Mesure de la glycémie, autosurveillance glycémique du diabète de type 1 et 2

Pour s’assurer du bon équilibre de son diabète, il est nécessaire de mesurer régulièrement sa glycémie car elle varie chaque jour sous l’influence de différents facteurs : alimentation, activité physique, stress ...

Pour s’assurer du bon équilibre de son diabète, il est nécessaire de mesurer régulièrement sa glycémie car elle varie chaque jour sous l’influence de différents facteurs : alimentation, activité physique, stress...

En l’absence de diabète, la glycémie varie naturellement au cours de la journée autour de 1 g/L, en fonction des repas ou de l’activité physique. Elle est d’environ 0,8 g/L avant les repas ou après une activité physique. Pour surveiller la glycémie, il existe de deux manières de procéder :

  • En laboratoire d’analyses médicales : à jeun et tous les 3 mois, pour mesurer son hémoglobine glyquée (HbA1c).
  • Avec un lecteur de glycémie. C’est ce qu’on appelle l’autosurveillance glycémique (ASG). Cette autosurveillance est prescrite par le médecin en fonction du type de diabète et du type de traitement. L’autosurveillance de la glycémie est l’approche par laquelle la personne diabétique mesure elle-même son taux de sucre dans le sang (glycémie) à l’aide d’un lecteur de glycémie (glucomètre). Elle est réalisée le plus souvent à partir d’une goutte de sang prélevée à l’extrémité d’un doigt. Dans un contexte d’autogestion du diabète, l’autosurveillance permet, à partir des résultats obtenus, de maintenir ses glycémies le plus près possible des valeurs cibles. La personne va ensuite ajuster l’effet de son traitement : alimentation, activité physique, insuline, antidiabétiques, gestion du stress.

Photo : un diabétique prélève une goutte de sang de son doigt

Photo : un diabétique prélève une goutte de sang de son doigt© Istock

Pourquoi réaliser une autosurveillance de sa glycémie ?

L’autosurveillance de la glycémie permet :

  • De vérifier l’impact des différents éléments du traitement sur votre glycémie et de faire les ajustements, au besoin.
  • De compléter l’information fournie par l’hémoglobine glyquée.
  • D’identifier, de traiter sans délai et de prévenir l’hypoglycémie de même que l’hyperglycémie.
  • De développer un sentiment de confiance, de sécurité et d’autonomie.
  • De réaliser le test à domicile, sur son lieu de travail, en voyage, dans un établissement sportif, etc...

Pour bénéficier des avantages de l’autosurveillance, il est essentiel de recevoir un enseignement par un professionnel de la santé. Le lecteur de glycémie, est le meilleur moyen d’observer et de suivre les effets immédiats des choix alimentaires, de son activité physique et d’autres changements sur la glycémie. Il est donc important de connaitre les aspects techniques de l’autosurveillance :

  • Les cibles de glycémie : pour agir immédiatement et ramener la glycémie dans l’intervalle cible recommandé par votre médecin.
  • Le moment et la fréquence des mesures de la glycémie.
  • Les mesures à prendre en fonction des résultats obtenus.
  • Une réévaluation des moments et de la fréquence de l’autosurveillance tous les 3 à 6 mois en fonction de la condition clinique et des résultats sera effectué.

Sans ces informations, l’autosurveillance de la glycémie n’offrira pas son plein potentiel.

Systématique en cas de diabète de type 1 et de traitement par insuline, elle est parfois proposée en cas de diabète de type 2 non traité par insuline. Le professionnel de santé, après avoir identifié les caractéristiques et les besoins, pourra suggérer un lecteur de glycémie ainsi que tout autre matériel nécessaire pour l’autosurveillance : lancettes (aiguilles), autopiqueur (pour effectuer le prélèvement de sang), bandelettes réactives et papiers mouchoirs. Le moment et la fréquence de l’autosurveillance sont déterminés en fonction du type de diabète, du traitement prescrit, du risque d’hypoglycémie. Ils varient donc d’une personne à l’autre.

Photo : lecteur de glycémie à bandelettes

Photo : lecteur de glycémie à bandelettes© Istock

Quelle autosurveillance en cas de diabète de type 1 ?

L’autosurveillance est systématique en cas de diabète de type 1. C’est un élément clé pour le suivi du traitement par insuline. L’insuline est une hormone fabriquée par le pancréas. Elle est présente en permanence dans le sang. Elle agit sur la glycémie en favorisant l’utilisation du sucre par les cellules de l’organisme, selon leur besoin.

