Journée nationale du sommeil : le reconfinement a-t-il impacté les nuits des Français ?Adobe Stock
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Le deuxième confinement a-t-il troublé le sommeil des Français ? Alors que ce vendredi 19 mars marquera la journée nationale du sommeil, très peu de données étant disponibles, l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance vient de publier une enquête réalisée avec OpinionWay sur le sujet. Résulat : près de la moitié des Français (45%) ont rapporté avoir souffert d'au moins un trouble du sommeil durant ce deuxième confinement. Dans 10% des cas, le trouble du sommeil est apparu pendant ce deuxième confinement. En effet les Français ont été un peu plus nombreux à ont décrire un trouble du sommeil durant le deuxième confinement qu’en période normale. Des troubles du sommeil qui affectent majoritairement les femmes, 53% contre 37% pour les hommes.

Malgré tout, les horaires de sommeil ont peu varié par rapport à une période normale. En effet, l'heure du coucher est de 23h27 en semaine et de 23h57 le week-end, contre 23h20 et 23h54 avant le premier confinement. C'est la même chose pour l'heure du lever qui est de 7h01 en semaine en moyenne et de 8h05 le week-end pendant le second confinement, contre 6h50 et 8h03 avant le premier confinement. "Ces chiffres montrent que la durée du sommeil a été proche durant le second confinement de celle observée en période normal e et que la dérive que l’on constatait depuis quelques années avec une baisse continue des heures de sommeil s’est arrêtée", se félicite le Docteur Marc Rey, président de l’INSV, neurologue et spécialiste du sommeil.

Un tiers des Français ont eu des symptômes anxio-dépressifs

Ces difficultés de sommeil ont malgré tout impacté la santé psychologique des Français. "34% des Français présentaient des troubles anxieux et 33% des troubles dépressifs durant le deuxième confinement selon l'étude del'Institut National du Sommeil. "Un tiers des Français avaient des symptômes anxio-dépressifs, souvent en association avec untrouble du sommeil. Ce taux a un peu augmenté mais ne semble pas si énorme que cela par rapport à la situation habituelle", juge Sylvie Royant-Parola, Présidente du Réseau Morphée.

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19h12 - La pleine lune influence-t-elle vraiment notre sommeil ?

Pousse des cheveux, variation d'humeur... La pleine lune est souvent invoquée pour justifier de nombreux phénomènes sur notre corps. Au-delà des croyances populaires, cette fois c'est une véritable étude des chercheurs de l'université de Washington, aux États-Unis, parue dans la revue Science ce mercredi 27 janvier, qui vient révéler combien la Lune impacte notre sommeil. Comme le rapporte Futura Santé, qui relaie l'étude, les chercheurs ont en effet observé une variation des cycles du sommeil au cours du cycle lunaire de 29,5 jours. Dans les trois à cinq jours qui précèdent la pleine lune, les gens s'endorment environ 30 minutes plus tard en moyenne, et dorment moins longtemps, de 46 à 58 minutes en moyenne, que ce soit à la campagne ou en ville.

17h02 - Les bienfaits de la sieste au travail

Le Dr Jérôme Lefrançois, médecin généraliste, et Véronique Deschamps, psychothérapeute, expliquent dans leur livre Sommeil : mieux dormir que plusieurs études ont démontré que les salariés faisant la sieste font ensuite moins de fautes professionnelles, se concentrent et mémorisent mieux, sont plus attentifs et agréables envers les autres. Les travailleurs manuels ont également moins d'accidents du travail. Le bénéfice est donc autant pour l'employé que pour l'employeur. À plus long terme, les "siesteurs" sont en meilleure santé et vivent plus longtemps.

14h48 - 80% des personnes souffrant d'apnée du sommeil ne sont pas diagnostiquées

En France, on estime que 5% des adultes souffrent d'apnée du sommeil. Selon une enquête d'Opinion Way* pour Heyme, 55% des Français ont déclaré avoir rencontré des problèmes pendant le confinement, et 38% d'entre eux sont persuadés qu'ils ont mal dormi à cause du stress. En France, on estime que 80% des personnes souffrant d'apnée du sommeil ne sont pas diagnostiquées. "C’est une maladie assez insidieuse, ce qui la rend difficile à percevoir par le sujet", estime Pierre Escourrou, cardiologue et somnologue au centre interdisciplinaire médical du sommeil à Paris dans des propos rapportés par 20 Minutes.

19/03 - 12h30 - Les conseils pour limiter les insomnies

Parmi les 10 conseils proposés pour limiter les risques d’insomnie et conserver une bonne hygiène de sommeil, "l’un des plus importants est de conserver les horaires de coucher et de lever habituels, alors que le fonctionnement de l’horloge biologique a pu être perturbé par les mesures sanitaires et d’adopter un couvre-feu digital, tous les écrans devant de préférence être éteints une heure avant le coucher", rappelle Marc Rey, neurologue et spécialiste du sommeil. La nuit, si on se réveille, il faudra éviter de rechercher à se rendormir coûte que coûte, mais se lever et avoir des activités détendantes (écouter de la musique…), le temps que le sommeil revienne. Si les troubles persistent, il faudra consulter pour éviter leur chronicisation.

