Anti-inflammatoires : leurs dangers !

Feldene®, Voltarène®, Aspegic®… Médicaments courants et efficaces, les anti-inflammatoires sont aussi dangereux pour la santé. Troubles cardiaques, risques d'ulcères, problèmes de reins, hépatites... Voici leurs vrais dangers et les symptômes qui doivent alerter.

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Qu'appelle-t-on anti-inflammatoires ?

© IstockLes anti-inflammatoires correspondent à une grande classe pharmaceutique regroupant différents médicaments. On distingue ainsi :

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  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), c'est-à-dire sans cortisone. Ce sont par exemple l’acide acétylsalicylique (ou "aspirine" : Aspegic®, Kardegic®, Aspirine UPSA®), le diclofenac (Artotec®, Voltarène®, Xenid®), l’ibuprofène (Advil®, Nurofen®, Vicks Rhume®, Rhinadvil®), le kétoprofène (Profénid®, Ketum®), le Piroxicam (Feldene®)
  • Les stéroïdiens (ou glucocorticoides car ils contiennent de la cortisone). Ce sont par exemple le bétaméthasone (Celestène®), le prednisolone (Cortancyl®, Dérinox®, Déturgylone®, Solupred®) et le tixocortol (Pivalone®).

Anti-inflammatoires : des risques d'ulcères

Aspirine, ibuprofène… Ces médicaments courants peuvent entraîner "des lésions avec possibilité d’ulcération, d’hémorragie, voire de perforation", prévient le Dr Martial Fraysse, pharmacien. Explication : "Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS - sans cortisone) comme par exemple l’acide acétylsalicylique ou "aspirine" (Aspegic®, Kardegic®, Aspirine UPSA®), le diclofenac (Voltarène®, Xenid®) ou l’ibuprofène (Advil®, Nurofen®, Rhinadvil®), inhibent la production de prostaglandines, des substances qui interviennent dans la protection de la muqueuse gastro-intestinale", précise notre spécialiste.

AINS : quels sont les symptômes d'une atteinte du système digestif ? Si vous ressentez des brûlures d’estomac, des douleurs gastriques, des nausées après la prise d’anti-inflammatoires, parlez-en à votre médecin. "Les complications gastriques surviennent généralement après un usage prolongé, mais elles peuvent parfois se produire dès le début", précise le Dr Jean-Yves Maigne, rhumatologue (Docteur, j’ai mal au dos).

Anti-inflammatoires : que faire pour éviter des effets digestifs secondaires ? Toujours prendre un médicament anti-inflammatoire pendant un repas et avec un liquide (un verre d’eau, un bol de soupe). Jamais à jeun ! Par ailleurs, il ne faut pas interrompre un traitement anti-inflammatoire sans avis médical.

Les anti-inflammatoires stéroïdiens sont-ils moins à risque d'ulcère ? Même s'ils sont mieux tolérés que les AINS, les anti-inflammatoires stéroïdiens (avec cortisone) comme par exemple le bétaméthasone (Celestène®), le prednisolone (Dérinox®, Déturgylone®, Solupred®) ou le tixocortol (Pivalone®), peuvent être responsables de troubles digestifs. Comme les non-stéroïdiens, ils sont contre-indiqués en cas d’ulcères gastro-duodénaux. Demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien.

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