La seconde vague de la Covid-19 pourrait bien se montrer plus dévastatrice que la précédente. C'est du moins, ce qui ressort des projections émises par l'Institut Pasteur. "Il faut toujours deux à trois semaines, quand une mesure est mise en place, pour pouvoir commencer à évaluer un impact", estime Simon Cauchemez, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, à propos du nouveau confinement, au micro de Franceinfo.

Face à la Covid-19, les scientifiques imaginent deux scénarios possibles : dans un cas de figure, on peut s'attendre a un "impact similaire" à la précédente vague. Or, dans un scénario plus pessimiste, le pic épidémique pourrait se voir décalé de quelques semaines, ce qui induirait un plus grand nombre de patients hospitalisés en réanimation.

Scénario optimiste : où en serait-on le 1er décembre ?

Le premier scénario de l'Institut Pasteur envisage une courbe qui atteint son pic mi-novembre : un pic de 5 710 lits occupés dans les services de réanimation. Concrètement, si le nouveau confinement a un impact similaire au premier, on pourrait compter entre 5 400 et 6 020 malades en réanimation vers la mi-novembre.

Toujours dans le scénario le plus optimiste, on se retrouverait au 1er décembre, avec environ 3 000 patients en réanimation. D'ici cette date, le nombre de contaminations devrait avoir baissé si l'on suit le scénario optimiste, mais il faudra néanmoins "une réflexion sur la durée du confinement et aussi sur l'après", sur les mesures à mettre en place en sortie de confinement, a estimé Simon Cauchemez.

Scénario pessimiste : le pic pourrait se faire autour de 8 600 réas

Néanmoins, vous êtes nombreux à l'avoir déjà remarqué : les nouvelles restrictions du confinement s'avèrent plus souples qu'en mars dernier. Or, selon l'Institut Pasteur, cela pourrait permettre au virus de faire plus de victimes.

Dans le scénario le plus pessimiste, le nombre de patients en réanimation pourrait atteindre mi-novembre plus de 6 600, et le pic épidémique, décalé de quelques semaines, pourrait se faire autour de 8 600 réas. Cela nécessiterait encore des nouveaux lits de réanimation.

Selon Simon Cauchemez, tout dépendra des effets du confinement. S'il "a un impact tardif, si pendant quelques jours les comportements restent comme avant", il s'attend à un nombre de patients en réa possiblement plus élevé. "Rien n'est encore joué sur la taille de cette deuxième vague", a insisté le chercheur.

Pour rappel, en avril dernier, le pic était survenu avec 7 148 malades du Covid-19 en réanimation.

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