Coronavirus : Furets, chats... Quels animaux ont le plus de risques de nous le transmettre ?

Derrière l'homme, quelle est l'espèce la plus susceptible de contracter le coronavirus ? C'est à cette question qu'ont tenté de répondre des chercheurs du Centre de régulation génomique (CRG) de Barcelone. Dans une nouvelle étude publiée dans la revue PLOS Computational Biology le 7 décembre dernier, les scientifiques ont classé 10 animaux en fonction de leur sensibilité au Covid-19 afin de pouvoir limiter la propagation du virus.

Outre les chauves-souris et le pangolin, à qui on attribue la naissance du coronavirus, il ressort de cette étude qu'après les humains, ce sont, dans cet ordre, les furets, les chats, les civettes et les chiens qui sont le plus sensibles au coronavirus. Les canards, rats, souris, porcs et poulets auraient à l'inverse beaucoup moins de risques de le contracter.

"Savoir quels animaux sont sensibles au SRAS-CoV-2 nous aide à empêcher la formation de réservoirs animaux à partir desquels le coronavirus peut réémerger à une date ultérieure", a déclaré Luis Serrano, l'auteur principal de l'étude, dans un communiqué de presse. En effet, comprendre le caractère infectieux du coronavirus en fonction de différentes espèces animales peut aider à réduire le contact humain avec d'autres animaux sensibles au virus et ainsi éviter la propagation de la pandémie.

Les canards et les rats ont peu de risques de contamination

"Nos résultats donnent une idée des raisons pour lesquelles les visons - qui sont étroitement liés au furet - sont infectés par la maladie, qui est probablement aggravée par leurs conditions de vie en cage et leurs contacts étroits avec les travailleurs humains", ajoute le chercheur. À noter qu'à l'inverse, l'étude a également révélé que les canards, les rats, les souris, les porcs et les poulets avaient une sensibilité inférieure ou nulle au virus par rapport aux humains.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont utilisé la modélisation informatique pour voir à quel point la protéine du virus était compatible avec les récepteurs ACE2 de divers animaux. Habituellement, la protéine du coronavirus se lie à ce récepteur pour entrer dans les cellules. Or, les récepteurs ACE2 diffèrent entre les humains et les différentes espèces animales. Les scientifiques ont donc découvert que l'enzyme ACE2 à laquelle le virus s’attache pour infecter un hôte avait la plus forte affinité de liaison avec les humains, les furets, les chats, les chiens et les civettes.

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