Cancer du côlon : manger un oignon par jour réduirait le risque de 79%

Publié le 25 Février 2019 à 12h04 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Une récente étude publiée dans le Asia Pacific Journal of Clinical Oncology, menée par des chercheurs chinois révèle que manger un oignon par jour serait efficace pour prévenir le cancer du côlon de 79%.
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Ca n'est pas pas forcément bon pour votre haleine et votre vie sociale, mais manger un oignon par jour pourrait réduire votre risque d'être atteint d'un cancer du côlon. Selon une récente étude menée par les chercheurs du First Hospital of China Medical University à Shenyang (Chine), les plantes du genre Allium comme les oignons- mais aussi l'ail, les échalotes et la ciboulette- auraient l'avantage de prévenir la maladie. Selon, eux les bénéfices seraient proportionnels : "plus vous en consommez, plus vous êtes protégé", peut-on lire dans le rapport d'étude.

Un oignon par jour réduite le risque de 79%

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié les cas de 1600 volontaires. Parmi eux la moitié étaient atteints d'un cancer du côlon et les autres en bonne santé. Les chercheurs ont ensuite demandé à tous les sujets de remplir un questionnaire sur leur alimentation. En comparant les données entre les personnes malades et celles en bonnes santé, les chercheurs ont noté que parmi ces dernières se trouvaient celles avec la plus grande consommation de plantes de la famille des Allium. En creusant un peu plus, ils en ont même conclu que ces derniers avaient 79% de risques en moins d'être atteints d'un cancer du côlon.

Les réels bénéfices seraient apportés à partir de 15 kg par an, soit 60 grammes par jour donc l'équivalent d'un oignon quotidien. Pour l'instant le mécanisme de protection n'a pas encore été identifié, mais de précédentes études avaient déjà montré que des composants bioactifs présents dans ce type de plantes étaient efficaces contre les cancer du sein et de la prostate.

Cancer du côlon : les signes et les facteurs de risque

Le caractère asymptomatique ou la faible signification des symptômes présentés explique la difficulté à détecter précocement le cancer colorectal. Certaines manifestations peuvent toutefois constituer des signaux d’alerte. C’est le cas notamment :

- des troubles gastro-intestinaux récurrents : constipation, ballonnements, diarrhée, nausées… ;

- d’une fatigue inexpliquée ;

- d’une perte d’appétit ;

- d’une perte de poids ;

- d’une présence de sang dans les selles…

Si les causes exactes conduisant au développement d’une tumeur colorectale ne sont pas connues, des facteurs de risque ont, en revanche, été clairement identifiés. Parmi les principaux d’entre eux, on retrouve :

- l’âge : 95 % des cancers colorectaux surviennent après 50 ans ;

- les antécédents personnels ou familiaux : les risques de développer ce type de cancer sont accrus en cas d’antécédents personnels de cancer colique ou d’antécédents familiaux au premier degré ;

- la prédisposition génétique : la mutation du gène APC et les anomalies sur des gènes qui codent les protéines de réparation de l'ADN sont deux facteurs favorisants du cancer colorectal ;

- le surpoids ;

- l’alcoolisme ;

- le tabagisme ;

- un régime alimentaire riche en graisses animales ;

- les maladies inflammatoires de l'intestin…

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