Tout a commencé avec un cluster détecté à l'hôpital de Lannion situé dans les Côtes d'Armor. Au total, 79 cas regroupant patients et soignants ont été dépistés positifs au coronavirus. Parmi eux, 8 personnes sont décédées. Or, selon les autorités de santé, "pas de lien de causalité établie entre ces décès et le nouveau variant".

Si l'Agence régionale de Santé (ARS) semblait dire qu'on ne pouvait pas considérer le "variant breton" comme un variant d’intérêt, le dernier communiqué de la Direction Générale de la Santé (DGS) nous met en garde.

"L’analyse moléculaire réalisée par le CNR de Pasteur met en évidence un nouveau variant (dérivé du clade 20C) porteur de neuf mutations dans la région", indique le service rattaché au ministère de la Santé.

La DGS a annoncé que suite à l’analyse de risque réalisée par Santé Publique France et le Centre National de Référence Virus respiratoires, le "variant breton" est classé comme "variant under investigation" (variant à suivre, NDLR).

Ce variant pour l'heure non détectable par des tests PCR

L'Agence régionale de Santé de Bretagne a annoncé aujourd'hui le lancement d'une enquête dans le but de mieux connaître le niveau de circulation de ce variant.

La particularité de cette souche ? Elle semble échapper à nos tests de dépistage. Les malades touchés par ce variant breton présentaient les symptômes habituels de la Covid-19. Or, lorsqu'ils ont effectué les tests PCR par prélèvement nasopharyngé, le résultat s'est avéré négatif.

Leurs prélèvements ont alors été transmis en laboratoire pour que soit effectué un séquençage du génome. C'est à ce moment-là que la nouvelle souche du coronavirus a été identifiée. Ce variant est donc pour l'heure détectable que par séquençage, et non par des tests dits classiques.

"Rien ne permet de conclure à une gravité plus importante"

La Direction générale de la Santé assure toutefois dans son communiqué qu'aucune donnée relevée à ce jour ne permet d'affirmer que ce nouveau variant soit plus contagieux ou plus dangereux que la souche dite classique de la Covid-19. De son côté, le directeur général de l'ARS Bretagne, Stéphane Mulliez, a indiqué aujourd'hui que ce variant ne permet de conclue "ni de conclure à une gravité plus importante, ni de conclure à une transmissibilité accrue".

À ce stade, les autorités ne sont pas en mesure de savoir si ce variant s'est propagé au sein d'autres départements. Or, puisque ce variant semble indétectable via nos tests PCR, il est fort possible qu'il circule déjà sans qu'on le sache.

Sources

Direction Générale de la Santé, 15 mars 2021

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