Eaux usees : la circulation de la Covid-19 en baisse dans certaines zones en France

Au début de la pandémie, une étude avait permis de comprendre qu'à chacun de ses passages aux toilettes, une personne infectée par le Sars-cov-2 fera passer par ses selles des traces de virus, qui vont se retrouver dans les eaux usées. En mesurant les concentrations de génome viral dans les stations d'épuration, on peut donc anticiper la dynamique de l'épidémie.

C'est en tout cas la théorie des chercheurs d'Obépine. En janvier dernier, ils avaient partagé une analyse voulant prédire l'évolution du nombre de malades dans les différentes zones de l'Héxagone. En analysant les prélèvements effectués dans les égouts de différentes régions en France, le réseau Obépine avait mis à disposition une carte dévoilant les villes où la circulation de la Covid-19 est la plus importante, celle où il est susceptible de s'accélérer, et enfin, les villes où la situation s'améliore. 

Au micro de nos confrères de Franceinfo ce dimanche 11 avril, Vincent Maréchal, professeur de virologie à Sorbonne Université, co-fondateur de l'Observatoire épidémiologique dans les eaux usées (Obépine) expliquait qu'une diminution de la Covid-19 dans les eaux usées de certaines zones venait d'être observée. "C'est un signe encourageant qui est assez bien corrélé aux données qu'on a sur les données épidémiologiques d'incidence notamment, et de taux de positivité des dernières semaines", assure le professeur. Découvrez à travers notre diaporama dans quels zones on constate une diminution de la circulation du virus en se basant sur sa présence dans les eaux usées.

"Si la diminution se fait à partir du 22 mars, c'est probablement des effets combinés des mesures qui ont été prises"

Obépine avait identifié les territoires où les quantités de génomes viraux retrouvés se maintenaient à un niveau élevé. "A la fin du mois de juin, la surveillance des eaux usées en Ile-de-France a fourni le premier signal de ce qui allait devenir la deuxième vague", soulignait le Pr Vincent Maréchal, virologue à Sorbonne-Université et cofondateur du programme. Et en novembre, c'est encore une fois des égouts d'Ile-de-France que le premier signal encourageant est venu, après la mise en place du couvre-feu".

Aujourd'hui, l'analyse des eaux usées permet de constater que dans certaines régions, la Covid-19 semble circuler de moins en moins. "Si la diminution se fait à partir du 22 mars, c'est probablement des effets combinés des mesures qui ont été prises, notamment à l'issue des annonces de M. Castex" le 18 mars dernier, poursuit Vincent Maréchal. Et puis [...] Il y a très probablement une prise de conscience plus large maintenant de la nécessité d'en finir. Les gestes barrières sont sans doute mieux respectées, donc je pense que c'est un peu une combinaison de différents paramètres". 

On passe en revue dans notre diaporama les zones où la Covid-19 circule moins, selon les résultats cartographiés de Obépine. 

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