Une ménopause précoce augmenterait les risques de démence

Publié le 01 Avril 2019 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
Si vous avez été ménopausée avant 47 ans, ou que vous avez subi une hystérectomie, vous avez plus de risques de développer une démence, selon une récente étude californienne. Cela pourrait s’expliquer par une exposition plus courte aux oestrogènes durant sa vie.
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Une ménopause précoce augmenterait les risques de démenceIstock

Règles tardives, ménopause précoce ou encore hystérectomie : tous ces facteurs pourraient accroître le risque de démence, selon une étude publiée le 27 mars 2019 dans le journal de l'American Academy of Neurology®. Il existerait, en effet, un lien entre le nombre d’années où les femmes sont exposées à un taux élevé d’oestrogènes et le risque de démence.

Les femmes sont plus à risque que les hommes

“Dans la mesure où les femmes ont 50 % plus de chances de souffrir de démence que les hommes, il est important d’étudier tous les facteurs de risques spécifiquement féminins, qui pourraient nous guider vers des points potentiels d’intervention”, explique l’auteure de l’étude Paola Gilsanz, Docteur en Sciences dans la division de recherche de Kaiser Permanente à Oakland (Californie).

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Cette étude a donc été menée sur 6 137 femmes californiennes. On leur a demandé à quel âge étaient survenues leurs premières règles, celui de leur ménopause et si elles avaient subi une hystérectomie. Les chercheurs ont ensuite calculé le nombre total “d’années reproductives” pour chaque participante. Puis, ils ont utilisé leur dossier médical afin de vérifier si elles avaient fait état de démence plus tard dans leur vie.

Les femmes moins exposées aux oestrogènes auraient un risque de démence accru

Les résultats montrent que les femmes qui ont eu leur premier cycle menstruel à 16 ans ou plus auraient 23 % plus de risque de démence que celles qui ont eu leurs règles à 13 ans. Les participantes ménopausées avant 47 ans auraient 19 % plus de chances de développer une démence, quant à celles qui ont subi une ablation du col de l’utérus, elles voient leur risque augmenter de 8 %.

In fine, cette étude montre que le risque de démence serait accru chez les femmes qui ont été moins exposées aux oestrogènes durant leur vie. L’auteure tempère néanmoins : “bien que l’étude porte sur un large panel, nous n’avons pas assez de données pour rendre compte des autres facteurs qui peuvent affecter le niveau d’oestrogènes, telles que les grossesses, les traitements hormonaux substitutifs ou encore la contraception. Il serait donc intéressant d’approfondir nos recherches”.

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