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"Une douleur constante dans la poitrine". Anne ne s'attendait pas à vivre de telles complications quand elle a reçu sa deuxième dose de vaccin le 26 juin dernier. À 18 ans, elle avait très bien supporté la première injection et ne redoutait pas de se faire vacciner. Douze jours plus tard, c'est le choc quand elle ressent des tremblements et des palpitations, et commence soudainement à se sentir très mal. La jeune femme de 18 ans, qui n'a aucun antécédent cardiaque particulier, pense d'abord faire une simple "crise de panique".

"Je tremblais, j'avais des palpitations et l'impression d'avoir froid alors que j'étais brûlante, avant de commencer à voir flou", confie l'étudiante. Anne se rend alors directement à l'hôpital et c'est à son arrivée pendant sa prise en charge que les symptômes s'aggravent. "J'ai eu une douleur constante dans la poitrine", se souvient-elle.

Péricardite : "J'avais du liquide dans le cœur"

À cet instant, elle ne redoute pas d'éventuels effets secondaires. Les médecins lui font alors un électrocardiogramme et une échographie du cœur. "C'est à ce moment-là qu'ils ont vu que j'avais du liquide dans le cœur, un épanchement", se souvient la jeune femme.

On lui diagnostique alors une péricardite, qui est une inflammation de la membrane qui entoure le muscle cardiaque. Une pathologie qui survient généralement après une infection virale. Une annonce qui est alors un vrai coup de massue pour Anne. "J'ai commencé à pleurer. Je me suis dit le cœur, c’est l'organe vital (...) Je me suis dit il y a moyen que je vive plus. Ça m'a fait peur, je me suis dit, c’est la fin sur le moment", se souvient avec émotion la jeune femme.

Le soir-même, c'est la descente aux enfers. "J'avais peur de dormir. Tout me faisait mal, pleurer ça me faisait mal. J'avais une grosse douleur dans la poitrine, c'était une douleur constante. La première nuit je n’ai pas dormi, car j'avais vraiment peur de pas me réveiller. À chaque mouvement, je sentais mon cœur accélérer", explique Anne. Très dynamique et sportive, l'étudiante prend conscience de sa fragilité et redoute ce qui pourrait arriver.

"Monter les escaliers, c’est difficile"

En stage dans un quotidien web, Anne cesse alors toute activité. "J'ai été arrêté un mois pour un repos complet". Son quotidien est bouleversé et la jeune femme voit très vite qu'elle a perdu des capacités : "Monter les escaliers, c’est difficile, porter des trucs lourds, c’est difficile. À 18 ans, ça surprend". Elle doit alors éviter toute situation stressante, qui voit son cœur s'emballer. Fini les films d'horreur ou les transports bondés, elle doit désormais penser à tout.

Malgré cette expérience traumatisante, Anne continue à croire en l'intérêt primordial des vaccins contre le coronavirus, surtout avec la propagation du variant Delta. "Pour sauver toute une population, il y a des risques à prendre", estime la jeune femme. Elle regrette que les jeunes pensent qu'ils sont "une barrière au Covid, qu'il ne les touche pas". Elle a d'ailleurs eu du mal à croire au départ que ses symptômes pouvaient être liés à sa vaccination.

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