Tuberculose : un risque de “crise sanitaire” à la prison de Fresnes ?

Publié le 19 Février 2019 par Bénédicte Demmer, journaliste santé

Le secrétaire local du syndicat Force Ouvrière s'insurge dans les colonnes de France Bleu Paris contre le manque de dépistage du personnel pénitentaire de la prison de Fresnes après que l'un des détenus ait été diagnostiqué de la tuberculose et craint un risque d'épidémie.

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L'épidémie de tuberculose guette-t-elle la prison de Fresnes dans la Val-de-Marne ? Cédric Boyer, secrétaire local du syndicat Force ouvrière (FO), s'insurge dans les colonnes de France Bleu Paris : Aujourd'hui on a un risque de crise sanitaire avec une propagation de la tuberculose au sein du centre pénitentiaire de Fresnes que l'administration de tente de minimiser".

"Du mépris vis-à-vis des personnels de surveillance" ?

En juillet 2018, l'un des détenus du quartier où sont incarcérés les personnes souffrant de pathologies psychiatriques a été diagnostiqué de la tuberculose. Si les autres détenus et le personnel médical ont tout de suite bénéficié d'un programme de dépistage, Cédric Boyer regrette que cela n'ait pas été le cas pour les agents pénitentiaires."Soit, c'est un oubli, soit une carence ou simplement du mépris vis-à-vis des personnels de surveillance."

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La tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse dûe au bacille de Koch, et qui touche avec prédilection l’appareil respiratoire.Lorsque l’équilibre est rompu, la tuberculose maladie fait suite à la primo-infection. La tuberculose pulmonaire est de loin l’atteinte la plus fréquente. Parfois lorsque la diffusion du bacille dans l’organisme se fait par voie sanguine, on peut avoir des localisations osseuses, articulaires, rénales ou cérébrale. Mais la plupart du temps elle s'attrape par les gouttelettes d'eau contaminées dans l'air.

Un manque de réactivité du médecin ?

Contacté par France Bleu l'administration de la prison de Fresnes explique qu'elle s'est "immédiatement emparée du sujet" en ayant fourni une liste de 41 surveillants au médecin après avoir organisé un recensement le 15 janvier dernier. Selon la direction de l'établissement ils ont appris un mois plus tard que seul 4 agents pénitentiaires ont été se présenté au médecin dont l'établissement déplore le manque de réactivité. Soulignant l'angoisse du personnel, Cédric Boyer exige un dépistage de la totalité du personnel de la prison afin de rétablir l'apaisement général et le réduire au maximum le risque d'épidémie.

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