Coronavirus : Olivier Véran promet des tests pour 1,3 millions de franciliens

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Ce jeudi, le ministre de la Santé a expliqué vouloir identifier les "clusters dormants" en réalisant un dépistage de la population. Trente communes d'Île-de-France seraient concernées.
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En Ile-de-France, une campagne de très grande ampleur s'apprête à être lancée.

Dans un entretien au journal "Le Monde", Olivier Véran a notamment révélé qu’un dépistage systématique de la population va être expérimenté, pour les personnes volontaires, dans des zones à risque.

Identifier les clusters dormants et distribuer des "bons" pour réaliser des tests virologiques

"Près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d'Ile de France vont ainsi recevoir des 'bons' de l'Assurance maladie leur proposant d'aller faire un test virologique dans n'importe quel laboratoire public ou privé, même s'ils n'ont pas de symptômes", détaille le ministre de la Santé.

Le but de ces mesures ? Identifier les éventuels clusters dormants et éviter à tout prix une nouvelle vague d'épidémie du coronavirus.

Une expérimentation qui pourrait s'étendre à d'autres régions

L'Ile-de-France ne sera pas la seule région concernée par cette stratégie de dépistage.

Cette campagne va cibler "des territoires à proximité de clusters identifiés où (...) il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir", explique Olivier Véran.

"On est pour l'instant au stade de l'expérimentation pour regarder si cela correspond à un souhait des Français. Cette expérimentation pourra ensuite être étendue à d'autres régions", ajoute encore le ministre.

Aujourd'hui, quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France) regroupent 74 % des patients hospitalisés en réanimation.

En outre, d'après le bulletin du Ministère de la Santé datant du 24 juin, les nouveaux clusters sont fréquents : on recense sur le territoire français pas moins de "272 cas groupés depuis le 9 mai, dont 4 nouveaux, soit 82 en cours d’investigation".

Préparer le pays à "toutes les hypothèses"

Cette stratégie s'inscrit dans une volonté "d'anticipation" face à une potentielle nouvelle vague épidémique, comme l'explique le ministre de la Santé.

"Aujourd’hui, des experts disent qu’il n’y aura plus de vague épidémique. D’autres, plus nombreux, considèrent qu’il y a un risque non négligeable d’une deuxième vague. Certains la voient à l’automne, d’autres dans un ou deux ans, voire en 2024. D’autres considèrent que le virus va peut-être circuler à bas bruit pendant des années, mais sans faire de nouvelles vagues. Nous devons préparer le pays à toutes ces hypothèses", conclut-il.

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