C’est un véritable exploit qu’ont réussi des chercheurs français et américains. Il y a quelques mois, la revue scientifique Nature a dévoilé le résultat d’une enquête qui s’annonce extrêmement prometteuse. Des scientifiques de l’université de Yale ont anesthésié des porcelets avant de leur faire subir un arrêt cardiaque. Ils leur ont ensuite injecté un mélange de leur propre sang et d’une technologie appelée OrganEX : “C’est un produit synthétique composé d’oxygène, de médicaments contre la mort cellulaire, de nutriments, qui une fois injecté dans l’artère fémorale va irriguer le corps”. Ils se sont rendu compte que cela avait parfaitement fonctionné. C’est la raison pour laquelle des chercheurs du CHU de Clermont-Ferrand ont décidé de mener leur expérience. Et le résultat de cette dernière a été dévoilé dans un papier publié par le Parisien le samedi 20 août 2022. Le professeur de réanimation, Jean-Etienne Bazin a également provoqué un arrêt cardiaque chez des cochons, des jeunes femelles de 30 kilos.

Greffe : ils redonnent vie à des organes d’animaux morts

Les animaux, présents sur la table, ne se sont pas relevés sur leurs pattes mais leur sang s’est remis à circuler et certaines de leurs cellules ont repris vie une heure après leur mort. Comme l’a expliqué le professeur Jean-Etienne Bazin : “Leurs organes se sont remis à vivre”. Ils ont donc réussi à trouver la formule pour que cela fonctionne : “Cela montre que, même après une heure d’arrêt circulatoire, on pourrait récupérer des organes et les greffer, alors que, pour l’heure, ce n’est pas possible : ils ne sont plus greffables au bout de quelques minutes à peine. Une grande nouvelle pour la médecine. Cela suggère que l’on pourrait prélever des organes dans des circonstances où aujourd’hui ils sont irrécupérables.

Ça ouvre la porte à des greffes après des décès non prévus. Une grande avancée dans le domaine de la préservation des organes. Attention en revanche à la surinterprétation, il n’y a rien ici qui peut remette en cause la définition de la mort”. Grâce à cela, les chercheurs espèrent pouvoir mener cela à grande échelle et évidemment, le but est de pouvoir, à long terme, appliquer la méthode aux humains notamment sur une transplantation.

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Sources

https://www.nature.com/articles/d41586-022-02060-9

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