Sida (VIH) : symptômes, test de dépistage, traitements, prévention

Certifié par nos experts médicaux MedisiteLe SIDA, ou syndrome d’immuno-déficience acquise est une maladie causée par l’infection par le virus VIH. Ce virus atteint le système immunitaire et les personnes atteintes ne peuvent plus lutter efficacement contre les maladies infectieuses et vont développer plus facilement des cancers.
Sida (VIH) : symptômes, test de dépistage, traitements, préventionIstock

Définition : qu'est-ce que le SIDA ou VIH ?

Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est à l’origine de la maladie appelée SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise).

L’infection par le VIH atteint le système immunitaire, notamment les cellules CD4, c’est-à-dire les défenses naturelles de l’organisme. En l’absence de traitement, des maladies infectieuses, bénignes chez le sujet normal, vont prendre des formes graves chez les sujets infectés par le VIH. Ce sont les infections opportunistes. La personne infectée par le VIH a également un risque plus élevé de développer certains cancers.

Il existe deux types de virus de l’immunodéficience humaine : le VIH 1 et le VIH 2. Le VIH 1 est le plus fréquent. Le VIH 2 se rencontre plus souvent en Afrique de l’ouest et est à évolution plus lente. Ils appartiennent au groupe des rétrovirus.

Chiffres et historique du VIH

Le SIDA est apparu dans la fin des années 1970, en Amérique du Nord, avec des premiers cas décrits chez des homosexuels masculins, puis les toxicomanes utilisant la voie intraveineuse.

Le virus a été isolé en 1983.

Les premiers traitements antirétroviraux ont été découverts en 1987 avec l’AZT laissant la place en 1990 à la trithérapie. Ces traitements, administrés dès le début de la maladie, ne permettent pas la guérison, mais permettent aux malades de vivre beaucoup plus longtemps, dépassant parfois les 80 ans, soit une espérance de vie normale.

Aujourd’hui, plus de 35 millions de personnes sont infectées, avec une majorité de cas en Afrique sub-saharienne et plus de 800 000 en Europe occidentale.   

En France, on compte environ 150 000 personnes infectées, dont un tiers ne seraient pas suivies. En 2012, 6 400 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France 3 000 personnes sont décédés du SIDA, principalement des homosexuels masculins. Ces chiffres sont relativement constants depuis.

Quels sont les symptômes du SIDA ?

Les symptômes de l’infection par le VIH et du SIDA évoluent en trois phases.

La phase de primo-infection 

Les symptômes de la primo-infection sont des symptômes grippaux. Ils apparaissent peu de temps après la contamination. Durant cette période, la personne infectée est très contagieuse. Dans certains cas, la primo-infection est asymptomatique et passe inaperçue. Lorsqu’ils sont présents, les symptômes sont :

  • de la fièvre ;
  • des maux de tête ;
  • des maux de gorge ;
  • des éruptions cutanées ;
  • de la fatigue ;
  • des douleurs musculaires et articulaires.

Le docteur Véronique Pistorius, dermatologue, explique : « La forme habituelle à laquelle il faut évoquer le VIH est l’éruption morbiliforme.» (ressemblant à la rougeole).

La phase asymptomatique

Durant cette phase, le virus s’attaque silencieusement aux défenses immunitaires. La personne infectée ne ressent aucun symptôme. La durée de cette phase est variable d’un sujet à l’autre. La personne atteinte est contaminante pendant cette phase, également.

La phase de SIDA

A la phase de SIDA, le virus a pris le dessus sur le système immunitaire et les infections opportunistes apparaissent avec leurs symptômes, de même que certains cancers. Cette phase peut apparaitre jusqu’à dix ans après l’infection. On observe donc, à ce stade :

  • de la fièvre ;
  • des sueurs nocturnes ;
  • une perte de poids importante ;
  • des adénopathies diffuses ;
  • des diarrhées fréquentes et  persistantes ;
  • des infections cutanées ;
  • une toux sèche persistante ;
  • un essoufflement…

Quelles sont les causes du syndrome d’immunodéficience acquise  ?

