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Maladie originaire de l’Afrique de l’Ouest, la variole du singe (appelée aussi monkeypox) s’est propagée en Europe début le mois de mai, avec un premier cas détecté le 6 mai au Royaume-Uni. De nombreux pays européens ont suivi, dont la France qui a découvert un premier cas en Ile-de-France le 19 mai.

Les symptômes durent entre deux à quatre semaines et débutent généralement par une fièvre de un à trois jours. L’infection se caractérise également par des douleurs musculaires, un mal de dos, des frissons, de la fatigue ou des ganglions lymphatiques enflés. Si la maladie est souvent bénigne et guérit d'elle-même, elle reste contagieuse.

La variole du singe s’est propagée très rapidement, et en l’espace de deux mois les cas se sont multipliés. En effet, dans son dernier rapport publié le 21 juillet, Santé Publique France annonce que 1 567 cas ont été détectés en France depuis le mois de mai. En Europe, il y a actuellement plus de 17 000 cas recensés.

Monkeypox : l’OMS déclenche le plus haut niveau d’alerte

Face à cette envolée épidémique,Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a déclaré l’alerte maximale concernant la variole du singe. “J'ai décidé de déclarer une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) pour ce qui concerne l’éruption de la variole du singe”, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse ce samedi 23 juillet. Il ajoute que si ce risque est pour le moment modéré dans le reste du monde, il est “élevé” en Europe.

C’est la septième fois dans l’histoire de l’institution de santé que cette alerte maximale est déclarée. La dernière remonte à janvier 2020, au début de la pandémie de Covid-19. Medisite vous explique les raisons qui ont poussé l’OMS à déclencher son plus haut niveau d’alerte.

Variole du singe : qu’est-ce que l'alerte maximale ?

Le Règlement sanitaire international décrit cette alerte comme répondant à "un événement extraordinaire dont il est déterminé [...] qu’il constitue un risque pour la santé publique dans d’autres États en raison du risque de propagation internationale de maladies ; et qu’il peut requérir une action internationale coordonnée."

Cette dernière est appelée USPPI (qualification d'urgence de santé publique de portée internationale) est utilisée dans les situations “graves, soudaines, inhabituelles ou inattendues”.

Selon le Règlement sanitaire international, la déclaration d’une USPPI oblige théoriquement les États à renforcer la surveillance et les actions contre la maladie, ainsi qu’à notifier à l’OMS les risques sur son territoire. Pour en arriver à cette alerte, l’OMS estime donc que cette maladie devient hors de contrôle et qu’une stratégie commune est nécessaire pour en venir à bout.

Alerte maximale : une décision prise par le directeur de l’OMS contre le monkeypox

Cette décision revient toujours au directeur de l’OMS, qui est actuellement Tedros Adhanom Ghebreyesus. C’est son rôle de décider si un événement sanitaire doit constituer ou non une USPPI.

Elle est prise sur : “la base des informations qu'il reçoit et au regard des critères et de la procédure énoncés par le règlement sanitaire international”. Suite à cela, le directeur de l’OMS doit convoquer un comité d’urgence, composé d'experts choisis : “sur la base des compétences et de l’expérience requises pour une séance particulière”.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a réclamé ce conseil d’urgence à la mi-juillet. Malgré les avis mitigés lors du conseil, le directeur de l’OMS a tranché samedi en faveur d’une USPII. En effet, parmi les experts, neuf ont voté contre l’alerte maximale et six pour.

Un nombre de contaminations qui explose

Parmi tous les éléments mis à disposition du directeur de l'institution de santé, les contaminations en hausse ont joué un grand rôle. “Lors de la première réunion, il y avait 3 040 cas notifiés dans 47 pays. L’épidémie a continué à progresser et nous en sommes à plus de 16 000 cas rapportés, dans 74 pays, dont cinq décès”, a-t-il justifié.

En effet, en France, 1 567 cas ont été reportés ces derniers jours, ainsi que 2208 au Royaume-Uni et 3 125 en Espagne. Des chiffres qui témoignent bien de l’importance de la maladie en Europe, alors que cette dernière est normalement une maladie endémique, présente seulement sur le continent africain depuis les années 1970.

Variole du singe : une maladie contagieuse

Les cas ont explosé à cause de la grande contagiosité de cette maladie. "Toute personne qui a un contact physique étroit avec une personne présentant des symptômes de la variole du singe, ou avec un animal infecté, présente un risque élevé d’infection", explique le site de l'OMS.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a précisé que pour le moment "cette flambée est concentrée parmi les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, et en particulier ceux qui ont des partenaires multiples, ce qui veut dire qu'elle peut être stoppée avec les bonnes stratégies dans le bon groupe". La plupart des personnes touchées ont moins de 45 ans.

Il a également mis en garde contre la stigmatisation des malades : "La stigmatisation et la discrimination peuvent être aussi dangereuses que n'importe quel virus".

Variole du singe : pourquoi instaurer l'alerte maximale ?

Cette décision de l’OMS permet de mettre en avant la gravité de la variole du singe et d’alerter sur les risques de cette propagation de la maladie.

Pour se protéger, l’OMS insiste sur certains gestes à adopter si vous êtes en contact d’une personne touchée par le monkeypox : "Encouragez la personne infectée à s’isoler et, si possible, à couvrir toutes ses lésions cutanées (par exemple, en portant des vêtements sur les parties atteintes), lavez les vêtements, les serviettes, les draps et les ustensiles de cuisine de la personne infectée avec de l’eau chaude et du détergent, "éliminez les déchets contaminés (par exemple, les pansements) de manière appropriée".

L’alerte maximale a également pour but de créer une réponse commune contre la variole du singe.

"Une réponse coordonnée, internationale est essentielle pour mettre fin à la propagation de la variole du singe, a déclaré Raj Panjabi, coordinateur du bureau de la Maison Blanche sur les pandémies, dans un communiqué. Il faut protéger les groupes les plus à risque de contracter la maladie, et lutter contre l'épidémie." L'OMS recommande ainsi de vacciner les personnes les plus à risque ainsi que les personnels de santé susceptibles d'être confrontés à la maladie. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a également approuvé, vendredi, l'utilisation d'un vaccin déjà utilisé contre la variole humaine pour contrer la propagation de la variole du singe.

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Sources

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/variole-du-singe/variole-du-singe-cinq-questions-sur-l-alerte-maximale-decretee-par-l-oms-pour-tenter-de-contenir-la-flambee-des-cas-dans-le-monde_5275132.html

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/variole-du-singe/la-variole-du-singe-une-urgence-sanitaire-devenue-mondiale-15a3381a-0b64-11ed-b097-79e7b59b36c3

https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2022/cas-de-variole-du-singe-point-de-situation-au-21-juillet-2022

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