"Le Monkeypox - ou variole du singe- est une maladie infectieuse due à un othopoxvirus. Cette maladie zoonotique est habituellement transmise à l’Homme dans les zones forestières d’Afrique du Centre et de l’Ouest par des rongeurs sauvages ou des primates, mais une transmission inter-humaine est également possible, en particulier au sein du foyer familial ou en milieu de soin", détaille Santé Publique France dans un récent rapport.

Actuellement, la variole du singe se propage en Europe et dans le monde entier. Le Royaume-Uni, premier pays à annoncer un cas le 6 mai, a été suivi par l'Espagne, le Portugal, le Canada et les États-Unis. En France, des cas viennent d'être recensés. Cette maladie implique notamment des éruptions cutanées deux jours après l'infection, parmi ses symptômes.

À mesure que les contaminations s'envolent, l’inquiétude prend de l’ampleur. Heureusement, le phénomène ne serait pas aussi préoccupant que les premiers cas de Covid-19 recensés il y a tout juste deux ans. C'est en tout cas la théorie de Daniel Lelièvre, chef des maladies infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne), interviewé par nos confrères du Parisien.

"Les quinquagénaires ne peuvent, en principe, pas être contaminés"

Selon Daniel Lelièvre, les personnes de 50 ans et plus ont été vaccinées contre la variole, contrairement à la nouvelle génération, puisque le vaccin a été administré jusque dans les années 1970. Elles seraient donc encore protégées et prémunies contre la variole du singe. "Je ne suis pas aussi inquiet que lors des premiers cas de Covid", assure-t-il.

L’obligation vaccinale contre la variole avait été levée dans les années 80, après l’annonce de l’éradication du virus par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé). Les générations qui ont suivie n’ont ainsi pas été contraintes de se faire vacciner. De la famille des poxvirus, la variole du singe est une cousine de la variole. Elle peut donc être combattue par le même vaccin.

"Les quinquagénaires ne peuvent, en principe, pas être contaminés, contrairement aux trentenaires d’aujourd’hui", ajoute l'expert. Certes, ces derniers ont été vaccinés il y a de nombreuses années, or "ils sont capables d’en produire, très vite [des anticorps, ndlr], en quelques jours, et de très bonne qualité", souligne-t-il.

Variole du singe : le virus peut-il muter ?

Certains ne peuvent s'empêcher de comparer le phénomène du Monkeypox avec la Covid-19. Qu'ils se rassurent : si le coronavirus est capable de muter et de générer de nouveaux variants, ce ne serait pas le cas pour la variole du singe, estime le Dr Lelièvre. "La famille des poxvirus, à laquelle appartient la variole du singe, a une capacité à muter bien plus faible. Il peut passer du singe à l’homme, créer de temps en temps des épidémies, mais ça s’arrête là", explique-t-il avant d'ajouter que les nouveaux cas en France "ne seront pas responsables d’une épidémie".

Sources

https://www.leparisien.fr/societe/sante/variole-du-singe-je-ne-suis-pas-aussi-inquiet-que-lors-des-premiers-cas-de-covid-22-05-2022-SDRLFWHLQBGBNJKCMYDQTTJXRU.php

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