Des chercheurs de l'Université Emory (Géorgie, États-Unis) révèlent que l'antiviral MK-2282 / EIDD-2081 (molnupiravir de son nom commercial) pourrait stopper la propagation de la Covid-19 en 24 heures environ. Leur découverte a été relayée par la revue scientifique Nature.

"Les traitements antiviraux approuvés tels que le remdesivir et le sérum reconvalescent ne peuvent pas être administrés par voie orale ce qui les rend mal adaptés au contrôle de la transmission. Nous avons rapporté précédemment le développement d'un inhibiteur analogue de ribonucléoside par voie orale efficace [...] contre le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2)", annoncent les scientifiques.

Le traitement est actuellement en cours d'essais cliniques. Or, selon les chercheurs, le molnupiravir constitue un réel espoir dans la lutte contre la Covid-19. Ils le considèrent comme un "formidable complément à la campagne de vaccination".

Comment le molnupiravir pourrait venir à bout de la pandémie

Le traitement a été testé sur des furets. "Ces derniers transmettent le virus avec des signes cliniques minimes, qui ressemblent à la propagation dans la population humaine jeune-adulte", expliquent les auteurs de la recherche.

"Si les données de la transmission du SRAS-CoV-2 sur le furet sont prédictives de l'effet chez l'homme, les patients atteints de Covid-19 pourraient devenir non infectieux dans les 24 à 36 h suivant le début du traitement oral", ajoutent-ils.

Les chercheurs espèrent que ce traitement pourrait contribuer à venir à bout de la pandémie. Administré rapidement en début d'infection, le molnupiravir aurait pour but d'atténuer le risque d'évolution de la Covid-19 vers une maladie grave en accélérant la guérison. Le médicament éviterait les isolements, les confinements et les clusters.

Des doutes quant aux potentiels dangers du molnupiravir...

Les tests ont déjà débuté chez l'homme seraient actuellement en phase II.

Néanmoins, les laboratoires associés au projet, Ridgeback Biotherapeutics et Merck, souhaitent dans un premier temps lever les doutes quant aux potentiels dangers du molnupiravir. Et pour cause, ce médicament auraient des propriétés mutagènes produisant des malformations congénitales.

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