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C'est l'un des symptômes les plus inquiétants en cette période d'épidémie de coronavirus : la dyspnée, aussi appelée "gêne respiratoire". Désagréable, elle se manifeste par des sensations de blocage, de thorax serré, d'étouffement et de manque d'air. Heureusement, il est possible d'atténuer cette gêne grâce à nos conseils pratiques.

La gêne respiratoire : un effet secondaire courant du Covid-19

Un malade du coronavirus sur cinq est essoufflé et a du mal à respirer. Cette gêne respiratoire - qui fait partie des premiers symptômes du Covid-19 - peut également persister dans la durée.

Ce signe respiratoire est cependant difficilement quantifiable. On parle de dyspnée lorsque le réflexe de respiration devient un véritable effort conscient. Cette sensation peut être particulièrement angoissante et être en lien avec des perturbations physiologiques ou des réactions psychologiques du patient.

Notez qu'en cas de difficultés respiratoires qui s'aggravent, il faut impérativement appeler le 15. Mais d'autres symptômes également vous alerter :

  • Si la gêne respiratoire perturbe le débit verbal ou empêche de faire des phrases d'une traite.
  • Le caractère inhabituel de cet essoufflement.
  • Son arrivée subite (bien que ce ne soit pas toujours le cas).
  • Une augmentation anormale du nombre de respirations par minute. Quinze à 20 respirations par minute sont normales en moyenne chez une personne en bon état de santé. La respiration devient "anormale", lorsqu’elle est supérieure à 20 cycles par minute. On parle alors de tachypnée.
  • Un état légèrement second. Ce signe est, en principe, provoqué par le manque d’oxygène (hypoxémie).

D'autre signes associés ou non à la dyspnée, ne doivent pas être pris à la légère :

  • Un pouls très rapide (plus de 85 par minute) en présence d'une chute de la pression artérielle (en dessous de 10 ou 9 en fonction des valeurs habituelles du sujet).
  • Des marbrures (livedo) sur l’abdomen et les membres inférieurs.

Les différents types de dyspnée

Différentes types de dyspnée existent. Les voici :

  • La dyspnée inspiratoire (difficulté à inspirer de l’air).
  • La dyspnée laryngée (réduction du calibre de la filière laryngée).
  • La dyspnée aiguë (difficulté à respirer d’apparition brutale).
  • La dyspnée paroxystique (elle se caractérise par une sensation d'étouffement qui oblige la personne à s'asseoir pour reprendre son souffle).
  • La dyspnée d’origine cardiaque (elle traduit un défaut fonctionnel de la pompe cardiaque).
  • La dyspnée d'effort (On parle de dyspnée d'effort lorsque cette gêne respiratoire survient exclusivement au cours d'un effort physique).
  • La dyspnée de Cheynes-Stokes (Elle correspond à une anomalie du rythme respiratoire périodique et se caractérise par une alternance entre phases d'apnée, (arrêt de la ventilation pulmonaire), et d'hyperpnée, une augmentation de l'amplitude des mouvements respiratoires).
  • La dyspnée de Kussmaul (Elle se manifeste par une difficulté respiratoire profonde, plus rapide et difficile que la normale).

À noter : certains patients, même sortis de réanimation, gardent encore des troubles de l’oxygénation de leur corps surtout à l’effort. C’est pourquoi il est important d’établir une prise en charge rééducative à travers la réadaptation pneumologique.

En attendant, découvrez-vite nos astuces pour retrouver votre souffle !

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