l’esprit d’un certain nombre d’hommes hétérosexuels, l’anus se compose toutefois de plusieurs terminaisons nerveuses, qui ne manquent pas d’assurer leur dose de plaisir à ceux qui osent s’y aventurer.

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Sources

https://www.charles.co/blog/sexualite/etude-sexualite-masculine/

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