Cancer du côlon : quels sont les symptômes ?

Certifié par nos experts médicaux MedisiteLe cancer du côlon est le troisième plus fréquent en France, tous sexes confondus. Il survient en grande majorité chez les personnes de 50 ans et plus et évolue en silence. Troubles du transit, sang dans les selles... On fait le point sur les signes à ne pas laisser passer, avec le Dr Alain Valverde, chef du service de chirurgie digestive du groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon.
Sommaire

"Le cancer du côlon se développe à partir des cellules qui tapissent la paroi interne du côlon, décrit l'Institut National du Cancer. Dans plus de 80 % des cas, il provient d’une tumeur bénigne, appelée polype adénomateux, qui évolue lentement et finit par devenir cancéreuse".

Le côlon forme, avec le rectum, le gros intestin : c’est-à-dire la dernière partie de votre tube digestif.

En France, le cancer colorectal se situe, tous sexes confondus, au troisième rang des cancers les plus fréquents : "le deuxième chez les femmes et le troisième chez les hommes", précise l'Institut National du Cancer. Il survient en grande majorité chez les personnes âgées de 50 ans et plus.

D’après différentes études, le nombre de cancers colorectaux devrait augmenter dans les prochaines années pour atteindre 45 000 nouveaux cas annuels en 2020.

Cancer du côlon : êtes-vous à risque ?

Aujourd'hui, les causes du cancer colorectal ne sont pas parfaitement connues, et ce, malgré les progrès de la médecine qui ont permis de mieux connaître les mécanismes de développement des maladies.

"La plupart des cancers semblent être le résultat d'un ensemble complexe de facteurs comme l'hérédité, les choix de vie ou l'exposition à des substances qui causent le cancer (appelées substances cancérigènes)", partage l'Institut National du Cancer.

Les polypes

La présence de polypes adénomateux (tumeurs bénignes) sur la paroi du côlon et du rectum accroît le risque de cancer colorectal. Mais tous les polypes ne se transforment pas forcément en cancer, selon l'Institut.

Concrètement, 60 à 80 % des cancers se développent à partir de ces tumeurs bénignes à risque précancéreux. Un quart des polypes de plus d'1cm dégénérerait après 10 à 20 ans d'évolution.

Photo : polypes adénomateux sur la muqueuse du côlon

Photo : polypes adénomateux sur la muqueuse du côlon© Creative Commons

Crédit : http://web2.airmail.net/uthman/specimens/index.html - CC - Licence : domaine pubic https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Adenomatous_Polyp_of_the_Colon_1.jpg

L'âge

"Comme pour la plupart des cancers, le risque d’avoir un cancer colorectal augmente avec l’âge", estime encore l'Institut National du Cancer. Le risque commence à augmenter à partir de 50 ans et s’accroît ensuite nettement jusqu’à 80 ans : 94 % des cancers colorectaux se manifestent chez les personnes de plus de 50 ans. L’âge moyen des personnes au moment du diagnostic est de 70 ans.

L'hérédité

Le risque de cancer du côlon est deux fois plus élevé si un proche (parents) en a déjà développé un. Certaines maladies familiales, comme le syndrome de Lynch ou la polypose familiale (mutation génétique qui entraîne des polypes sur le côlon), entraînent un risque majeur.

Les maladies inflammatoires de l'intestin

Les maladies inflammatoires de l'intestin, comme la rectocolite ulcéro-hémorragique ou la maladie de Crohn constituent également des facteurs de risque qui prédisposent au cancer colorectal. "Une surveillance régulière, par coloscopie, est proposée de façon systématique aux personnes atteintes par ces maladies. Cela permet de réagir rapidement en cas de survenue d’un cancer", indique l'Institut National du Cancer.

L'alimentation

Une alimentation pauvre en fibres et riches en graisses animales pourrait également favoriser l'apparition de ce cancer. On note aussi l'obésité, le tabagisme et la consommation d'alcool.

"Plusieurs études scientifiques ont démontré que certaines habitudes de vie augmentaient le risque de développer un cancer colorectal", relaye l'Institut. On note :

  • Une alimentation trop calorique.
  • Une consommation importante de viande rouge.
  • Une alimentation riche en graisses animales.
  • La consommation d'alcool.
  • La consommation de tabac.
  • L’inactivité physique et le surpoids.

En règle générale, le cancer du côlon se développe en silence, sans provoquer de symptôme particulier. Il peut ainsi rester longtemps imperceptible. Néanmoins, certains signes peuvent être révélateurs et doivent conduire à consulter. On les passe en revue avec le Dr Alain Valverde, chef du service de chirurgie digestive du groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

mots-clés : Ballonnement
Source(s):

Merci au Dr Alain Valverde, chef du service de chirurgie digestive du groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon

Remerciements au Dr Patrick Bacquaert, médecin chef de l’Institut régional de biologie et de médecine du sport du Nord/Pas-de-Calais (IRBMS) 

Etude espagnole sur 208 patients en 2007 sur les produits toxiques provenant de la chair animale. Université Autonome de Barcelone, Institut Catalan d’Oncologie, Conseil Supérieur de Recherches Scientifiques (CSIC), avec l'aide de l'Hôpital Universitaire de Bellvitge de Barcelone

Institut national du cancer

Cancer du côlon : quelques chiffres, Institut National du Cancer

La rédaction vous recommande sur Amazon :