Constipation : attention avec ce fruit d'automne !

Publié par Céline Willefrand
le 30/09/2026
panier de fruits d'automne
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Apprécié pour ses arômes en gelée ou en compote, le coing renferme pourtant des composés astringents puissants capables de ralentir sévèrement le transit intestinal.
 

En gelée ou en compote, il annonce les douces soirées d’automne. Mais attention, si ce fruit rustique séduit par ses qualités culinaires et son parfum d'antan, ses effets sur le système digestif méritent une attention particulière. Utilisé traditionnellement pour modérer la diarrhée, il peut rapidement provoquer des épisodes de constipation tenaces chez les personnes prédisposées.

Coign : un profil nutritionnel riche en tanins et en pectine qui ralentissent le transit intestinal

Selon la table Ciqual de l'Anses reprise par l'Aprifel, le coing cru se compose de 83,5 g d'eau et de 1,9 g de fibres pour 100 g. Sa singularité digestive repose surtout sur sa charge exceptionnelle en polyphénols astringents. Une étude parue dans la revue Antioxidants en 2024 souligne que sa pulpe contient environ 65 mg/kg de procyanidine B1, contre seulement 2 à 19 mg/kg pour la pomme.

Ces tanins réagissent avec les protéines de la muqueuse intestinale en formant un voile protecteur. Ce phénomène diminue les sécrétions de fluides digestifs et tempère les contractions musculaires involontaires, comme l'indiquent des travaux parus dans The Journal of Animal and Plant Sciences. De plus, les cuissons traditionnelles longues éliminent l'eau de la chair et concentrent les sucres. Sous forme de pâte de coing ou de confiture dense, le fruit assèche encore plus les selles et accentue le ralentissement de la motricité colique.

Constipation et intestin irritable : les personnes qui devraient éviter les coings

Les patients souffrant de constipation fonctionnelle ou d'un syndrome de l'intestin irritable avec constipation risquent une aggravation notable des douleurs abdominales et un durcissement des matières fécales.

Les personnes âgées et sédentaires présentent également une sensibilité accrue à cette réaction mécanique. Chez ces personnes, la diminution physiologique de la motricité colique couplée à une hydratation souvent insuffisante majore le risque de fécalome, autrement dit un blocage des selles au niveau du rectum. Le plus sûr est alors de s'en tenir ponctuellement à une portion de 100 à 150 g de compote fluide sans excès de sucre. Par ailleurs, retirez systématiquement les pépins avec minutie avant la cuisson, car ils renferment de l'amygdaline, une molécule susceptible de libérer des substances toxiques.

Coing : avec quoi l’associer ?

Pour savourer ce fruit sans risquer la constipation, vous pouvez préparer une compote associant à parts égales du coing et des poires d'automne. Cela va compenser l'effet astringent : la poire apporte une dose naturelle de sorbitol et de fructose qui retient l’eau dans l'intestin.

Les pruneaux réhydratés sont aussi une alternative efficace. Ils apportent de l'acide dihydroxyphénylisatine et des fibres insolubles qui relancent la motricité intestinale (attention toutefois à la teneur en sucre). Enfin, buvez un grand verre d'eau minérale riche en magnésium lors du repas pour assouplir les pectines et assurer une évacuation régulière.

Poires, pruneaux, figues : les alliés du transit paresseux

Si vous êtes sensible à la constipation, d'autres fruits de saison sont vos alliés. Comme dit plus haut, la poire fraîche fournit près de 84 % d'eau et libère des fibres douces appropriées pour relancer le flux digestif sans agresser la paroi intestinale. Tout comme le pruneau et la prune fraîche, le fruit séché affichant environ 7 g de fibres pour 100 g. La figue fraîche d'automne apporte 2 à 3 g de fibres par portion, ses petits grains stimulant naturellement le fonctionnement de l’intestin. Enfin, le raisin de table, pourvu d'eau et de potassium, favorise l'évacuation matinale grâce à ses acides organiques bienfaisants.

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  • Ashraf, M. U., Muhammad, G., Hussain, M. A., & Bukhari, S. N. A. (2016). Cydonia oblonga M., A Medicinal Plant Rich in Phytonutrients for Pharmaceuticals. Frontiers in Pharmacology, vol. 7, art. 163, p. 1-16. DOI: 10.3389/fphar.2016.00163.
  • Janbaz, K. H., Shabbir, A., Mehmood, M. H., & Gilani, A. H. (2013). Insight into mechanism underlying the medicinal use of Cydonia oblonga in gut and airways disorders. The Journal of Animal and Plant Sciences, vol. 23, n° 1, p. 330-336.
  • Urbanaviciute, I., Liaudanskas, M., Bobinas, C., & Viskelis, P. (2024). Quinces (Cydonia oblonga, Chaenomeles sp., and Pseudocydonia sinensis) as Medicinal Fruits of the Rosaceae Family: Current State of Knowledge on Properties and Use. Antioxidants, vol. 13, n° 1, art. 71, p. 1-24. DOI: 10.3390/antiox1301007.
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