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Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) élevé : on parle d’hyperglycémie.

"Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas sécrètent de l’insuline. L'insuline fonctionne comme une clé, elle permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : dans les muscles, dans les tissus adipeux et dans le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le glucose diminue alors dans le sang", détaille la Fédération Française des diabétiques.

Le diabète de type 2 implique une résistance à l’insuline, empêchant l’organisme d'utiliser le glucose comme source d’énergie. Celui-ci s’accumule alors dans le sang et entraîne une hyperglycémie constante. "L’insulino-résistance fait que le glucose se trouve mal utilisé par le muscle, mais aussi par plein d’autres cellules. La glycémie augmente et entraîne des désordres métaboliques, notamment par la glycation. Ce phénomène va être propice aux complications, notamment microvaculaire comme la rétinopathie diabétique ou l’insuffisance rénale", nous détaille Jean-François Thébaut, cardiologue et vice-président de la Fédération Française des Diabétiques.

Intervenant à l’édition 2022-2023 du Festival de la Communication Santé – pour lequel Medisite est partenaire, le Dr Thébaut rappelle que le diabète de type 2 peut être évité si l’on ajuste nos comportements, notamment via l’alimentation et l'activité physique. "En effet, le diabète de type 2 – contrairement au diabète de type 1 qui est une maladie auto-immune – est lié à un certain nombre de facteurs liés au mode de vie".

Diabète de type de 2 : les 5 conditions qu’on retrouve le plus

L’apparition de diabète de type 2 est le plus souvent lié à 5 facteurs de risque :

  • L’absence d’activité physique ;
  • Une alimentation très sucrée ;
  • Une alimentation ultra-transformée ;
  • Le tabac ;
  • L’hypertension.

En effet, la sédentarité est propice au surpoids et à l'obésité, qui est souvent associé à l’apparition du diabète de type 2.

Une alimentation très sucrée va aussi être propice à l’apparition de la maladie. On mentionne surtout les gâteaux, viennoiseries, pâtisseries et sodas. Les produits transformés sont également incriminés. On retrouve ici les plats industriels (pizza, soupes, plats préparés…), charcuterie, viandes transformées, pain de mie etc…

Quant au tabac, (qu'il soit actif ou passif), il expose tous les fumeurs à de nombreux risques mais associé au diabète, il augmente considérablement le risque et la gravité des complications micro et macro-vasculaires. Le tabagisme provoque des changements physiologiques impliqués également dans l’apparition du diabète de type 2.

Enfin, les personnes hypertendues ont un risque plus important de développer un diabète et les personnes diabétiques ont également un risque accru d'hypertension artérielle. Ces deux pathologies associées peuvent augmenter les risques cardiovasculaires et engendrer d'autres complications.

Diabète de type 2 : quel est le profil type du diabétique ?

"Oui, il y a des profils types chez les patients diabétiques, nous explique Dr Thébaut. L’âge moyen d’apparition du diabète est autour de 50 ans actuellement. Mais cette maladie concerne de plus en plus de jeunes de par nos mauvaises habitudes alimentaires. À titre d’information, aux USA, 40 % des adolescents sont en situation d’obésité, ce qui est propice au diabète".

En effet, les patients diabétiques sont souvent concernés par le surpoids. "Le surpoids est un indicateur de désordre diététique : cela traduit un déséquilibre alimentaire. Chez les diabétiques, 90 % des personnes sont en surcharge pondérale ou obèses", ajoute notre expert.

Il ajoute que la plupart des patients diabétiques sont des hommes. Le tabac et l’hypertension sont également très présents.

Diabète de type 2 : quels sont les bonnes habitudes à adopter ?

Le premier bon réflexe est le dépistage. "Vous avez un test (FINDRISC), qui vous permet de quantifier votre risque de diabète. Un mauvais score indique de faire pratiquer une glycémie sanguine à jeun, rapporte le Dr Thébaut. Vous pourrez alors voir si vous êtes déjà diabétique, prédiabétique ou à risque. À ce stade, c’est réversible. Si vous mettez en œuvre des mesures hygiéno-diététiques tout en essayant de perdre du poids, vous devriez pouvoir vous prémunir".

Pratiquer une activité physique, arrêter le tabac, mettre les fruits et légumes au menu tout en réduisant le sucre et l’alcool sont les bonnes pratiques à adopter.

"La corrélation d’un certain nombre de facteurs de risque vont être la cause de la survenue du diabète. C’est essentiellement lié au mode de vie, et malheureusement les personnes les plus précaires sont encore plus exposées. Des changements à ce niveau sont indispensables", ajoute le vice-président de la Fédération Française des Diabétiques.

Une fois que le diagnostic est posé (deux glycémies à jeun pathologiques à distance), il sera très difficile de revenir en arrière. L’enjeu va être alors de réguler la glycémie. Car plus vous laissez cette dernière augmenter, plus vous vous exposez aux complications comme l’insuffisance rénale.

"On va alors commencer par adapter l’alimentation et reprendre une activité physique régulière (30 minutes de marche rapide par jour par exemple). Et si ça ne suffit pas, on va prescrire des médicaments. L’objectif est de normaliser la glycémie au maximum", conclue le Dr Thébaut.

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Sources

Merci au Dr Jean-François Thébaut, cardiologue et vice-président de la Fédération Française des Diabétiques

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