Le SIDA est une maladie transmise par le virus VIH. Le mode de contamination virale est sanguin ou sexuel.

Facteurs de risques

Les facteurs de risque de la contamination par le VIH sont :

  • les rapports sexuels non protégés avec une personne infectée par le VIH c’est-à-dire les relations vaginales ou anales sans préservatif et relations orales sans préservatif ;
  •  la présence d’infections sexuellement transmissibles comme une gonorrhée,  syphilis, herpès génital augmente le risque de contamination par le VIH ;
  • utiliser des drogues injectables sans respecter les mesures d’hygiène ni jeter le matériel à usage unique ;
  • se faire tatouer ou « percer » avec du matériel qui n’est pas à usage unique ou non stérile.

Quelles sont les personnes à risque ?

Les personnes à risque de contracter une infection par le VIH sont :

  • les personnes vivant dans les pays dans lesquels l’infection par le VIH est très répandue : l’Afrique subsaharienne, Caraïbes…
  • les enfants nés d’une mère séropositive n’ayant pas été traitée : le virus est transmissible durant la grossesse ou lors de l’accouchement ou  durant l’allaitement ;
  • les personnes qui ont une profession exposée au sang ou à d'autres liquides organiques (professionnels de la santé, policiers, pompiers, etc.) ;
  • les personnes ayant reçu une transfusion de sang ou de produits sanguins ou encore une transplantation d’organe de 1979 à novembre 1985 ;
  • les personnes ayant des rapports non protégés, notamment avec des partenaires multiples ;
  • les homosexuels masculins ont également plus de risque d’être contaminés par le VIH.

Qui, quand consulter ?

En cas de doute sur une possible infection par le VIH ou en cas de prise de risque comme un rapport sexuel non protégé, il est conseillé d’aller se faire dépister. Le dépistage est possible dans les laboratoires d’analyses médicales.

Une consultation chez le médecin traitant est également utile pour obtenir des réponses à ses questions.

En cas d’infection avérée par le VIH, un suivi dans un centre de maladies infectieuses spécialisé dans le VH est proposé.

Durée de cette pathologie

Durée de la phase de primo infection

La primo-infection survient rapidement après la contamination. Elle dure tout au plus quelques semaines. La positivité de la sérologie intervient 3 mois après la contamination.

Durée de la phase asymptomatique

La phase asymptomatique peut durer plusieurs années. La personne a-infectée ne ressent aucun symptôme mais est susceptible de transmettre le virus.

Durée de la maladie du SIDA

Lorsque la maladie se développe et que les infections opportunistes surviennent, en l’absence de traitement, le décès survient en quelques mois ou années. Grâce à l’évolution des traitements, le pronostic n’est plus aussi sombre et même si la maladie n’est pas guérie, une personne infectée et traitée pourra vivre de longues années.

Quelles sont les complications de l’infection par le VIH  ?

Les complications de l’infection par le VIH comportent essentiellement la survenue d’infections opportunistes, normalement bénignes chez le sujet sain, et la survenue de certains types de cancer comme le sarcome de Kaposi. Les personnes atteintes du SIDA sont également plus susceptibles de développer des maladies chroniques, cardio-vasculaires ou neurologiques. Le VIH peut entrainer le décès en quelques années, en l’absence de traitement.

Contagion et transmission du VIH

Le virus VIH se transmet par l’intermédiaire des liquides corporels : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. La peau saine ne permet pas la pénétration du virus dans l’organisme. Celui-ci peut pénétrer par les muqueuses ou une plaie cutanée. Le mode de transmission le plus fréquent est sexuel, lors de rapports non protégés, notamment lors de rapports anaux non protégés entre hommes.  Il n’y a pas de contamination possible par une poignée de main, de la sueur, des larmes, par des piqures d’insectes, par l’intermédiaire des toilettes ou des piscines publiques, par la nourriture, ou le linge d’une personne infectée.

