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La flore intestinale, aussi appelée « microbiote », est souvent présentée comme étant le deuxième cerveau de l’organisme, auquel elle est intimement liée grâce à ce que les scientifiques nomment « l’axe intestin-cerveau ». Constitué de près de 100 000 milliards de « bonnes » bactéries, le microbiote s’active constamment pour fabriquer les différentes vitamines nécessaires au bon fonctionnement du corps, mais aussi pour assimiler les nutriments et jouer son rôle de régulateur du système immunitaire.

Probiotiques : des organismes vivants dans notre alimentation

En quoi les boissons probiotiques sont-elles si bénéfiques ? Pour réaliser tous les bienfaits qu’apportent ces boissons particulières, il est essentiel de comprendre le rôle des probiotiques. Micro-organismes vivants, les probiotiques sont en fait des bactéries qui s’avèrent bien utiles : « Les probiotiques sont indispensables car elles vont venir coloniser notre microbiote pour favoriser la digestion. Un microbiote en mauvaise santé va favoriser la mauvaise dégradation des aliments, ce qui favorise les ballonnements ou l’alternance entre diarrhée et constipation. C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous parlons beaucoup de microbiote, c’est parce qu’il détermine notre état de santé général. Un mauvais microbiote provoque une inflammation chronique du corps, qui génère différents problèmes », explique Raphaël Gruman, nutritionniste et ambassadeur Medisite.

Riches en probiotiques grâce au processus de fermentation, ces boissons constituent un véritable phénomène. Pour autant, elles ne datent pas d’hier, puisqu’elles sont le résultat de pratiques ancestrales, réalisées pour répondre à un souci de conservation. Autrefois, les hommes faisaient en effet fermenter certaines boissons et divers aliments pour pouvoir les conserver plus longuement. Finalement, il a été découvert que ces aliments et boissons enrichis en probiotiques constituaient de véritables boosters d’immunité.

Boissons fermentées et probiotiques : quelle différence ?

Les bonnes bactéries du microbiote possèdent l’incroyable capacité de changer la propriété des aliments, les rendant alors plus sains, plus nourrissants et plus adaptés pour l’organisme. Le bénéfice des aliments fermentés sur la santé est désormais avéré et plutôt clair : en plus de booster les défenses immunitaires, ils possèdent des vertus digestives et participent au bon fonctionnement du transit.

Toutefois, les aliments fermentés ne signifient pas forcément aliments probiotiques. Certains experts se sont penchés sur la différence notable qui existe entre les deux : il existe des boissons fermentées comme la bière et le vin notamment, qui sont soumises à des procédés de fermentation qui rendent les organismes vivants totalement inactifs. Les boissons fermentées « probiotiques », elles, profitent de tous les bienfaits des organismes vivants, ces bactéries qui se trouvent conservées lors de la fermentation particulière à laquelle elles ont été soumises.

Boissons probiotiques : lesquelles faire à la maison ?

Le kéfir : tout droit venu du Caucase, une région de l’Europe de l’Est à la frontière de la Russie et de la Géorgie, le kéfir de lait est une boisson fermentée à l’aspect crémeux et légèrement gazeux. Pour préparer un kéfir de lait chez soi, il vous suffit de dissoudre environ 50 g de sucre non-raffiné (c’est-à-dire brut) dans 1 litre d’eau. Ajoutez-y 20 grammes de kéfir en grains, une datte dénoyautée et couvrez le tout, sans oublier de placer un élastique autour du couvercle pour rendre le récipient complètement hermétique. Placez le mélange dans un endroit privé de lumière et laissez fermenter environ 48 heures. Passé ce temps de fermentation, filtrez le tout et ne récupérez que le jus du mélange, versez-le dans une bouteille.

Le kéfir se décline d’ailleurs en trois formes différentes : vous pouvez tout à fait choisir le kéfir de fruits ou le kéfir d'eau à la place du kéfir de lait !

Le kombucha : originaire d’Asie centrale, le kombucha se compose de thé noir sucré, à la texture proche de la limonade. Pour profiter de cette boisson probiotique aux bienfaits incontournables, faites bouillir un litre d’eau de source puis versez 140g de sucre avec 6 cuillères à café de thé noir et 2 cuillères à café de thé vert. Laissez le mélange infuser durant 10 minutes et remuez pour dissoudre le sucre. Prochaine étape, filtrez le thé et transvasez-le refroidi dans un autre contenant. Ajoutez la « mère de kombucha » et un litre d’eau froide. Recouvrez ensuite votre contenant d’un linge respirant et fermez le tout avec l’aide d’un élastique dans un endroit à l’abri de la lumière. Effectuez la seconde fermentation au bout de 7 à 10 jours.

Le kvas : pour faire du traditionnel kvas de Russie, commencez par saler environ 340 g de betteraves préalablement coupées en petits dés. Versez ensuite 700 ml d’eau et laissez prendre le mélange à température ambiante durant 3 à 5 jours dans un contenant à couvercle hermétique. Pensez à remuer une fois chaque jour. Finalement, transvasez le mélange dans une bouteille dont le bouchon est hermétique lui aussi, et laissez fermenter à température ambiante pendant 2 à 3 jours. Le goût final doit être plutôt salé et un petit peu aigre.

Le jun : pour réaliser cette boisson probiotique venue du Tibet, commencez par porter à ébullition environ 1 litre d’eau. Placez-y ensuite deux sachets de thé vert (aromatisé, selon vos goûts), que vous laisserez infuser hors du feu. Ajoutez-y quatre cuillères à soupe de miel, puis transvasez le mélange dans le contenant qui servira à la fermentation. Une fois le breuvage refroidi, ajoutez-y de la souche de jun, aussi appelée « Scoby », et couvrez le tout. 4 à 5 jours suffiront pour laisser la fermentation s’effectuer.

Dans quel cas privilégier les boissons probiotiques ?

Si les boissons probiotiques surfent parfaitement sur la tendance bien-être et plaisent à un grand nombre d’adeptes de la « consommation santé », elles semblent particulièrement adaptées à certains types de profils, comme nous l’indique Raphaël Gruman, nutritionniste et ambassadeur Medisite : « Je conseille surtout les probiotiques aux personnes sujettes aux ballonnements, une fois par semaine. En parallèle des cures de probiotiques, la glutamine est très intéressante. Elle va permettre au colon de rester imperméable : parfois, les cellules du colon sont disjointes et vont laisser passer les mauvais nutriments. Pour les colopathes, qui souffrent de troubles de transit et/ou de douleurs abdominales chroniques, je conseille d’associer la cure de probiotiques avec la glutamine ».

Mais à quelle fréquence est-il donc utile de consommer ces boissons probiotiques ? Pour profiter des bienfaits de ces « bonnes bactéries » sans surcharger son organisme, Raphaël Gruman conseille de consommer les probiotiques « sous forme de cure », avant d’ajouter : « Il n’est pas nécessaire de consommer systématiquement les probiotiques tous les jours. Par exemple, vous prenez du Kéfir pendant 3-4 jours, vous arrêtez, puis vous reprenez 15 jours plus tard. C’est une façon d’entretenir sa flore intestinale, de renouveler les bonnes bactéries au niveau du colon ».

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