Alors que les indicateurs de l’épidémie de Covid-19 repartent à la hausse, la menace d’un troisième confinement plane sur les Français. Pour le président du Conseil Scientifique, cette mesure est même essentielle pour éviter de se retrouver dans “une situation extrêmement difficile, comme les autres pays européens, dès la mi-mars”.

“Il y a urgence” à reconfiner la population

Selon le Pr Jean-François Delfraissy, pas de doute, “il y a urgence” à reconfiner la population, face aux variants du coronavirus qui “changent complètement la donne”. Si les conditions de ce nouveau confinement relèveront d’une “décision politique”, le médecin estime que la décision doit être prise le plus vite possible.

“Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée. On est dans une semaine un peu critique”, explique le scientifique. Il ajoute que si la France est, pour l’instant, le pays d’Europe qui affiche “la meilleure situation sanitaire” avec l’Italie, cette situation “ne va pas pouvoir perdurer” à cause des mutations du virus SARS-CoV-2.

Variants : “l’équivalent d’une deuxième pandémie”

En outre, le professeur estime qu’il y a peu de chances que l’ensemble de la population soit vaccinée d’ici cet été. “La capacité vaccinale est limitée”, rappelle l’expert, expliquant que l’industrie pharmaceutique ne peut fournir les doses en quantité suffisamment massive, pour l’instant.

D’après lui, nous serons confrontés, de février à fin avril, à “une course entre arrivée du variant et vaccination”. Sachant que ces nouvelles mutations du virus sont “l’équivalent d’une deuxième pandémie”.

Reconfinement : qu’en dit le gouvernement ?

Depuis ce week-end, les rumeurs d’un troisième confinement vont bon train. D’après un article publié dans le Journal du Dimanche, basé sur les propos de “sources haut placées” au sein du gouvernement, “la décision est sur le point d’être prise”, ce n’est plus qu’une question de jour. Ce confinement pourrait être annoncé mercredi, à l’issue du Conseil de défense et mis en place pour “au moins trois semaines”.

Des informations que l’Élysée s’est empressé de démentir, indiquant qu’il souhaitait d’abord faire le point sur l’impact du couvre-feu et sur la progression du variant anglais, avant de prendre une telle décision. Néanmoins, celle-ci semble bien faire l’objet d’une réflexion et pourrait donc être envisagée.

Si les mesures actuelles sont suffisantes, elles pourraient suffire, bien que cela soit “peu probable”, selon un conseiller de l’exécutif interrogé par France Info. Tout l’enjeu étant de “faire retomber la pression sur les hôpitaux suffisamment pour qu’ils puissent encaisser le choc quand le variant britannique sera majoritaire à circuler en France, et que le nombre de cas explosera”, détaillent nos confrères. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la tension en réanimation est de 58,4 %.

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