Examens et dépistages du VIH

Pour diagnostiquer une infection par le VIH, une sérologie peut être réalisée. Elle utilise le test ELISA, qui à l’heure actuelle détecte la protéine P24 et les anticorps anti VIH1 et 2. La positivité après la contamination est donc plus rapide puisque l’antigène p24 se positive plus rapidement. Il existe également des tests rapides et des autotests qui détectent les anticorps anti-VIH1 et 2. En cas de positivité, la charge virale, le taux de CD4 et de CD8 seront réalisés.

Quels sont les traitements contre le VIH ?

Il n’existe pas, à ce jour, de traitement permettant de guérir le SIDA ou d’éliminer le virus VIH de l’organisme des personnes infectées. Toutefois, l’évolution des traitements a permis d’allonger considérablement l’espérance de vie des personnes soignées et correctement suivies car ils diminuent significativement la charge virale (charge virale indétectable).

De plus, ces traitements, appelés traitements anti-rétroviraux, provoquaient de nombreux effets secondaires au début de leur utilisation mais, aujourd’hui les effets indésirables ont beaucoup diminué et la meilleure tolérance des traitements permet de faciliter le quotidien des personnes malades du SIDA. Les personnes correctement traitées ont un risque moindre de transmettre le virus mais celui-ci n’est pas nul et les mesures préventives, comme l’utilisation du préservatif, doivent rester une priorité.

En l’absence de traitement, les personnes malades du SIDA décèdent en quelques mois ou années après l’apparition des premières infections opportunistes, d’où l’importance des mesures de dépistage et de suivi.

Les traitement anti-rétroviraux (TAR)

Le traitement principal de la séropositivité au VIH est représenté par les médicaments antirétroviraux. La combinaison de 3 ou 4 molécules différentes peut permettre d’obtenir une charge virale indétectable. Ces médicaments ont révolutionné la prise en charge de ces malades, en leur offrant une qualité et une espérance de vie considérablement améliorée par rapport à ce qui était observé à l’apparition de la maladie.

Il existe plusieurs classes de médicaments antirétroviraux et plusieurs molécules au sein de chaque classe :

  • les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse ou INTI comme l'AZT ou zidovudine,  qui a été l’un des premiers médicaments antirétroviraux, ou encore l’abacavir, le d4T ou stavudine, le ddI ou didanosine, le 3TC ou lamivudine ;
  • les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse(INNTI) comme la névirapine, la delavirdine, la rilpivirine, l’étravirine ;
  • les inhibiteurs des protéases ( IP), comme le saquinavir, l’ atazanavir, l’arunavir, le lopinavir, le nelfinavir, le ritonavir,le tipranavir ;
  • les inhibiteurs de l’entrée et de la fusion. Ils sont utilisés plus tard dans la maladie, après d’autres médicaments. Il s’agit, par exemple de l’enfuvirtide ou T20 ;
  • les inhibiteurs de l’intégrase, après l’utilisation d’autres médicament. Il s’agit par exemple du dolutégravir ou raltégravir ;
  • des inhibiteurs des récepteurs CCR5,  comme le maraviroc ;
  • des comprimés uniques associant 3 ou 4 molécules et permettant aux patients de ne prendre qu’un seul comprimé par jour au lieu de multiples prises.

Le traitement est différent selon chaque malade. Généralement, on associe plusieurs molécules et on parle de trithérapie ou de quadrithérapie. L’objectif est d’obtenir une charge virale indétectable après 6 mois de traitement. Les traitements sont, ensuite, adaptés en fonction de la tolérance et de l’efficacité.

Les traitements antirétroviraux doivent être rigoureusement suivis, pris tous les jours et à heure fixe, nécessitant parfois d’adapter ses habitudes de vie. La compliance au traitement doit également être stricte pour éviter que des résistances du virus au traitement n’apparaissent, en provoquant des mutations virales.

Les principaux effets indésirables des médicaments peuvent être de la fatigue, des maux de tête, une perte de l'appétit, des éruptions cutanées, de la diarrhée, etc…

Le coût des traitements antirétroviraux ont considérablement diminué au cours des dernières années. Cela permet aux pays défavorisés de pouvoir mieux traiter leurs malades du SIDA. Si en France, le SIDA, est pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale, dans de nombreux pays cette prise en charge sociale n’existe pas et il est difficile de se procurer l’ensemble des traitements existants.

