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Les variants du coronavirus sont la nouvelle menace de flambée épidémique. En proie au variant anglais, avec plus de 50% de cas de contaminations, les Alpes-Maritimes ont décrété ce lundi 22 février un confinement partiel le week-end. Dans le même temps, on apprend que le coronavirus n'en finit pas de muter. Selon une récente étude américaine, les variants britannique et californien ont fusionné pour former le premier "variant recombiné", présentant les caractéristiques de ses deux "parents".

Les deux variants concernés sont le variant B117, ou variant britannique, jugé plus contagieux que le coronavirus "de base", et le variant B1429, appelé "variant californien", qui serait plus résistant aux anticorps monoclonaux et dont les premiers cas ont été détectés en Alsace. Selon Top Santé, cette mutation de deux variants du virus en un nouveau virus porte le nom de "recombinaison". En effet, grâce à des enzymes spécifiques, les deux variants B117 et B1429 ont mélangé des bribes de leur matériel génétique pour construire un nouveau génome. Un phénomène qui serait assez fréquent chez les coronavirus.

On ne connaît pas encore sa dangerosité

Les chercheurs du Los Alamos National Laboratory, aux États-Unis, qui ont découvert ce nouveau variant "recombiné" ne savent pas encore s'il sera plus dangereux que ses deux "parents" de variants, le britannique et le californien. Quant à savoir si le phénomène va se reproduire, les scientifiques sont très fatalistes. "La question n'est pas de savoir si les différentes versions du Sars-Cov-2 vont se recombiner : la question, c'est quand", avertit le Pr. Sergei Pond de la Temple University de Pennsylvanie, aux États-Unis, interrogé par le New Scientist.

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