Mélangisme : connaissez-vous cette pratique libertine "soft" ?

Candaulisme, triolisme, échangisme... Les pratiques libertines sont nombreuses. Aujourd'hui, Medisite se concentre sur un type de sexualité méconnu : le mélangisme. En quoi cela consiste-t-il ? Comment se protéger ? Découvrez-le.
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Pimenter sa vie sexuelle, dire adieu à la routine, raviver la flamme… Tout en restant fidèle ! Les raisons qui poussent un couple à se lancer dans le libertinage sont multiples. Connaissez-vous le mélangisme, une des nombreuses pratiques échangistes ?

Mélangisme : qu’est-ce que c’est ?

Le mélangisme, c’est avant tout une relation intime avec plusieurs partenaires. À première vue, cela peut ressembler à de l’échangisme. Toutefois, la nuance est grande : les mélangistes ne s’adonnent pas à la pénétration avec des personnes extérieures au couple. En effet, cette pratique sexuelle se limite à échanger des caresses, des regards, des baisers avec d’autres partenaires. Ce genre de flirt est avant tout une question d’esthétisme, de sensualité, de la beauté des corps nus qui se mélangent les uns aux autres. C’est un mode de sexualité idéal pour les couples attirés par l’échangisme qui n’osent pas sauter le pas. Ce type de relation permet également de s’émanciper d’une vision phallocentrée du sexe, qui voudrait que pénétrer son ou sa partenaire soit indispensable pour lui donner du plaisir ou l’exciter. Les mélangistes tiennent véritablement à se distinguer des échangistes. En effet, ils nient tout rapprochement avec l’exhibitionnisme, le voyeurisme, ou tout autre lien avec la pornographie.

Quid des rapports génito-buccaux ?

Parmi les mélangistes, il y a deux écoles : ceux qui acceptent les échanges génito-buccaux, et ceux qui les excluent. Ainsi, certains adeptes pratiquent le sexe oral : le cunnilingus, la fellation, l’anulingus… Et d'autres non. Il en va de même pour la masturbation mutuelle qui est courante dans certains groupes de mélangistes et absente ailleurs. Comme dans toutes les relations charnelles, il est important de se mettre d’accord sur ce qui est acceptable ou non avant de s’aventurer.

Parfois, les rapports mélangistes se transforment en relations côte-à-côtistes. Au comble de leur excitation, les partenaires “officiels” se retrouvent alors pour continuer de faire l’amour en couple, tout en restant avec les autres libertins et libertines.

D’où vient cette pratique libertine “soft” ?

Le mélangisme serait né au XVIIIème siècle. La pratique connaît son essor pendant les années 1990, alors que le sida apparaît. Elle permettait en effet aux libertins et libertines d’échanger les partenaires sans risquer de transmettre ou d’attraper le VIH. Ainsi, cette sexualité se fonde sur des rapports érotiques limités et prudents. À l’origine, il s’agissait des élites intellectuelles qui se livraient clandestinement au mélangisme.

Ce type de libertinage comporte-t-il des risques liés aux infections sexuellement transmissibles ? A priori, l’origine même de la pratique est fondée sur la volonté d’éviter la transmission de virus… Qu’en est-il ?

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