Rappel national : ce café contient une toxine cancérigène, ne le consommez pas

Publié par La Rédaction Médisite
le 16/10/2026
café
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Un lot de café moulu fait l'objet d'un rappel dans toute la France en raison d'une concentration excessive en ochratoxine A, une toxine cancérigène nocive pour les reins.
 

Les autorités sanitaires viennent d'ordonner le retrait immédiat des rayons d'une référence de café distribuée sur l'ensemble du territoire français. Les analyses officielles ont révélé un dépassement des seuils autorisés pour une toxine sécrétée par des moisissures. Les personnes en possession d’un de ces paquets doivent impérativement interrompre sa consommation.

Café contaminé : les références du produit rappelé

Le site gouvernemental Rappel Conso a émis une fiche d'alerte cette mi-octobre octobre 2026 concernant le café moulu "Perfetto Moka Caramello" de la marque Bialetti. Ce paquet aromatisé au caramel a été commercialisé dans la France entière auprès de distributeurs spécialisés, notamment Ponera et MaxiCoffee.

Le rappel vise précisément le code GTIN 8006363076203, le lot LC5 BD149T et une date de durabilité minimale fixée au 29/05/2027. Les consommateurs qui détiennent ce produit doivent ne plus le consommer et le rapporter en magasin afin d'obtenir un remboursement, ou procéder à sa destruction.

Ochratoxine A : pourquoi cette substance survit-elle à la chaleur ?

L'ochratoxine A est une mycotoxine issue du métabolisme secondaire de champignons microscopiques, principalement des genres Aspergillus et Penicillium. Ces moisissures se développent sur les matières premières agricoles lors du séchage ou du stockage si l'air ambiant s'avère trop chaud et humide.

Cette molécule présente une résistance thermique particulièrement marquée, ce qui la rend encore plus dangereuse. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), la torréfaction n'élimine que 30 % à 60 % de la toxine lors d'une chauffe moyenne, et l'infusion dans l'eau bouillante ne suffit pas à la neutraliser. Face à cette persistance, le règlement européen 2023/915 fixe désormais une limite maximale stricte de 3 µg/kg pour le café torréfié et moulu, contre 5 µg/kg pour le café soluble.

Quels sont les impacts de ce contaminant sur les reins ?

La toxicité de cette moisissure s'exerce de façon préférentielle sur l'appareil rénal. Dans les analyses médicales, elle a longtemps été soupçonnée de favoriser la néphropathie endémique des Balkans, une atteinte dégénérative autrefois fréquente dans les zones rurales proches du Danube.

Le groupe d'experts sur les contaminants de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a établi que l'ochratoxine A endommage l'ADN et entraîne des tumeurs rénales chez les rongeurs de laboratoire. En raison de ces observations, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) la classe dans le groupe 2B, celui des cancérogènes possibles pour l'être humain. Notez toutefois que l'ingestion d'une tasse ne provoque pas d'intoxication aiguë foudroyante : le risque sanitaire provient d'une exposition répétée et cumulative au fil des mois.

Farines, épices et fruits secs : les autres sources d'exposition à l’ochratoxine A

Le café n'est pas le seul aliment exposé à cette prolifération fongique invisible. Les céréales comme le blé, le maïs ou le sarrasin, mais également les fruits séchés, le cacao, la bière, le vin et la réglisse représentent des sources d'apport répertoriées par les autorités sanitaires.

Les alertes de Rappel Conso touchent d'ailleurs régulièrement des farines de sarrasin ou des épices en poudre comme le paprika et le piment. À la maison, la meilleure prévention consiste à stocker les denrées sèches dans des récipients hermétiques, dans un endroit sec et frais, pour stopper toute prolifération fongique résiduelle.

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