Cancer de la vessie : les symptômes

Le cancer de la vessie touche un peu plus de 13 000 nouvelles personnes chaque année en France. C'est le deuxième cancer de l'appareil urinaire après celui de la prostate. Découvrez les premiers signes pour le détecter au plus vite.

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Un cancer pas si rare

© Adobe StockSa fréquence : il s'agit du deuxième cancer de l'appareil urinaire après le cancer de la prostate. Plus de 13 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France.
C'est quoi : la vessie est un organe creux qui sert de réservoir pour l'urine produite par les reins avant leur évacuation. Le cancer est provoqué par la multiplication anormale de cellules de la paroi de la vessie (urothélium).
Les personnes à risque : les fumeurs ont près de 3 fois plus de risques que les non-fumeurs d'être atteints. Les agents cancérigènes contenus dans le tabac favorisant l'apparition de polypes. De la même manière, les personnes dont un proche parent (parent, fratrie) a souffert d'un cancer de la vessie, celles qui ont régulièrement des infections de la vessie ou ont été exposées à certaines substances chimiques (colorants...) ont plus de risques. Le risque d’avoir un cancer de la vessie augmente aussi avec l’âge et l’homme en est plus atteint que la femme. En outre, des études démontrent que la pollution de l’air peut accroître le risque. Ce sont les substances chimiques comme l’arsenic et les amines aromatiques présentes dans l’air qui sont susceptibles d’accroire le risque (1).

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Le symptôme le plus évocateur : du sang dans les urine

Les manifestations : dans 80 à 90% des cas, la présence de sang (légèrement rosé, rouge foncé ou bordeaux), dans les urines, en particulier en fin de miction, est un des principaux symptômes et un des premiers signes du cancer de la vessie.
Souvent, le saignement est isolé sans douleur ni fièvre, et peut être intercalé avec des urines d'aspect normal. Il est important de consulter un médecin surtout si vous êtes fumeur(se).
Pourquoi : "Le sang peut indiquer la présence d'un polype sur la paroi interne de la vessie, qu'il faudra retirer chirurgicalement", explique le Pr Lebret. En général, sans aucun autre symptôme, il s'agit souvent d'une tumeur superficielle avec un bon pronostic de guérison.
Sachez-le : l'importance et la durée du saignement ne préjugent pas de la gravité de la tumeur.

Une douleur et une gêne au moment d'urinerLes manifestations : dans 20% des cas, la personne se plaint de douleurs ou de sensations de brûlures au niveau du pubis ou du périnée en urinant, ainsi que de spasmes de la vessie. Leur persistance en l'absence d'infection urinaire doit faire penser à la présence d'un polype. Pourquoi : ces symptômes résultent généralement de l'irritation de la paroi engendrée par le développement d'une tumeur dans la vessie. Prenez du recul cependant : ces signes sont également ceux des infections urinaires, beaucoup plus fréquentes.Et aussi : dans certains cas, la croissance de la tumeur peut comprimer l'urètre (le canal qui évacue l'urine vers l'extérieur) et diminuer le jet urinaire.Des envies d'uriner fréquentesLes manifestations : le besoin d'uriner se fait plus fréquent, et souvent de manière pressante. A la fin de la miction, il est possible d'avoir l'impression de ne pas avoir vidé complètement sa vessie. Pourquoi : ces symptômes résultent généralement du développement de la tumeur dans la vessie. Plus la tumeur se développe, plus ces envies deviennent présentes, et cela de jour comme de nuit. Sachez-le : cela peut être le signe d'autres problèmes plus courants.Des douleurs dans le bas du dosLes manifestations : il arrive dans certains cas que la présence de la tumeur en se développant crée des douleurs au niveau du bas du dos de manière récurrente. Pourquoi : "Les douleurs proviennent de l'irritation locale due à la tumeur. Il peut s'agit également de l'infiltration de la tumeur au niveau des nerfs", explique le Pr Thierry Lebret, secrétaire général de l’Association Française d'Urologie et urologue en région parisienne.Les examens pour le diagnosticLesquels : un échantillon d'urine est demandé pour rechercher des cellules cancéreuses. Il est prescrit également une fibroscopie* de la vessie, qui permet de visualiser l'intérieur de l'organe. Une biopsie et un scanner peuvent compléter les examens en recherchant d'éventuels ganglions et métastases**. En fonction des résultats des examens : tout dépend du stade du cancer. Si le cancer est superficiel (au niveau de la paroi), une simple intervention par endoscopie suffit. "Cela sera complété éventuellement par une immunothérapie ou chimiothérapie pour éviter les récidives. En revanche, si la tumeur s'infiltre plus profondément et atteint la couche musculaire, la vessie devra être retirée et remplacée, soit par une néovessie en intestin soit par une poche sur la peau", explique le Pr Lebret.* qui se fait à l'aide d'un fibroscope souple introduit par les voies naturelles sous anesthésie locale** Le scanner permet également de vérifier qu'il n'existe pas de polype du haut appareil urinaire (rein, uretères). Comment évolue le cancer de la vessie ?

Le plus souvent, le cancer est dit "superficiel" lorsque la tumeur demeure au niveau de la paroi de la vessie (urothélium). Si la tumeur s'infiltre plus profondément et atteint la couche musculaire, on parle de cancer "infiltrant", plus difficile à traiter.
Le pronostic des cancers "superficiels" est souvent excellent, avec un taux de survie à 5 ans pour près de 90% des personnes touchées. "Ces tumeurs ont cependant de nombreuses chances de récidiver (60 à 70%), d'où un suivi médical régulier", explique le Pr Lebret.

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