19h12 - Les vertus de la boisson chaude du soir

Le Dr Jérôme Lefrançois, médecin généraliste, et Véronique Deschamps, psychothérapeute, expliquent dans leur livre Sommeil : mieux dormir les vertus de la boisson chaude du soir pour un meilleur sommeil. Le lait chaud (sucré au miel par exemple) de nos grands-mères a un effet apaisant. Cela nous rappelle les sensations apaisantes du début de notre vie et le lait contient par ailleurs du tryptophane, précurseur de la sérotonine et de la mélatonine. Une tisane chaude le soir, dont la chaleur et le goût sucré, et certains principes actifs peuvent également aider à l'endormissement (passiflore, aubépine, valériane, tilleul ect...).

16h28 - La contamination à la Covid-19 impacte fortement le sommeil

Selon l'enquête de l'Institut national du sommeil, les Français infectés par la Covid-19 présentaient, pour 60% d’entre eux, un trouble du sommeil avant le premier confinement, pourcentage qui s’est élevé à 64% durant le deuxième confinement, contre 41% et 45% pour l’ensemble des Français. "Il est frappant de voir qu’en dépit du plus jeune âge global des personnes infectées, elles
souffraient plus fréquemment que les autres Français d’un trouble du sommeil ancien, non type d’insomnie ou de modification du rythme du sommeil, mais souvent de syndrome de jambes sans repos, d’apnée du sommeil", signale Marc Rey, neurologue et spécialiste du sommeil.

14h30 - "À chacun son sommeil" : lancement d'une campagne nationale pour le sommeil

Avec cette crise sanitaire, de plus en plus de Français se plaignent de stress, d’anxiété et de troubles du sommeil, notamment d’insomnies. "Depuis le premier confinement de mars 2020, nous avons vu évoluer la typologie des insomniaques qui nous contactent, devait-il préciser. Plus souvent, ce sont des personnes relativement jeunes qui se plaignent de très mal dormir ou même d’avoir perdu le sommeil. Ce ne sont pas encore de véritables insomniaques, mais nous devons nous mobiliser pour que ces symptômes ne se transforment pas en pathologies chroniques. En conséquence, l’une de nos priorités est de sensibiliser et alerter les pouvoirs publics, les élus", assure Jean-Marc Loison, président de France Insomnie. Le laboratoire PiLeJe, avec le soutien de France Insomnie, lance donc en mars 2021 une édition digitale inédite de sa campagne nationale baptisée "À chacun son sommeil". Durant tout le mois de mars 2021, France Insomnie vous invite à suivre cette campagne de sensibilisation ponctuée de nombreux rendez-vous avec des professionnels de santé sur le site www.achacunsonsommeil.fr.

13h00 - Comment les Français ont tenté d'améliorer leur sommeil pendant le deuxième confinement ?

Selon l’enquête INSV/MGEN 2021, 23% des Français ont cherché à améliorer leur sommeil pendant le deuxième confinement. Parmi les moyens mis en oeuvre s par les Français pour améliorer leur sommeil, il y a en premier lieu le respect d’une meilleure alimentation (31%), jugée efficace dans 72% des cas. "Le choix de vouloir adopter une meilleure alimentation est logique, car il existe des interactions entre celle-ci et le sommeil", souligne Marc Rey, neurologue et spécialiste du sommeil. Est cité en deuxième (en premier par les femmes), le respect d’horaires de sommeil réguliers (30%), considéré bénéfique dans 71% des cas. Le troisième moyen d’améliorer son sommeil pour les Français (et 1er pour les hommes), est la pratique du sport. Un moyen jugé bénéfique à 88%. 59% des Français ont d’ailleurs pratiqué une activité physique ou sportive au cours du deuxième confinement, dont 36 % 1 à 3 fois par semaine. Les Français citent comme quatrième moyen d’améliorer leur sommeil la limitation de l’exposition aux écrans (27%), jugée efficace à 70%.

18/03 - 9h30 - Les trois quarts des Français ont eu des troubles du sommeil pendant le premier confinement

En France, le pourcentage de troubles du sommeil associés au premier confinement, mis en placedu 17 mars au 11 mai 2020, a été particulièrement fort. L’enquête Coconel, entreprise par un consortium de chercheurs, a ainsi retrouvé sur un millier de personnes interrogées, un taux de 74% d’adultes rapportant des troubles du sommeil après 2 semaines de confinement, la moitié d’entre eux estimant que ces problèmes étaient apparus avec
ce confinement. L’évolution des chiffres observés ensuite a révélé que la prévalence des problèmes de sommeil était associée au temps passé à rechercher de l’information sur l’épidémie dans les médias et était plus forte chez les personnes en difficulté pour différents motifs (travail,
conflit avec un proche) ou avec des revenus plus faibles. Ces perturbations de sommeil étaient aussi plus répandus chez les femmes et chez les 18-24 ans.

17/03 - 12h30 - Les Français en télétravail ont moins bien dormi pendant le reconfinement

Selon l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance, les Français en télétravail exclusif ou inactifs ont plus souvent rapporté une qualité de sommeil moins bonne (27%) pendant le deuxième confinement. Ils avaient aussi tendance à avoir un peu plus de troubles anxieux (34 % versus 31%) ou dépressifs (32 % versus 28 %) ce qui suggère que le confinement par lui-même a pu avoir des effets négatifs sur le sommeil.

Sources

Enquête Institut national du sommeil et de la vigilance et OpinionWay, 8 au 15 janvier 2021.

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