Les moyens de transport constituent un lieu à fort risque de transmission du coronavirus, mais on ne connaît pas vraiment la viabilité du SARS-CoV-2 dans l'habitacle d'une voiture. Des scientifiques de l'université de Floride se sont ainsi intéressés à ce qu'il se passait lorsqu'un passager récemment contaminé par la Covid-19 conduisait un véhicule. Comme le rapporte Futura Santé, dans leur expérience pré-publiée le 15 janvier dernier, les chercheurs ont demandé à une patiente, qui avait été testée positive à la Covid-19 deux jours avant, de conduire sa vieille voiture sans masque, avec les fenêtres fermées et la climatisation en route durant un trajet de 15 minutes entre son domicile et la clinique.

Les chercheurs américains avaient placé un dispositif permettant de filtrer les particules de l'air en fonction de leur taille au rétroviseur central. Deux heures plus tard, un technicien équipé des protections nécessaires est venu récupérer le dispositif. Résultat, l'ARN qui se trouvait au sein des échantillons a été extrait et le virus a été détecté dans chacun des quatre compartiments du filtre, à savoir au sein de particules de taille comprise entre 0,2 et 2,5 micromètres. Afin de faire la preuve du caractère infectieux et pathogène de ces particules, les investigateurs de l'étude les ont inoculés dans des cellules de singes Véro et les symptômes du virus se sont développés trois jours plus tard.

Risque de transmission du virus dans un véhicule clos

Même si dans une infection réelle, les virions ne sont pas directement intégrés dans les cellules des personnes contaminées, les auteurs de cette étude estiment que cela prouve la persistance de deux heures du coronavirus dans un véhicule après 15 minutes de trajet d'une personne contaminée à l'intérieur. Ils jugent que cela met en lumière le risque potentiel de transmission du virus par des personnes présentant des symptômes minimaux dans l'espace clos de leur véhicule, via la production dans l'air d'aérosols infectieux. Futura Santé précise toutefois que l'étude n'a été que pré-publiée et donc pas encore relue par d'autres revues scientifiques.

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