Ecouter l'article :

Les protéines végétales permettent de réduire le risque de démence chez les femmes ménoposées. C'est ce qu'il ressort d'une étude américaine publiée le 24 février dernier dans le Journal of American Heart Association. Les travaux menés par les chercheurs de l'université de l'Iowa révèlent que suivre un tel régime alimentaire permet de réduire de 21% le risque de décès par démence. À l’inverse, une consommation plus élevée de viande rouge ou de protéines animales augmente le risque de décès lié à la démence de 20%.

Comme le rapporte Pourquoi docteur ?, qui relaie l'étude, les chercheurs américains ont analysé les données de plus de 100 000 femmes femmes ménopausées âgées de 50 à 79 ans et ayant participé à l'étude Women's Health Initiative entre 1993 et 2017. Une étude d'ampleur qui a duré 24 ans et durant lesquels les volontaires ont indiqué leurs apports en végétaux (fruits légumes et légumineuses), en protéines végétales (notamment tofu, noix, haricots et pois), en œufs, en produits laitiers, volaille, viande rouge, poisson et crustacés.

Manger beaucoup de protéines animales accroît de 20% le risque de décès lié à la démence

Résultat, les chercheurs ont découvert que les femmes ayant la consommation de protéines végétales la plus élevée présentaient un risque de décès, toute cause confondue, réduit de 9%, de décès par maladie cardiovasculaire diminué de 12% et de décès lié à la démence amoindri de 21%. À l’inverse, les femmes ayant la consommation la plus élevée en viande rouge ou en protéines animales ont un risque de décès lié à la démence accru de 20%. Une consommation plus élevée de viande, d'œufs et de produits laitiers non transformés est associée à un risque accru respectivement de 12%, 24% et 11% de décès de maladies cardiovasculaires. En revanche, une consommation élevée en œufs est associée à un risque de décès lié à la démence réduit de 14%, alors qu'ils augmentent le risque de décès par cancer de 10%.

"Toutes les protéines ne sont pas identiques. Votre choix de sources de nourriture compte", assure le Dr Wei Bao, chercheur principal de l'étude, professeur adjoint d'épidémiologie au Collège de santé publique de l'Université de l'Iowa. Ils estiment que les principales directives diététiques "se concentrent principalement sur la quantité totale de protéines alors qu’elles devraient également considérer le type de protéines".

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.