La recherche concernant une vaccination est en cours, avec des essais cliniques prometteurs.

Le traitement des maladies opportunistes liées au sida

Lorsqu’une personne est séropositive, son suivi doit être régulier et rigoureux. Des examens complémentaires réguliers peuvent permettre de dépister les infections opportunistes et les cancers à un stade précoce. En cas d’infection, des traitements anti-infectieux pourront être prescrits et poursuivis quelques semaines. Le traitement dépendra du type d’infection : antimycosiques, antibiotiques, antiparasitaires. Les cancers seront traités par les traitements classiques, avec une surveillance rigoureuse en raison de la fragilité de ces patients. Des traitements anti-infectieux préventifs peuvent parfois être administrés.

Traitements complémentaires

Les personnes atteintes par le SIDA présentent fréquemment des carences vitaminiques et alimentaires. Ainsi des compléments alimentaires et des vitamines sont souvent prescrits pour éviter ces carences et stimuler l’appétit des malades. En effet, les carences alimentaires et vitaminiques peuvent accélérer la progression su SIDA.

Le suivi psychologique fait également partie intégrant de la prise en charge des malades du SIDA.

Un sevrage tabagique doit également être entrepris chez le malade fumeur.

Prévention

La prévention du SIDA passe par les mesures de dépistage, les mesures pour lutter contre la contamination et les mesures pour lutter contre les infections opportunistes chez les personnes malades.

Les mesures de dépistage

Le dépistage du VIH est réalisé grâce à une prise de sang qui peut être réalisé dans un laboratoire d’analyses médicales ou dans un centre de dépistage. Il peut ou non être prescrit par le médecin traitant. Le dépistage doit être pratiqué avec l’accord du patient. On utilise le test ELISA combiné. La positivité de la sérologie survient 3 mois après la contamination mais l’antigène p24 peut être détecté plus précocement. Le test ELISA est complété par un test Western Blot en raison de la possibilité de faux positifs.

Les mesures de dépistage© Istock

Il existe également des tests rapides d’orientation diagnostique du VIH (TROD). Ce test donne un résultat en 20 à 30 minutes mais en cas de positivité il doit être confirmé par une prise de sang et une sérologie. Il se positive environ trois mois après la contamination. Le dépistage du VIH ne peut se pratiquer qu’avec le consentement de la personne dépistée. Elle doit donc obligatoirement être au courant.

Le test du VIH consiste à détecter la séropositivité, c’est-à-dire la présence des anticorps anti-VIH dans un échantillon de sang. La méthode de référence utilisée est le test ELISA combiné, réalisé à partir d’une prise de sang. Ce test est fiable dès 6 semaines après une prise de risque pour la transmission du VIH. A cause du risque de faux positifs (résultat positif en l’absence de VIH dans 0,5 % des cas), en cas de résultat positif ce test doit être complété d’un autre test de dépistage, le Western Blot.

Toute personne peut se faire dépister régulièrement mais il est conseillé à certaines personnes, plus à risque, de se faire dépister de manière plus systématique. Il s’agit :

  • des personnes ayant vécu une situation à risque de contracter le virus (rapports non protégés, toxicomanie intraveineuse…) ;
  • des personnes dont les symptômes peuvent être dus à une infection au VIH (à discuter avec un médecin) ;
  • des femmes désirant mettre en route une grossesse ou dès le début de la grossesse afin de mettre en place un traitement évitant la transmission à l’enfant à naître ;
  • des personnes donneuses de sang, de sperme, de lait ou d’organe subissent systématiquement un test de dépistage.

Mon conseil de médecin généraliste :

"Lorsqu’un professionnel de santé se pique avec une seringue souillée, il est nécessaire de faire une sérologie au professionnel et au patient dans les 24 heures suivant l’accident puis 3 mois après pour s’assurer de l’absence de contamination au professionnel de santé. Une déclaration d’accident de travail doit être faite dans tous les cas. Un traitement préventif peut être administré au professionnel de santé dans les jours suivant la piqûre".

