C'est une question à laquelle les chercheurs ont peut-être enfin répondu. En effet, depuis plusieurs années maintenant, les chiffres le montrent, les hommes meurent plus tôt que les femmes. Selon l'Insee, en 2019, l'espérance de vie pour une femme était de 85,6 ans alors que pour la gent masculine 79,7 ans. Malgré le fait qu'il ait gagné 0,5 années en cinq ans, la différence était toujours frappante. Des chercheurs ont donc tenté de comprendre ce qui était à l'origine de cet écart. Ils se sont penchés sur leur mode de vie, sur leur alimentation. Et comme le dévoilent les résultats d'une étude menée aux États-Unis par Hiram Beltrán-Sánchez, de l’Université du Wisconsin à Madison, les différents changements de mode de vie ne seraient pas anodins dans la mortalité précoce : « Non seulement les hommes ont vécu de plus grands changements dans leur alimentation et leur dépense énergétique que les femmes, écrivent les auteurs de l’étude, mais ils étaient aussi plus vulnérables biologiquement à ces changements » écrivent-ils.

Une découverte encourageante

Mais ce n'est pas tout. Selon une récente étude publiée sur le site de Science jeudi 14 juillet 2022, la raison serait en grande partie génétique. Et pour cause, des chercheurs de l'Université de Virginie ont découvert que l'homme perdait en vieillissant le chromosome Y. Une perte qui pourrait avoir de grandes conséquences sur la santé. En effet, ils ont donc cherché à tester l'influence que cela pouvait avoir sur les hommes en testant sur des souris et le résultat a été sans appel. En premier lieu, le manque de chromosome Y pourrait augmenter le risque de la malade d'Alzheimer. En plus du cerveau, le manque de chromosome a également un impact sur le cœur. Les souris ont vu leur force de contraction se réduire d'environ 20% après avoir passé 15 mois sans chromosome Y.

Suite à cette étude, ils ont donc conclu que les hommes perdant ledit chromosome dans 40% de leurs globules blancs auraient 31% de risque supplémentaire de mourir d’une maladie du système circulatoire. Une découverte importante pour l'un des chercheurs, Lar A. Forsberg qui espère pouvoir trouver un remède pour lutter contre — ou du moins anticiper — cette perte : « Si l’intérêt pour ce test se maintient et qu’il s’avère utile en termes de pronostic de la maladie chez l’homme et qu’il peut conduire à une thérapie personnalisée, il deviendra peut-être un test de diagnostic de routine ».

Sources

Science.org : Hematopoietic loss of Y chromosome leads to cardiac fibrosis and heart failure mortality

INSEE : Tableaux de l'économie française --- Espérance de vie – Mortalité

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.