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La proportion de variant anglais dans les eaux usées franciliennes a atteint 50% selon les informations de France Bleu Paris. "Aujourd'hui, nous atteignons 50% de variant anglais sur l'ensemble du territoire francilien, sans différence notable selon les zones", a assuré Laurent Moulin, responsable Recherche et développement au laboratoire d'Eau de Paris. Une proportion en constante augmentation depuis qu'il a commencé à être mesuré début janvier. La surveillance est opérée par le réseau Obépine dans les stations d'épuration d'Ile-de-France.

"Nous suivons des mutations liées au variant, en l'occurrence une mutation très spécifique au variant britannique. Et on voit que la proportion de cette mutation augmente régulièrement depuis deux mois", précise le chercheur à France Bleu Paris. Malgré tout, il ne faut pas tirer de conclusion car cela ne signifie pas qu'une personne sur deux ayant le coronavirus en Ile-de-France est infectée par le variant. En effet, cela donne simplement "une tendance, une idée de l'évolution de l'épidémie", selon Laurent Moulin.

Une "dynamique d'augmentation" des contaminations

La hausse de la proportion de variant anglais dans les eaux usées franciliennes signifie donc que nous sommes dans une "dynamique d'augmentation" des personnes infectées et que l'on ne doit pas s'attendre à une baisse des contaminations dans les jours qui viennent en Ile-de-France. En pratique, les eaux usées sont surveillées de près afin de suivre l'épidémie. Leur analyse permet de détecter les traces du virus laissées dans les selles des personnes contaminées par la Covid-19, avant même que les symptômes ne soient apparus.

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