Mesures préventives de base

La prévention pour les personnes non porteuses du VIH :

  • utiliser des préservatifs pour tous les rapports sexuels (vaginaux, anaux, oraux) et préférer les lubrifiants à base d’eau ;
  • ne pas s’échanger pas les accessoires sexuels ;
  • ne pas partager pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel susceptible d’être au contact du sang ;
  • pour les utilisateurs de drogues injectables, ne pas partager les seringues ni le matériel d’injection et jeter le matériel à usage unique après utilisation, dans des containers dédiés.

 Prévention pour les personnes séropositives au VIH :

  • utiliser des préservatifs pour toute relation sexuelle (orale, vaginale et anale). L’utilisation de préservatif permet d’éviter de contaminer son partenaire sexuel mais également d’être à nouveau exposé au virus. Une surexposition peut accélérer la progression vers le SIDA. D’autre part, l’utilisation du préservatif a également pour intérêt de lutter contre d’autre infections sexuellement transmissibles, qui peuvent être dangereuse et difficile à traiter chez une personne atteinte par le VIH ;
  • ne pas partager pas d’aiguilles ou de dispositifs associés aux drogues ;
  • ne pas partager la brosse à dents, le rasoir, la  lime ou tout autre article personnel qui peut porter des traces de sang ;
  • couvrir toutes les plaies avec un pansement jusqu’à la cicatrisation complète ;
  • nettoyer toute surface contaminée par le sang avec de l’eau de Javel ;
  • ne pas donner son sang, ses organes ou son sperme pour l’insémination artificielle ;
  • se faire traiter, en cas de grossesse ,pour éviter de transmettre le virus à l’enfant à naître ;
  • en cas d’exposition du partenaire, consulter rapidement un médecin, au maximum dans les 72 heures qui suivent. Un traitement préventif peut être donné (prophylaxie post-exposition ;
  • prévenir les professionnels de santé qui interviennent de sa séropositivité. Ceux-ci se protégeront et sont soumis au secret professionnel ;

Mesures pour prévenir les infections opportunistes au cours du SIDA

  • Une personne atteinte du SIDA doit observer certaines mesures pour limiter le risque d’apparition d’infection opportuniste. Pour cela, une bonne hygiène de vie est nécessaire : ne pas fumer, limiter la consommation d’alcool, avoir une alimentation équilibrée et pratiquer au moins trois heures d’activité physique hebdomadaires.
  • La lutte contre le stress est également primordiale. Pour cela, un suivi psychologique spécialisé peut être proposé, ainsi que des séances de sophrologie ou de relaxation.
  • Sur le plan alimentaire, certains aliments sont à éviter en raison du risque accru de toxi-infection alimentaire, qui peut être dramatique chez la personne atteinte par le SIDA. Il est conseillé d’éviter les œufs et la viande crus, les poissons crus et les fruits de mer, ainsi que les produits laitiers non pasteurisés, en raison du risque de listériose.
  • Concernant les animaux domestiques, il est conseillé également d’observer la plus grande prudence, notamment avec les chats, qui peuvent transmette la toxoplasmose, bénigne chez le sujet sain mais qui peut être mortelle chez la personne atteinte du SIDA. Une rigoureuse hygiène des mains est recommandée.

Quid des vaccinations chez la personne atteinte du SIDA

Les vaccins ne contenant pas d’agent infectieux vivant peuvent être administrés à une personne atteinte par le SIDA. Selon les cas, on peut proposer une vaccination contre la grippe, le pneumocoque, le tétanos, la diphtérie, l’hépatite A ou B. Pour les autres vaccins, le rapport bénéfice /risque doit être évalué par le médecin au cas par cas.

Sites d’informations et associations

De nombreux sites d’information et associations sont présents sur internet pour aider les personnes atteintes du SIDA et leur entourage. Il s’agit, entre autres :

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.