En cas de diabète de type 1, le pancréas ne fabrique plus suffisamment voire plus du tout d’insuline.

Le traitement repose sur l’apport de cette hormone. Comme la glycémie varie au cours de la journée : soit naturellement, soit suite à l’apport de glucides, la dose d’insuline doit être adaptée à ces variations. Pour cela, plusieurs injections d’insuline sont en général nécessaires.

Dans le cadre de l’autosurveillance du diabète de type 1, votre médecin :

  • Définit avec le diabétique la fréquence à laquelle il faut réaliser les mesures glycémiques.
  • Explique ce que qu'on peut faire en fonction des résultats.
  • Explique comment adapter le traitement si nécessaire.

Photo : pancréas

Photo : pancréas© Istock

Quelle autosurveillance en cas de diabète de type 2 ?

Dans certaines situations en cas de diabète de type 2, l’autosurveillance de la glycémie est proposée par le médecin.

Elle intervient en complément du dosage de l’hémoglobine glyquée, qui reste l’élément central pour apprécier l’équilibre du diabète.

L’autosurveillance de la glycémie permet de :

  • Mieux comprendre l’influence de l’alimentation, d’une activité physique, du stress, des maladies ou d’un nouveau médicament sur la glycémie.
  • Confirmer un épisode d’hypoglycémie, pour agir rapidement en fonction de la conduite à tenir définie avec le médecin.
  • Repérer des épisodes répétés d’hypoglycémie et d’hyperglycémie.

Si un traitement par insuline est envisagé, l’autosurveillance permet de se préparer et de se familiariser avec cette pratique.

La fréquence des mesures à réaliser ainsi que la durée de l’autosurveillance sont définies avec votre médecin lors de la prescription.

Le Docteur Pierre NYS rappel : "Dans le cadre du diabète de type 2 traité uniquement par les antidiabétiques oraux, seulement 200 bandelettes par an sont remboursées."

Photo : autopiqueur utilisé par un diabétique

Photo : autopiqueur utilisé par un diabétique© Istock

Le carnet de surveillance glycémique, c'est quoi ?

Le carnet de surveillance glycémique est un outil de suivi et de dialogue entre le patient et son médecin. C'est un support pour le patient au quotidien, pour l’aider à prendre les bonnes décisions dans la gestion de son diabète.

Le carnet permet de répertorier :

  • Les résultats des glycémies : valeurs et moment de la mesure.
  • Les événements pouvant influencer les glycémies : repas, exercice physique, prise de médicaments...
  • Les détails personnels.
  • Les symptômes ressentis hypoglycémie, hyperglycémie.
  • Le jour et l’heure de chaque événement important.

Il doit être apporté à chaque visite chez le médecin avec le lecteur de glycémie.

Ce carnet peut être :

  • En format papier : le médecin, le pharmacien, les fabricants de lecteurs de glycémies ou encore des associations de patients diabétiques peuvent en remettre.
  • En version digitale : des applications sont téléchargeables et compatibles avec des lecteurs de glycémies connectés.

Il existe des carnets spécifiques pour le diabète de type 1 : il permet une lecture « horizontale » journalière, afin de valider les ajustements thérapeutiques instantanés. Il permet aussi une lecture « verticale » pour adapter les doses d’insuline injectées en fonction des résultats de la semaine ou des deux semaines précédentes afin d’adapter les doses entre deux consultations.

Il existe aussi un carnet spécifique pour le diabète de type 2 : le carnet pré-imprimé permet de cocher les cases des horaires de contrôle glycémique avec le médecin.

L’autosurveillance est perçue comme un avantage lorsque le patient comprend les bénéfices qu’il peut en retirer. Cela permet en effet de vérifier les effets du traitement et faire les ajustements nécessaires, identifier, prévenir et traiter l’hypoglycémie et l’hyperglycémie et enfin développer et renforcer un sentiment de confiance, d’autonomie et de sécurité. Cependant, pour certaines personnes, l’autosurveillance peut devenir une source de stress si elle est effectuée à des moments inadéquates. Ainsi, il est important de s’interroger sur la fréquence à laquelle vous mesurez votre glycémie, la façon dont vous interprétez les résultats et les actions que vous entreprenez face aux résultats obtenus.

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Source(s):

https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/themes/autosurveillance-glycemie/autosurveillance-glycemie

https://www.diabete.qc.ca/fr/vivre-avec-le-diabete/soins-et-traitements/autocontrole/autocontrole-de-la-glycemie

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