La vitesse de notre marche prédisperait notre risque de décès du coronavirus. C'est la surprenant corrélation mise en évidence âpar l'étude publiée le 26 février dernier dans l'International Journal of Obesity. Les chercheurs de l’université de Leicester ont en effet révélé que les personnes marchant lentement seraient presque quatre fois plus susceptibles de mourir du coronavirus et auraient un risque plus de deux fois supérieur de contracter une forme sévère du virus. L'étude portant sur 412 596 participants d'âge moyen a examiné le lien entre indice de masse corporelle (IMC) et rythme de marche et risque de contracter une forme sévère du coronavirus et d'en mourir.

2,5 fois plus susceptibles de développer une forme grave

L'étude a ainsi révélé que les "marcheurs lents" ayant un poids normal étaient presque 2,5 fois plus susceptibles de développer une forme grave du coronavirus et 3,75 fois plus susceptibles de mourir de la maladie que les "marcheurs rapides" de poids normal. Le professeur Tom Yates, chercheur principal pour l'étude et professeur d'activité physique, de comportement sédentaire et de santé à l'Université de Leicester, estime dans Science Daily que "nous savons déjà que l'obésité et la faiblesse sont des facteurs de risque clés dans les formes du coronavirus", mais qu'"il s'agit de la première étude à montrer que les marcheurs lents ont un risque beaucoup plus élevé de contracter des formes graves du Covid-19, quel que soit leur poids".

Selon lui, "avec la pandémie qui continue à exercer une pression sans précédent sur les services de santé, il est essentiel d'identifier les personnes les plus à risque et de prendre des mesures préventives pour les protéger". Le professeur explique qu'il a été démontré que "les marcheurs rapides ont généralement une bonne santé cardiovasculaire, ce qui les rend plus résistants aux facteurs de stress externes, y compris les infections virales, mais que cela n'a pas encore été établi pour les maladies infectieuses".

Intégrer le rythme de marche dans les facteurs de risque

"Je pense que les études de surveillance et de recherche sur la santé publique en cours devraient envisager d'incorporer des données simples sur l'exercice physique tels que le rythme de marche autodéclaré en plus de l'IMC, en tant que facteurs prédisant les risques potentiels liés au coronavirus. Cela pourrait permettre de meilleures méthodes de prévention sauver des vies", conclut le chercheur principal de l'étude.

Sources

Pick up the pace! Slow walkers four times more likely to die from COVID-19, study finds, Science Daily, 16 mars 2021. 

Obesity, walking pace and risk of severe COVID-19 and mortality: analysis of UK Biobank, International Journal of Obesity, 26 février 2021. 

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