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Plus qu’un régime, un nouveau mode de vie

Et si le régime de demain était climatique ? Fût un temps où le régime à la mode était le paléo. Celui-ci consistait à manger comme nos ancêtres : on élimine le sucre, les légumineuses, la plupart des produits laitiers, les céréales et les huiles végétales raffinées comme l'huile de maïs et de soja … Peut-être un peu dépassé.

Consommer local et de saison

Aujourd’hui, le régime qui est en plein essor est le climatarian diet en anglais : un régime qui serait aussi bon pour vous, que pour la planète. Ce régime est d’abord rythmé par l’apprentissage d’un nouveau mode de vie. Par exemple, au moment de faire les courses, on revêt une importance capitale à limiter autant que possible les émissions de gaz à effet de serre. Et pour cela : on achète local, notamment pour les fruits et légumes. Bien sûr, il est également préférable de consommer des produits de saisons : exit les fraises et les tomates en plein hiver.

Limiter le gaspillage alimentaire

Dans l’idée d’appliquer ce régime, il faut limiter au maximum le gaspillage. Les fanes de légumes se transforment alors volontiers en cube de bouillon pour un prochain usage. De même, dans l’objectif de limiter les déchets, on laisse les sacs de course au magasin pour opter pour un cabas réutilisable. Dans la mesure du possible on oublie les produits alimentaires traités et sur-emballés. L’idéal est donc de pouvoir faire ses courses dans les magasins de vrac en utilisant ses propres récipients, sacs ou paniers réutilisables.

Le régime végétarien ou végétalien étaient déjà une option plus respectueuse pour la planète. En effet, la production de viande a un impact très néfaste en terme d’écologie. Cependant, abandonner la viande au profit de légumes cultivés en serre et transportés sur des milliers de kilomètres a en fait un gros impact sur notre empreinte carbone. C’est en ça que le régime climaterian est différent. Certaines études disent qu’en passant d’un régime « classique » à base de viande à un régime climatarien, l’on pourrait réduire les émissions de Co2 de 1,5 tonne par an.

Et un mode de consommation bon pour la santé

Ce nouveau mode de consommation est donc bon pour protéger notre planète et réduire notre empreinte carbone. Mais il l’est également pour votre santé. En effet, en réduisant par exemple la consommation de viande rouge (500g maximum par semaine pour un adulte) et charcuterie (150g maximum par semaine pour un adulte), v ous diminuez le risque lié aux maladies cardiaques, à l’hypertension artérielle, aux troubles intestinaux et même à certains cancers. Consommer plus de légumes réduit le risque de diabète, de maladies auto-immunes, d’obésité… et permet de manière globale d’augmenter la vitalité, la santé et la longévité.

Réduire la viande pour se tourner vers les protéines végétales

Si vous souhaitez diminuer votre consommation de viande, il faut par contre veiller à la remplacer. Ainsi, on peut opter pour des protéines végétales. Mathilde Gibeaux, diététicienne et présidente de l'association Miam précise : « attention à avoir des légumes secs et céréales sur la même journée pour bénéficier de tous les acides aminés essentiels ». Elles sont contenues dans les légumineuses sèches comme les haricots rouges, les pois chiches, les lentilles ou le soja mais aussi dans les oléagineux comme les amandes, les noix, les graines de coure, graines de chia, etc. Pensez à varier les sources de protéines. Ces dernières participent (entre autres) à l’entretien et à la construction musculaire, à la synthèse des anticorps, à la synthèse de certaines hormones, à la synthèse des enzymes… « Par contre, le fer végétal est moins bien assimilé donc veillez à avoir une source de vitamine C (agrumes, kiwi, poivron, persil) lors de leur consommation » ajoute la diététicienne.

Si vous souhaitez garder la viande dans votre alimentation, c’est très possible. Il n’est cependant pas nécessaire d’en manger tous les jours. Les œufs sont une excellente source de protéines. Dans l’idée d’avoir le plus petit impact possible sur l’environnement, mieux vaut opter pour le poulet plutôt que pour le bœuf. Cela reste l’option la moins intensive en carbone.

Les consommations néfastes pour notre planète

Il est des habitudes alimentaires qui impactent négativement notre planète auxquelles on ne pense pas toujours.

Se méfier des sucres simples

Par exemple, dans cette climaterian diet, on fait attention à la consommation excessive de sucre simple (à assimilation rapide). Mauvaise pour notre santé si consommé en excès (100g maximum pour un adulte dont la moitié est apportée par la consommation de sucre), elle l’est également pour celle de notre planète. En effet, la production de sucre peut contribuer à la déforestation, nécessite de grande quantité d’eau et peut ainsi entraîner l’érosion des sols.

Privilégier les céréales complètes

Enfin, pour vos produits céréaliers, choisissez-les complets. Cela concerne les pâtes, le riz, le blé … Leur production nécessite moins de transformation. De plus, leurs indices glycémiques bas permettent une libération de l’énergie plus lente, ce qui est meilleur sur le plan nutritionnel.

Le climatarian diet est donc un mode de vie plus qu’un régime, respectueux de l’environnement et qui prend également soin de votre santé.

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