A quel moment doit-on s’interroger sur la présence d’un cancer ?

Bien des cancers ont un début insidieux et se développent lentement, sans provoquer le moindre symptôme. Une fatigue et un amaigrissement inhabituels peuvent faire craindre un cancer. Une altération de l’état général, sans explication évidente, chez un sujet à risque, peut être expliquée par la présence d’un cancer sous-jacent. Des douleurs localisées à certains endroits et persistantes doivent également orienter les recherches vers la zone douloureuse.

De manière plus spécifique, la présence de sang dans les selles doit pousser à la recherche d’un cancer colo-rectal, la présence d’une toux chronique chez le fumeur à celle d’un cancer bronchique… La présence de ganglions persistants plusieurs semaines, en dehors d’un contexte infectieux, est aussi évocatrice d’un éventuel cancer, comme le ganglion axillaire satellite d’un cancer du sein ou un ganglion cervical secondaire à un cancer ORL.

Une lésion cutanée ou muqueuse qui ne cicatrise pas ou une tâche noire sur la peau sont évocatrices de cancer cutané et nécessitent une biopsie.

Quel bilan faire pour détecter un cancer ?

Lorsque des symptômes inexpliqués apparaissent, le premier bilan à réaliser est un bilan biologique qui peut montrer des signes indirects de maladie générale comme un syndrome inflammatoire avec une vitesse de sédimentation élevée, des anomalies des globules blancs, des perturbations du bilan hépatique ou une anémie. Le dosage des marqueurs tumoraux des cancers du côlon, du sein ou de la prostate, s’ils sont élevés permettront d’élargir le bilan.

Puis en fonction du contexte et des facteurs de risque, une radiographie des poumons, une mammographie, un scanner thoracique et/ou abdominal ou des biopsies pourront être effectués pour dépister la présence d’une lésion tumorale et en identifier la nature.

Quel dépistage pour les personnes à risque ?

En France, trois cancers bénéficient de campagnes de dépistage organisé et gratuit. Il s’agit du cancer du sein avec la réalisation d’une mammographie tous les 2 ans à partir de 50 ans, le cancer colo-rectal grâce à l’hémocult et le cancer du col de l’utérus par frottis cervico-utérin tous les 2 ans. Le dosage des PSA (antigène spécifique de la prostate) est proposé de manière individuelle chez les hommes de plus de 50 ans.

Le dépistage du cancer du poumon chez le , par les sociétés fumeur n’est pas encore organisé en France, mais une réflexion sur la réalisation d’un scanner thoracique de dépistage est en cours, par les sociétés savantes. Certains sujets sont plus à risque de développer des cancers (formes familiales, facteurs génétiques, exposition à des facteurs de risque).

Ces personnes peuvent bénéficier d’un dépistage et d’une surveillance régulière.

> Un expert santé à votre écoute !

Vidéo : Régime cétogène : Le secret anti cancer ? Avec Virginie Vartanian, Spécialiste nutrition

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